« La rencontre », peinture orientaliste et commémorative

邂逅,东方主义和纪念画

par Christophe Comentale

(ill. 1) Giulio Rosati (attr.), La rencontre (ca 1900-1902), huile sur toile, 67 x 104 cm
朱利奥·罗萨蒂(Giulio Rosati),《邂逅》(约1900-1902年)67 x 104 cm, 布面油画

Lors d’un déplacement en Bretagne, j’ai eu la surprise de découvrir une peinture à l’huile représentant des Européens et des Orientaux dialoguant sur un camp (ill. 1 et 4). L’entrevue semble solennelle, traduite dans un style qui renvoie à l’influence de la peinture orientaliste au 19e siècle. De l’avis d’artisans restaurateurs de tableaux auxquels la peinture à l’huile a été montrée, cette œuvre daterait de la toute fin du 19e siècle ou du début du 20e siècle. Le délicat problème de sa signification s’est posé et se pose encore en raison du contexte historique et stylistique qui s’attache à cette œuvre à la fois témoignage sociologique et esthétique.

Le traitement du sujet renvoie assez immédiatement à ce que l’on appelle la peinture orientaliste, c’est-à-dire un type d’œuvre profondément liée au voyage. Ce voyage va nous mener à développer différents aspects humains et techniques.

LA PEINTURE ORIENTALISTE 

La peinture orientaliste est une peinture qui aborde des thèmes tournant autour de l’Orient tel qu’il apparaît aux Occidentaux dès la fin de la Renaissance, lorsque ces derniers vont à la conquête du monde, du Nouveau Monde. D’emblée, le vrai et l’imaginaire sont en présence.  Il ne s’agit donc pas seulement d’un style, d’un mouvement ou d’une école de peinture particulier. L’intérêt de l’Occident pour l’orientalisme est apparu intensément durant le 18e siècle, mais c’est surtout au siècle suivant, au 19e siècle, que l’attrait pour les thèmes orientaux va connaître son apogée. En revanche, au 20e siècle les thèmes orientalistes vont peu à peu disparaître et d’une certaine manière on peut considérer que l’indépendance de l’Algérie en 1962 a marqué la fin de la peinture orientaliste en France. L’imaginaire a été vidé d’un fort contenu initial pour évoluer vers une signification symbolique autre, plus réaliste, davantage politique. On est alors face à une peinture autre.

Pour préciser encore ce qu’est la peinture orientaliste, au 19e siècle, on trouve surtout des scènes de harem, des scènes de chasses et de combat ou bien encore des représentations de paysages typiques, comme les déserts, les oasis ou les villes orientales, des thèmes caractéristiques des régions traversées par les Occidentaux lors de leur conquête de ce Nouveau Monde. Au siècle suivant, ces thèmes vont peu à peu tomber en désuétude au profit d’une peinture ethnographique plus précise et moins idéalisée.

D’un point de vue technique, la peinture orientaliste est marquée par une utilisation de couleurs aux tons chauds, privilégiant des teintes plus rouges, jaunes ou brunes. La lumière est chaude, les contrastes sont accentués.

QUELQUES ARTISTES EMBLEMATIQUES DE LA PEINTURE ORIENTALISTE

Une longue tradition d’observation de l’Orient vu par les peintres occidentaux et notamment français au 19e siècle a permis de constituer des collections prestigieuses. Le plus célèbre de ces peintres novateurs est Eugène Delacroix (1798-1863). En 1832, Eugène Delacroix fait un unique voyage au Maroc et en Algérie. À Alger, il est autorisé à visiter le harem d’un corsaire turc, une révélation qui lui inspire Femmes d’Alger dans leur appartement, chef-d’œuvre qu’il expose au Salon de 1834. L’œuvre est conservée actuellement au musée du Louvre. Il a eu de nombreux suiveurs, dont Théodore Chassériau (1819-1856), admirateur d’Eugène Delacroix, qui se sent lui aussi attiré par l’Orient. Sur l’invitation du calife de Constantine, Ali Ben Ahmed, Chassériau se rend en Algérie en 1846. Ses scènes de combats de cavaliers arabes et ses scènes de vie des femmes à Alger.

Dans ce contexte particulier, nous revenons à cette Rencontre entre deux hommes entourés de leurs subordonnés. On reconnaît alors la silhouette d’un explorateur qui a eu son heure de gloire, Pierre Savorgnan de Brazza (1852, Castelgandolfo, près de Rome  –  1905, Dakar au Sénégal) (ill. 2) .


