Ci-dessus. (ill. 1 et 2) Zhang Hua, Autoportrait, annรฉes 1940-1950, lavis sur papier, 34 x 26 cm ; (ill. 3) Zhang Hua, Autoportrait au pinceau (sd), gouache sur papier, 32 x 23 cm
Art et nรฉgoce, les alternances des images, celles que lโon crรฉe, celles que lโon voit, que lโon revoit et que lโon identifie, entre imaginaire et histoire de la culture. Portrait dโune crรฉatrice et marchande dโart dรฉcouvreuse de talents et de piรจces patrimoniales, de Picasso ร Zhang Hua.
ย Ci-dessus.ย Sylvie Vervaet, photographies rรฉcentes (Sylvie Vervaet dans son loft-galerie ; le stand au Salon international du livre rare et des arts graphiques du Grand Palais รฉphรฉmรจre, session 2022 ; Sylvie Vervaet prรฉsentant un panneau du 16e siรจcle,ย Saint Joseph et l’enfant Jรฉsus).
Les grottes de diffรฉrents sites, Mogao, Yulin, valent ร Dunhuang un attrait constant, celui dโun public important. Il nโempรชche quโen ces lieux campรฉs au beau milieu du dรฉsert, lโaccueil est un point non nรฉgligeable pour les visiteurs de cette oasis.
Ci-dessus, de gauche ร droite. (ill. 1 ร 3) le designer Chen Xiangjing dans son atelier
Aprรจs le livre du peintre Emile Gallois[1] (1882, Ligny en Barrois – 1965, Clichy la Garenne) qui m’a permis de rapporter le travail collaboratif de ce spรฉcialiste du costume avec le peintre pรฉruvien Juan Manuel Cardenas-Castro[2], un autre objet, trouvรฉ รฉgalement sur un marchรฉ d’occasion, m’a permis, cette fois, de mettre en avant quelques-unes de mes ลuvres se rapportant ร la thรฉmatique maritime.
L’objet trouvรฉ est une peinture reprรฉsentant le paquebot [ยซ Aquitaine ยป] signรฉe et datรฉe [J. Dutoit, 1909] (ill. 1). En lโobservant plus attentivement, cette marine de petit format (38 x 55 cm) se rรฉvรจle d’une facture particuliรจre. En effet, J. Dutoit a utilisรฉ des timbres de collection dรฉcoupรฉs puis collรฉs pour rรฉaliser son ลuvre que l’on peut ainsi rattacher ร l’Art Brut dรฉfini par Jean Dubuffet (1901-1985).
Les ลuvres dโArt Brut sont rรฉalisรฉes par des crรฉateurs autodidactes. Ils crรฉent un univers ร leur propre usage sans se prรฉoccuper de la critique du public et du regard dโautrui. […] Ne recherchant ni reconnaissance, ni approbation, ils conรงoivent un univers ร leur propre usage. Leurs travaux, rรฉalisรฉs ร lโaide de moyens et de matรฉriaux souvent inรฉdits, sont indemnes des influences exercรฉes par la tradition artistique, et mettent en application des modes de figuration singuliers. La notion dโArt Brut repose ร la fois sur des caractรฉristiques sociales et des particularitรฉs esthรฉtiques.[3]
(ill. 1) J. Dutoit. ยซย Aquitaineย ยป (1909), collage de timbres de collection et gouache sur carton, 38 x 55 cm
La Maison de l’Amรฉrique latine, ร Paris, est un espace culturel qui a รฉtรฉ fondรฉ en 1946 ร l’initiative du ministรจre franรงais des Affaires รฉtrangรจres. Sise ร Paris, au 217 boulevard Saint-Germain, cette institution est destinรฉe aux รฉchanges culturels, รฉconomiques et diplomatiques entre la France et les pays d’Amรฉrique latine, quelle que soit leur tendance politique. Avant 1965, la Maison de l’Amรฉrique latine รฉtait situรฉe au 96 avenue d’Iรฉna, non loin de la Place de l’Etoile. En 1956, le peintre pรฉruvien Juan Manuel Cardenas-Castro y prรฉsente ses peintures lors dโune exposition monographique intitulรฉe ย ยป Juan-Cardenas-Castro-Kanchaccย ยป…
La Maison de l’Amรฉrique latine
