Une acquisition récente, celle d’un encrier en grès de forme octogonale, une pièce produite dans un atelier breton vers les années 1920, remet au goût du jour l’influence esthétique et culturelle de cette région.
THE POLYCHROMES OF BERNARD CATHELIN IN THE FACE OF ASIA. PAINTINGS AND LITHOGRAPHS
伯纳德·卡特兰的多彩作品面对亚洲:画作与石版画
par Christophe Comentale
[Texte en versions française, anglaise et chinoise – text in French, English and Chinese versions – 法语、英语和中文翻译的文本]
Bernard Cathelin (1919-2004, Paris) left his mark on four decades of strong and lively creation with his still lifes, portraits, and distinctive landscapes. Adored in Japan, Taiwan, and China, and although he has been gone for two decades, this French painter, lithographer, and illustrator remains sought after between East and West.
Le peintre du bonheur. C’est ainsi qu’Olivier Allemane s’est défini au cours de quarante années de création. Né le 1er janvier 1959 à la Châtre, [dans l’Indre], jour de nouvel an solaire, Olivier Allemane est décédé le 17 février 2026, jour de nouvel an lunaire, à Paris, son lieu de vie et de travail.
Ccouverture de Nova magazine n° 60 (déc. 1999) illustrée par Olivier Allemane
Olivier Allemane. 40 cm aux 10 portraits, quadruple décimètre, plastique. Coll. privée
Issue de la peinture narrative, instrument de diffusion de la littérature en langue vulgaire : roman, chantefables, théâtre comme de pans entiers de la légende dorée du régime, la B. D. a fleuri en Chine depuis un siècle. Mais il ne semble pas qu’elle ait éveillé de vocation chez des artistes qui pourraient porter la tradition érotique gaie et lesbienne ou la modernité tongzhi.[1] Le Continent comme Taiwan abritent des imitateurs des mangas gais japonais, mais bien rares sont les talents réellement créatifs.[2] Genre populaire trop surveillé par le pouvoir chinois ? Sans doute.
L’éventail. Comme dans tous les pays chauds, notamment latins et asiatiques, des pays également désireux de donner un sentiment de bien-être face au climat parfois excessif qui perturbe une vie calme et agréable, l’artiste décide bien souvent de réaliser un ou plusieurs éventails pour son usage personnel ou tout autant pour le bien-être de ses proches, amis et parents.
Une récente création du peintre Li Xinjian est l’occasion d’évoquer succinctement l’importance de l’éventail dans la civilisation chinoise durant la période impériale ou dans la société contemporaine.
par Alain Cardenas-Castro, coordination éditoriale Christophe Comentale
Les objets du quotidien, lorsqu’ils sont sublimés, c’est-à-dire lorsqu’ils passent d’une forme simple, utilitaire pour se parer d’éléments où une symbolique, une esthétique sous-jacente en compliquent le regard, ces objets utilitaires s’entourent alors d’un mystère induit par la couche d’oubli qui s’empare des formes et des matières. Il semble en être de même de cette salière en émail née des jardins mythiques d’Arcadie…
(ill. 1 à 5) Coupelle, fin 18e s., peinture sur émail, 2,5 cm x 7 cm
Karen Arbulú (1957, Lima) a reçu en don une habileté non seulement manuelle, mais aussi celui, plus mouvant de l’art de conter une histoire impossible : elle sait tirer parti d’une histoire et d’une culture qui se rejoignent à travers des pièces d’une orfèvrerie unique, celle de ses racines et de la culture péruvienne qui allie, au fil des siècles, tradition et rituels, nature et imposante civilisation.
Face à un tel poids du passé, il semble peu évident de se libérer de modèles devenus parfois pesants, sauf si l’on sait les sublimer. Portrait d’une orfèvre du 21e siècle
Ci-dessus, de gauche à droite. (ill. 1) Karen Arbulù, Collar Plumas, cuivre et bronze oxydés ; (ill. 2) Alain Cardenas-Castro, fiche technique manuscrite
L’arc-en-ciel de Salvatore Gregorietti ; trad. de l’italien par Emmanuelle Tornero. (coll. Périscope). 20 p. cartonnées. Paris : les grandes personnes, 2025. Imprimé en Chine sur papier FSC.
par Christophe Comentale
Une approche bien rôdée sur les couleurs pour ce livre réservé aux bambins âgés d’au moins trois années d’existence. Le thème de l’arc en ciel tout en demi-cercles, des demi-cercles qui, en l’occurrence, sont tous dépendants de la boîte grise qui revient au coin inférieur droit de chaque page. En opposition complète à ce gris fade, ’un côté noir qui ingère ou digère l’arc en ciel…Le tout sur ces pages imprimées sur un carton assez épais, plutôt curieux au toucher.
La broderie est — lit-on dans les encyclopédies, dictionnaires, manuels et livres pratiques décrivant les techniques sous-jacentes à ce savoir-faire — un art de décoration des tissus : motifs plats ou en relief faits de fils simples, matériaux tels que paillettes, perles, voire pierres précieuses, les enrichissent. Différents points exécutés avec des fils de lin, coton, soie ou laine donnent vie aux broderies que l’on retrouve par exemple sur des vêtements, des accessoires, des mouchoirs, du linge de maison, des ensembles liturgiques (nappe d’autel, voile de calice, pavillon de ciboire etc.) ou des éléments de décoration intérieure. Si Dominique Orozco déploie son talent de brodeuse d’art depuis plusieurs décennies, ce sont les feuilles de gingko [銀杏] qui l’ont inspirée dès la première vision du tapis doré qu’elles forment, chaque automne. Amoureuse de cet « abricot argenté », « fossile vivant », première espèce d’arbre à repousser après la bombe atomique d’Hiroshima, elle observe le moindre détail de ses feuilles, leur matière, leurs formes variées. Par la vertu d’un regard que le métier a affûté, elle consacre de très longues heures à la création d’œuvres uniques.
(ill. 1) Dominique Orozco, jardin du Luxembourg, Paris, nov. 2024
BiblioMania, Paris, session du 14 au 16 février 2025
par Alain Cardenas-Castro et Christophe Comentale
L’ancien réfectoire des Cordeliers sis à Paris, 15 rue de l’Ecole de Médecine, dans le quartier de l’Odéon, accueille chaque année par deux fois des professionnels du livre, ancien, modernes, spécialistes des vieux papiers, des manuscrits, etc
UNE RUBRIQUE SUIVIE ET ETOFFEE TRES IRREGULIEREMENT CAR LE SECTEUR EST PARFOIS TROP ELOIGNE DE NOS CENTRES D’INTERET.
COMME CE N’ETAIT PAS LE CAS CETTE ANNEE, NOUS AVONS EU LE PLAISIR DES YEUX PUIS CELUI DES TROUVAILLES.