Ci-dessus, de gauche à droite (ill. 2) Pierre Savorgnan de Brazza, cl. Fratelli Vianelli ; (ill. 3) Jacques Savorgnan de Brazza, cl. Otto Wegener.


PIERRE SAVORGNAN DE BRAZZA, UN CONQUERANT DE NOUVELLES TERRES

Célèbre pour ses explorations en Afrique alors qu’il est mandaté par l’Etat français, cet explorateur italien, naturalisé français en 1874, également officier de marine, est connu pour ses missions en Afrique centrale ainsi que pour son approche non-violente de l’humain. Ses trois expéditions ont lieu successivement en 1875-1878, il remonte alors les sources du fleuve Ogoué, au Gabon, puis en 1879-1882 son efficacité de conquérant lui vaut de fonder la ville de Brazzaville. Durant sa troisième expédition, en 1879, il part d’Europe et atteint le fleuve Congo en 1880, il obtient une concession pour la France. Il passe donc des années au Congo où il se rend avec un médecin et un naturaliste. Il aura l’occasion de se rendre en Algérie et d’y séjourner pour des raisons diverses, une première fois après avoir obtenu son grade d’enseigne de vaisseau, vers 1872, et, une deuxième fois il se retire en 1898 dans la ville d’Alger afin de fuir des désagréments professionnels. Le 5 avril 1905, Pierre Savorgnan de Brazza entame à Marseille son sixième voyage au Congo. Ce sera la « mission sans retour ». Il tombe malade et tente de regagner la France. En chemin, il meurt de dysentrie le 14 septembre 1905 à 6 heures à Dakar. Il est ensuite inhumé à Alger. Selon d’autres sources, il aurait été empoisonné.

Des photos de lui ont été prises par les frères Giuseppe et Luigi Vianelli, photographes à Venise en 1870. Son frère Jacques Savorgnan de Brazza (1859-1888, Rome), également explorateur, a aussi pris de nombreuses photos (ill. 3). Il accompagne son frère comme attaché naturaliste à la Mission de l’Ouest africain en janvier 1883. Il rejoint le Congo avec le naturaliste italien Attilio Pecile en février 1883 et bien que ne pouvant effectuer tous les travaux souhaités par manque de personnel dans la mission, il fait plusieurs reconnaissances sur l’Ogooué et la Sangha. Réinterprétées, ces photos ont été traduites en gravures utilisées dans les revues de l’époque.

LA RENCONTRE, UNE ŒUVRE MOINS MYSTERIEUSE

L’attribution de cette peinture à l’huile reste un élément complexe. La scène assume un caractère d’exemplarité fort qui renvoie à la place donnée assez vite à Pierre Savorgnan de Brazza par les institutions : la Troisième République cherche en effet ses nouveaux héros. Pierre Savorgnan de Brazza, officier de marine aristocrate, élégant, héroïque, révolté par l’esclavagisme, apôtre de la paix, et surtout désintéressé, a un profil parfait à tous ces égards. Il est envisagé de l’inhumer au Panthéon pour récupérer sa gloire intacte. Sa veuve refuse l’honneur, le corps est alors inhumé au Père-Lachaise, puis déplacé, trois ans plus tard, à Alger, où vivent sa veuve et ses enfants. Sur sa tombe, l’épitaphe, rédigée par son ami Charles de Chavannes, indique que « Sa mémoire est pure de sang humain. Il succomba le 14 septembre 1905 au cours d’une dernière mission entreprise pour sauvegarder les droits des indigènes et l’honneur de la Nation ». Il est ainsi assimilé à des êtres d’exception tel que l’explorateur David Livingstone (1813-1873).

Les fonds d’archives n’ont pas encore fait l’objet de recherches suffisantes permettant de comprendre la récupération iconographique des œuvres relatives à cet explorateur. La peinture orientaliste, nous l’avons vu plus haut, est devenue académique, le faste s’oriente vers une exemplarité à fond de vertu sociale. Les photographies de Jacques Savorgnan de Brazza, le naturaliste, ont été inégalement exploitées par les créateurs de l’époque. Elles ont dû servir d’éléments pertinents pour la production de gravures qui accompagnaient les articles parus dans les revues d’information et de voyages de l’époque comme Le Tour du monde, nouveau journal des voyages, un hebdomadaire français publié à partir de janvier 1860. Une deuxième série est inaugurée en 1895 sous le titre Le Tour du monde, journal des voyages et des voyageurs. Le contenu de cette revue encourage l’expansionnisme européen par des récits de voyage de haute qualité littéraire mis en images par quelques-uns des plus remarquables illustrateurs et xylographes de leur époque. Un autre hebdomadaire, concurrent du précédent, diffuse force images sur les événements du bout du monde de l’époque : Le Journal des voyages et des aventures de terre et de mer, qui paraît dès juillet 1877 et jusqu’en 1949, année de sa disparition