Je rappellerai ici les origines de cette institution dont le point de dรฉpart est la volontรฉ du gouvernement franรงais โ conscient du dรฉveloppement considรฉrable pris par l’Amรฉrique latine dans le monde aprรจs la guerre de 1940 โ de chercher le moyen d’organiser des rapports plus suivis et plus amicaux entre le ministรจre des Affaires รฉtrangรจres, les personnalitรฉs franรงaises intรฉressรฉes par l’Amรฉrique latine et les reprรฉsentants en France des nations latino-amรฉricaines. Effectivement, c’est Monsieur Etienne Dennery (1903-1979), directeur des affaires d’Amรฉrique au ministรจre des Affaires รฉtrangรจres, qui prend l’initiative de rรฉunir dans son cabinet, en 1946, quelques personnes connu pour leur attachement ร l’Amรฉrique latine ou leurs connaissances particuliรจres de ses problรจmes : M. Luiz Martins de Souza Dantas (1876-1954), ancien ambassadeur du Brรฉsil ; M. Luiz Ulmann, son secrรฉtaire ; Paul Rivet (1876-1958), le fondateur du Musรฉe de l’Homme ; le professeur Raymond Ronze (1887-1966), spรฉcialiste des civilisations de l’Amรฉrique latine ; M. Robert de Billy (1894-1991), connaisseur et amateur de l’Amรฉrique latine. Parmi ces personnalitรฉs, Luiz Ulmann, dรฉcide de modifier les statuts d’une association crรฉรฉe en 1944 โ ayant pour objet la rรฉunion des Brรฉsiliens ร Paris et l’accueil des membres du corps expรฉditionnaire militaire brรฉsilien en France โ pour l’รฉtendre ร tous les Latino-Amรฉricains. De cette faรงon, le dรฉsir du gouvernement franรงais et l’initiative franco-brรฉsilienne de Luiz Ulmann ont constituรฉs la base fondatrice de la Maison de l’Amรฉrique latine. Plus dโune vingtaine dโannรฉes plus tard, en 1965, l’immeuble de l’avenue d’Iรฉna est mis en vente et l’association n’a pas les moyens de l’acquรฉrir. C’est le soutien du Gรฉnรฉral de Gaulle qui permet ร la Maison de l’Amรฉrique latine de s’installer dans les deux hรดtels particuliers des 217, bld Saint-Germain et 1, rue Saint-Dominique et de poursuivre ses objectifs (ill 1). Ainsi, au fil des annรฉes, la Maison de l’Amรฉrique latine accompli sa mission en suivant l’รฉvolution gรฉnรฉrale des politiques franรงaise et latino-amรฉricaine avec une intense activitรฉ permettant les รฉchanges et les rencontres, rencontres le plus souvent culturelles…
(ill. 1) Les jardins de la maison de l’Amรฉrique latine ร Paris en 2011 ยฉ Dalbรฉra Jean-PierreContinuer la lecture →
Qui est Max Aub ? Ecrivain, poรจte, artiste, scรฉnariste ? Il sโest illustrรฉ dans tous ces domaines ! Mais il a dรป endosser bien dโautres qualificatifs qui lui ont รฉtรฉ assignรฉs oรน quโil sโest appropriรฉs : Allemand, juif, Franรงais, catholique, Espagnol, agnostique, Mexicain. Sa vie illustre tout ce que lโhistoire de lโEurope du siรจcle dernier a pu avoir de tragique.
Petit fils de Max Aub (1828-1901) prรฉsident rรฉformateur de la communautรฉ juive de Munich, neveu dโun รฉcrivain, lโexcentrique Ludwig Aub (1862-1926), Max Aub Mohrenwitz, dit Max Aub, est nรฉ le 2 juin 1903, ร Paris oรน ses parents, Frรฉdรฉric-Guillaume Aub (1877, Mรผnich – 1951, Valence), nรฉgociant et Suzanne Mohrenwitz-Springer (1881, Paris โ 1962, Valence), se sont mariรฉs moins dโun an auparavant. Lorsque la guerre รฉclate, son pรจre est en Espagne pour affaire. Dรฉclarรฉ persona non grata et classรฉ comme dangereux, comme tous les Allemands de souche vivant en France, il fait venir sa famille ร Valence en Espagne. Max devient espagnol en 1916. Baptisรฉ, il poursuit nรฉanmoins sa scolaritรฉ ร lโEscuela moderna, une รฉcole fondรฉe par le penseur anarchiste Francisco Ferrer, laรฏque, mixte, rationaliste, promouvant lโรฉgalitรฉ sociale, lโautonomie et lโentraide.