Au vu des sources et œuvres consultées, il semble prudent d’attribuer à Giulio Rosati (1858-1917, Rome) peintre orientaliste italien de la fin du 19e et du début du 20e siècle représentatif du style académique, cette Rencontre, emblématique d’un tournant important de la peinture orientaliste. L’orientalisme devient son thème de prédilection et en particulier le Maghreb, dont il peint d’une manière très colorée des personnages que l’on croirait tirés de récits d’aventure. Il n’est d’ailleurs pas certain qu’il ait voyagé en Afrique du Nord et sa documentation provient surtout des photographies, des revues et des objets que l’on trouvait alors à Rome, où il est installé. Il utilise la peinture à l’huile, mais davantage comme l’aquarelle dont il maîtrise particulièrement bien la technique. Il est l’un des peintres orientalistes les plus prolifiques de la fin du 19e et du début du 20e siècle. Sous son inspiration, Pierre Savorgnan de Brazza devient, lors de son passage à Alger, ville ou il rencontre les autorités administratives, le représentant d’un pays qui œuvre pour le bonheur de l’humanité. L’esthétique qui se dégage de cette œuvre tire le plus intéressant parti de cet exotisme que Delacroix a fait découvrir à l’Europe plusieurs décennies avant.

(ill. 4) Giulio Rosati (attr.), La rencontre (ca 1900-1902), huile sur toile, 67 x 104 cm (détail)
朱利奥·罗萨蒂(Giulio Rosati),《邂逅》(约1900-1902年)67 x 104 cm, 布面油画

Eléments bibliographiques

  • Pépin Boulou, Biographie de Pierre Savorgnan De Brazza [en ligne]. URL : https://archive.wikiwix.com
  • Didier Neuville (Ed.). Les voyages de Pierre Savorgnan de Brazza : Ogoué et Congo (1875-1882). Paris : Berger-Levrault, 1884. 326 p. : ill. & carte
  • Giacomo Savorgnan di Brazzà, Tre anni e mezzo nella regione dell’Ogoué et del Congo. In : Bol. Soc. Geo. Ital., 1887, pp. 224-237, 309-324, 356-380. Une traduction française est parue dans la Gazette géographique et d’exploration, 1887.
  • Fabiana Savorgnan di Brazzà (Éd. Scientifique), Pietro Savorgnan di Brazzà dal Friuli al Congo Brazaville : atti del convegno internazionale, Udine, 30 settembre-1 ottobre 2005 / a cura di Fabiana Savorgnan di Brazzà. Firenze : L.S. Olschki, 2006. XVIII-242 p. : ill.
  • Pierre Savorgnan de Brazza. Dossier de Pierre Savorgnan de Brazza, 1889-1905, documents manuscrits et imprimés ayant servi au baron Etienne Hulot pour la rédaction de son article, « Brazza et son œuvre », paru dans la « Revue hebdomadaire », octobre 1905 : coupures de presse, faire-part de décès du comte Pierre Paul François Camille de Brazza-Savorgnan, télégramme de Émile Gentil, 23 septembre 1905, manuscrit de l’article, journaux relatant la mort et les obsèques de Pierre Savorgnan de Brazza, copie d’une note de Pierre Savorgnan de Brazza sur la mise en valeur du Congo français, en 1889 (34 pièces) [Document d’archives, 1889-1905]. 34 pièces [B.N.F.]

邂逅,东方主义和纪念画

在一次布列塔尼旅行中,我惊讶地发现了一幅描绘欧洲人和东方人谈论营地的油画。这次采访看起来很庄重,被翻译成一种让人想起19世纪东方主义绘画影响的风格。在修复的工匠看来,这幅作品可以追溯到 19 世纪末或 20 世纪初。由于这部作品所附带的历史和风格背景,其含义的微妙问题已经出现并且仍然存在,这既是社会学的证明,也是美学的证明。

对主题的处理立即指的是所谓的东方主义绘画,也就是说,这是一种与旅行密切相关的作品。这次旅行将引导我们发展不同的人力和技术方面。

东方主义绘画

东方主义绘画是一幅围绕东方主题的绘画,就像文艺复兴末期西方人征服世界新世界时所看到的那样。从一开始,真实和虚构就存在。 因此,它不仅仅是一种特定的风格、运动或绘画流派。西方对东方主义的兴趣在18世纪表现出来,但特别是在下一个世纪,即19世纪,对东方主题的吸引力达到了顶峰。另一方面,在20世纪,东方主义主题逐渐消失,在某种程度上,我们可以认为1962年阿尔及利亚的独立标志着法国东方主义绘画的终结。想象力已经清空了强大的初始内容,朝着不同的象征意义发展,更现实,更具政治性。然后我们面对的是一幅不同的画。

为了进一步澄清什么是东方主义绘画,在 19 世纪,我们主要发现后宫场景、狩猎和战斗场景或典型风景的表现。在这些荒芜的风景、绿洲或东方城市中,有西方人在征服这个新大陆时穿越的地区的特征。在接下来的一个世纪里,这些主题被废弃了,取而代之的是更精确、更不理想化的民族志绘画。

从技术角度来看,东方主义绘画使用暖色调的颜色,偏爱更多的红色、黄色或棕色色调。光线温暖,对比突出.

一些东方主义绘画的标志性艺术家

西方画家,尤其是19世纪的法国画家,对东方的观察有着悠久的传统,这使得建立著名的收藏成为可能。这些创新画家中最著名的是欧仁·德拉克洛瓦(1798-1863)。1832年,欧仁·德拉克洛瓦(Eugène Delacroix)前往摩洛哥和阿尔及利亚。在阿尔及尔,他被允许参观一位土耳其私掠者的后宫,这一启示激发了他写下《阿尔及尔的女人在她们的公寓里》,这是他在 1834 年沙龙展出的杰作。这件作品目前保存在卢浮宫博物馆。他有许多追随者,包括欧仁·德拉克洛瓦的崇拜者西奥多·沙塞里奥(1819-1856),他也被东方所吸引。应君士坦丁哈里发阿里·本·艾哈迈德的邀请,查塞里奥于 1846 年前往阿尔及利亚。他描绘的阿拉伯骑兵战斗场景和阿尔及尔妇女生活的场景。

在这种特殊的背景下,我们回到两个被下属包围的人之间的会面。然后,我们认出了一位拥有辉煌时刻的探险家皮埃尔·萨沃尼昂·德·布拉扎(Pierre Savorgnan de Brazza)(1852 年,罗马附近的卡斯泰尔甘多尔福 – 1905 年,塞内加尔达喀尔)的剪影。

皮埃尔·萨沃尼昂·德·布拉扎(PIERRE SAVORGNAN DE BRAZZA),新土地的征服者

这位意大利探险家于1874年归化为法国人,也是一名海军军官,以受法国政府委托在非洲的探险而闻名,他以在中非的任务以及对人类的非暴力态度而闻名。1875-1878 年,他先后进行了三次探险,当时他沿着加蓬的奥古埃河源头而上,然后在 1879-1882 年,他作为征服者的效率使他建立了布拉柴维尔市。在1879年的第三次探险中,他离开欧洲,于1880年到达刚果河,获得了法国的特许权85。他在刚果呆了几年,在那里他和一位医生和一位博物学家一起去了。由于各种原因,他有机会前往阿尔及利亚并留在那里,第一次是在 1872 年左右获得少尉军衔后,第二次是在 1898 年退休到这座城市,以逃避职业上的不便。1905 年 4 月 5 日,皮埃尔萨沃尼昂·德·布拉扎(Pierre de Brazza) 在马赛开始了他的第六次刚果之行。这将是“不归路的使命”。他病倒了,试图返回法国。 在途中,他于 1905 年 9 月 14 日早上 6 点在达喀尔死于痢疾。然后他被埋葬在阿尔及尔。根据其他消息来源,他是被毒死的。

1870 年,摄影师朱塞佩 (Giuseppe) 和路易吉·维亚内利 (Luigi Vianelli) 兄弟在威尼斯拍摄了他的照片。他的兄弟雅克·萨沃尼昂·德·布拉扎(Jacques Savorgnan de Brazza,1859-1888,罗马)也是一位探险家,也拍摄了许多照片。1883 年 1 月,他作为博物学家随员随兄前往西非传教团。.1883 年 2 月,他与意大利博物学家阿蒂利奥·佩西尔 (Attilio Pecile) 一起前往刚果,尽管由于任务中缺乏人员,他无法完成他想要的所有工作,但他在 Ogooué 和僧伽上进行了几次侦察任务。经过重新诠释,它们被翻译成当时杂志上使用的版画。