Aprรจs un passage par lโInstitut General et Technique Luis Vives, il commence ร travailler avec son pรจre en tant que reprรฉsentant de commerce, mais sa vocation est autre. Au hasard dโune tournรฉe, il rencontre Jules Romains qui le met en contact avec le milieu littรฉraire madrilรจne. Il nโa que 20 ans. Ses poรจmes sont lus ร l’Ateneo de Madrid et il participe aux tertulia du cafรฉ Regina avec les poรจtes Salinas, Garcia Lorca, Manuel Azana et bien dโautres. Il rencontre aussi Rafael Alberti, Jorge Guillen, Luis Bunuel, Salvador Dali. ยซ Dans le petit cรฉnacle, รฉcrit en 1959, dans les Lettres nouvelles, lโhispaniste Claude Couffon, il reprรฉsentait lโhumour, la fantaisie, le goรปt du thรฉรขtre, lโesprit dโentreprise.ยป. Il commence ร voyager hors d’Espagne en Allemagne, en Russie, en France oรน, toujours grรขce ร Romains, il entre en contact avec les gens de la Nouvelle Revue Franรงaise : dix belles annรฉes ร se pรฉnรฉtrer de culture europรฉenne dโavant-garde.
Aprรจs le dรฉclenchement de la guerre civile, il rejoint l’Alliance des รฉcrivains antifascistes pour la dรฉfense de la culture et devient attachรฉ culturel ร l’ambassade d’Espagne ร Paris. Cโest lร quโavec son compatriote Josep Renau, il passe commande ร Pablo Picasso dโune peinture pour le pavillon de la jeune rรฉpublique espagnole de lโExposition universelle de 1937. Le sujet sera, comme on le sait, le bombardement de Guernica par les avions de la Lรฉgion Condor et des fascistes italiens. En 1938, il รฉcrit le scรฉnario de Sierra de Teruel, basรฉ sur le livre LโEspoir de Malraux. Le film, rรฉalisรฉ par lโรฉcrivain et aventurier franรงais, est interdit par Franco. Le gouvernement franรงais fait de mรชme, et enferme aussi dans des camps de concentration les Rรฉpublicains venus chercher refuge sur son territoire. Un document de la Suretรฉ nationale datรฉ du 27 mars 1940 signale ainsi Max Aub : ยซ israรซlite allemand, naturalisรฉ espagnol par les autoritรฉs rรฉpublicaines pendant la guerre civile qui serait un communiste trรจs dangereux ยป. Il est dโabord internรฉ au camp de concentration du Vernet, en Ariรจge, puis ร Djelfa, en Algรฉrie. Grรขce aux efforts du gouvernement mexicain, il est finalement libรฉrรฉ en 1942. Le Mexique devient son nouveau pays dโadoption. La guerre dโEspagne et lโexpรฉrience des camps seront le principal terreau de son ลuvre littรฉraire : Le labyrinthe magique, Manuscrit Corbeau, Journal de Djelfaโฆ
A Mexico, il devient professeur ร l’institut cinรฉmatographique. Il รฉcrit une cinquantaine de scรฉnarios pour le cinรฉma dont celui de Los Olvidados de Luis Buลuel. Il poursuit son travail dโรฉcriture et signe des romans, des nouvelles, des essais, des critiques littรฉraires Lโลuvre dโAub prend alors deux directions principales, diffรฉrentes mais bien sรปr trรจs liรฉes entre elles et ร ce quโil a vรฉcu. Dโune part, il se fait le tรฉmoin et lโhistorien de la montรฉe du fascisme, de la guerre dโEspagne et de lโexil ; dโautre part il propose une ลuvre ร la fois grinรงante et ironique, inventive et ludique (dont le classique de lโhumour noir Crimes exemplaires partiellement traduit en franรงais dรจs 1959 par Nora Mitrani) qui aurait peut-รชtre pris plus de place dans sa production sans la guerre.
Plaque commรฉmorative au 3 citรฉ de Trรฉvise ร Paris, oรน naquit Max Aub en 1903. CC/Mu
Jโai, voilร une annรฉe, รฉprouvรฉ la nรฉcessitรฉ de faire le point sur le colloque international, ยซ Images et reprรฉsentations du Pรฉrou en France โ 1821-2021 ยป qui sโest tenu au Musรฉe dโAquitaine sis ร Bordeaux le vendredi 12 et le samedi 13 novembre 2021 (voir le blog Sciences et art contemporain, en date du 30 avril 2022). Il fait suite ร la commรฉmoration du Bicentenaire de lโindรฉpendance du Pรฉrou, un acte important qui remonte au 28 juillet 1821. La manifestation est due ร lโinitiative de Madame Isabelle Tauzin-Castellanos qui avait rassemblรฉ vingt-deux intervenants. Cette collรจgue, universitaire, coordinatrice du colloque, est professeur de lโUniversitรฉ Bordeaux Montaigne et membre honoraire de lโInstitut Universitaire de France. Une publication fait le point sur cet รฉvรฉnement important pour les chercheurs et amateurs de lโart et de la civilisation pรฉruvienne.
Depuis six ans, cette manifestation met lโaccent sur la pluralitรฉ du type de crรฉation ร la fois rรฉcent et historique que constitue le livre dโartiste. Apparu en Occident vers le 19e siรจcle selon certains, en Chine sous la dynastie des Song (10e-12e siรจcles) pour dโautres, il a dรฉjร fait lโobjet de nombreuses recherches et attentions qui ont abouti ร la constitution de collections trรจs diverses. A ce jour, 1000 titres รฉtoffent le fonds de la mรฉdiathรจque dโIssy.
A Marion Nino, Directrice des Mรฉdiathรจques dโIssy-les-Moulineaux, le mot du dรฉbut : ยซ Ce sont les mains qui font, qui vont en silence, et le livre est nรฉ ยป. Ces mots de Stรฉphanie Ferrat, laurรฉate du prix du livre dโArtiste de la Ville dโIssy-les-Moulineaux, nous rappellent lโampleur de lโunivers dans lequel se dรฉploie un livre dโartiste : ลuvre complรจte, ร la fois plastique, organique et poรฉtique, il trouve une place naturelle dans lโespรฉrance un peu folle des bibliothรจques de rassembler dans leurs murs savoirs et artistes. Cette annรฉe encore, la Mรฉdiathรจque centre-ville se rรฉjouit de contribuer modestement par ce concours ร valoriser lโextrรชme diversitรฉ et richesse des crรฉateurs de livres dโartistes.
Un rรจglement publiรฉ trรจs en amont permet notamment aux crรฉateurs intรฉressรฉs de prรฉparer un livre rรฉcent et inรฉdit, pour la circonstance. Les laurรฉats des annรฉes prรฉcรฉdentes ne peuvent ร nouveau candidater.
Comme chaque annรฉe, un jury trรจs ร lโรฉcoute de la diversitรฉ de ce que peut รชtre un livre dโartiste, sโest rassemblรฉ afin de dรฉcerner le prix au laurรฉat. Sa composition est donnรฉe ci-aprรจs :
Candice Attard, directrice des affaires culturelles ร la mairie d’Issy-les-Moulineaux, Gwenael Beuchet, chargรฉ de conservation au Musรฉe de la carte ร jouer d’Issy-les-Moulineaux, Alain Cardenas-Castro, enseignant, artiste et mรฉdiateur scientifique et culturel au Musรฉum national d’Histoire naturelle, Christophe Comentale, auteur, conservateur en chef honoraire au Museum national d’Histoire naturelle, Laetitia Cuisinier, chargรฉe de programmation culturelle, Frรฉdรฉric Harranger (**), Virgile Legrand, galeriste et รฉditeur, Marie Minssieux-Chamonard, conservatrice en chef ร la Bibliothรจque nationale de France, responsable des collections XXe-XXIe siรจcles, rรฉserve des livres rares, Marion Nino, conservatrice en chef, directrice des mรฉdiathรจques de la ville d’Issy-les-Moulineaux, Jean-Marc Thommen, artiste et directeur de l’รฉcole d’art ยซย Les Arcadesย ยป, Hรฉlรจne Valotteau, conservatrice en chef, responsable du pรดle jeunesse et patrimoine ร l’Heure Joyeuse, Mรฉdiathรจque Franรงoise Sagan.
Alain Amariglio, Des plantes et des hommes, texte dโAlain Amariglio ; prรฉf. de Gilles Clรฉment, dessins originaux dโAlain Cardenas-Castro. Paris : Editions du Canoรซ, 2023. 304 p. 22 dessins.
Ci-dessus, de gauche ร droite. (ill. 2 et 3) Alain Cardenas-Castro. Silva et Camelia sinensis, 2 des 22 illustrations de l’ouvrage Des plantes et des hommes d’Alain Amariglio. Crayon, feutre, tampon typographique sur papier, 21 x 13 cm
Trois personnalitรฉs assez complรฉmentaires pour un ouvrage entre esthรฉtique et fiction. Depuis plus de 30 ans au Musรฉe de lโHomme, dรฉpartement du Musรฉum national dโHistoire naturelle, Alain Cardenas-Castro (1961, Paris) mรจne conjointement une activitรฉ de mรฉdiateur, dโenseignant et de chercheur. Cet artiste spรฉcialisรฉ dans lโart et les techniques de la fresque est un habituรฉ des ensembles vรฉgรฉtaux et floraux ร lโintersection du rรฉel et de lโimaginaire (ill. 1). Crรฉateur de livres dโartiste, graveur et dessinateur, ses compositions puisent ร la diversitรฉ des matรฉriaux aux รฉchelles larges. Pour cette commande des รฉditions du Canoรซ, il a crรฉรฉ une sรฉrie de 22 dessins (ill 2 et 3) devenus depuis lors un ensemble de grands formats dont cet artiste est coutumier au fil de ses ลuvres.
Le prรฉfacier, jardinier, paysagiste, botaniste, entomologiste, biologiste et รฉcrivain, Gilles Clรฉment (1943, Argenton-sur-Creuse (Indre), prรดne des jardins devenus jardins naturels et pouvant se ยซ redessiner ยป au long de la succession des saisons et des annรฉes.
Ces deux scientifiques adeptes dโune carriรจre reflรฉtant une diversitรฉ forte, encadrent avec subtilitรฉ les rรฉcits dโAlain Amariglio (1965, Nancy), ingรฉnieur puis entrepreneur et enseignant. Ces รฉcrits multiples sont autant dans des prolongements autobiographiques que versant dans des contes autres. Des plantes et des hommes (ill. 4) se prรฉsente comme une promenade botanique qui, de chapitre en chapitre, prend pour point de dรฉpart et comme objet d’รฉtude une plante (connue ou rare, contemporaine ou disparue…), qui permettra d’รฉclairer l’Histoire de l’humanitรฉ, par des voies mythologiques, รฉconomiques, politiques, littรฉraires… Ce panorama d’une รฉrudition ludique est ร lโรฉgal dโun essai ร mettre entre toutes les mains curieuses.
Ci-dessus, de gauche ร droite. (ill. 1) Alain Cardenas-Castro. Une dรฉdicace sur la page de titre de l’ouvrage Des plantes et des hommes d’Alain Amariglio (ill. 4)
ยซ Sanzhar est un artiste plasticien kazakh ยป. Ainsi commence la fiche biographique traduite en franรงais sur cet artiste plasticien. On apprend aussi assez vite que son travail apporte autant dโattention ร la gravure sur pierre quโaux graphiques stellaires. Est-il pour autant archรฉologue ? Rรชve-t-il de maรงonner lโunivers ? Cโest, en tout cas un devin. Sa pratique de la contemplation intรฉrieure y fait songer, ses images รฉtant tracรฉes en une suite de points. Des points perรงus comme les marqueurs initiaux de lโespace et du temps. Il semble que ce sportif soit en phase avec lโunivers qui le borde, le protรจge et lโentoure. Le corps, lโรขme, lโunivers, autant de pรดles antithรฉtiques mais complรฉmentaires aussi.
Sanzhar Zhubanov est nรฉ en 1967 ร Almaty (ะะปะผะฐัั), ancienne capitale du Kazakhstan de 1929 ร 1997, ville situรฉe au centre de l’Eurasie, dans la partie sud-est de la rรฉpublique du Kazakhstan, au nord de la chaรฎne de montagne des Tianshan ou Monts cรฉlestes si denses en lรฉgendes de toutes sortes, en tout cas, lieux oรน les divinitรฉs diverses aiment ร se rรฉunir. Almaty [la ville des pommes] est entourรฉe de forรชts ou croรฎt ce fruit, le Malus sieversii, en cohabitation avec dโautres espรจces de pommes sauvages.
(ill. 1) Sanzhar Zhubanov devant ses peintures et une de ses installations de pierres gravรฉes, 2023Continuer la lecture →