邂逅,一部不那么神秘的作品

这幅画归因于油仍然是一个复杂的元素。这个场景具有强烈的模范性,指的是机构很快给予萨沃尼昂·德·布拉扎的位置:第三共和国确实在寻找新的英雄。皮埃尔·萨沃尼昂·德·布拉扎(Pierre Savorgnan de Brazza)是一位贵族海军军官,优雅,英勇,对奴隶制的反抗,和平的使徒,最重要的是无私,在所有这些方面都具有完美的形象。计划将他埋葬在万神殿中,以恢复他完好无损的荣耀。他的遗孀拒绝了这一荣誉,遗体随后被埋葬在拉雪兹神父,三年后搬到阿尔及尔,他的遗孀和孩子们住在那里。在他的坟墓上,他的朋友查尔斯·德·沙瓦内斯(Charles de Chavannes)写的墓志铭说:“他的记忆是纯人类的血液。他于 1905 年 9 月 14 日在为维护当地人的权利和国家荣誉而进行的最后一次任务中去世。档案馆藏尚未被利用,以了解与这位探险家有关的作品的图像恢复情况。正如我们上面所看到的,东方主义绘画已经变得学院派,其辉煌是面向具有深刻社会美德的典范。博物学家雅克·萨沃尼昂·德·布拉扎(Jacques Savorgnan de Brazza)的照片被当时的创作者不公平地利用。它们一定是制作版画的相关元素,这些版画伴随着当时新闻和旅游杂志上出现的文章,例如 1860 年 1 月出版的法国周刊 Le Tour du monde,nouveau journal des voyages。第二个系列于1895年推出,标题为 »旅行和旅行者的日记 »。Le Tour du monde, journal des voyages et des voyageurs。一些最杰出的插画家和木版画家将高质量的文学游记放入图像中,鼓励了欧洲的扩张主义。另一家周刊是前一份周刊的竞争对手,刊登了许多当时世界末日事件的图片: »陆地和海洋航行和冒险杂志 » (Le Journal des voyages et des aventures de terre et de mer) 从 1877 年 7 月到 1949 年出版,也就是它消失的那一年.

鉴于所查阅的资料和作品,将这幅象征着东方主义绘画重要转折点的《相遇》归因于朱利奥·罗萨蒂(Giulio Rosati,1858-1917,罗马)似乎是谨慎的,他是19世纪末和20世纪初的意大利东方主义画家,代表了学院派风格。东方主义成为他最喜欢的主题,尤其是马格里布,他以一种非常丰富多彩的方式描绘了似乎取自冒险故事的人物。.目前尚不确定他是否去过北非,他的文件主要来自照片、杂志和物品,这些照片、杂志和物品后来在他定居的罗马被发现。他使用油画,但更像是水彩画,他特别擅长水彩画。他是 19 世纪末和 20 世纪初最多产的东方主义画家之一。在他的启发下,皮埃尔·萨沃尼昂·德·布拉扎(Pierre Savorgnan de Brazza)在访问阿尔及尔期间成为了一个为人类幸福而努力的国家的代表,在那里他会见了行政当局。从这部作品中出现的美学最有趣的是利用了德拉克洛瓦几十年前引入欧洲的这种异国情调。

简要参考书目

  • Pépin Boulou,皮埃尔·萨沃尼昂·德·布拉扎传记 在线 https://archive.wikiwix.com
  • 迪迪埃·诺伊维尔(编辑)。皮埃尔·萨沃尼昂·德·布拉扎(Pierre Savorgnan de Brazza)的旅行:奥古埃(Ogoué)和刚果(1875-1882)。巴黎:Berger-Levrault,1884 年。326 页码 : ill. & map
  • Giacomo Savorgnan di Brazzà, Tre anni e mezzo nella regione dell’Ogoué et del Congo. 在:波尔。Soc. Geo. Ital.,1887 年,第 224-237、309-324、356-380 页。 法文译本刊登在1887年的《地理与勘探公报》上
  • Fabiana Savorgnan di Brazzà (Scientific Ed.), Pietro Savorgnan di Brazzà dal Friuli al Congo Brazaville : atti del convegno internazionale, Udine, 30 settembre-1 ottobre 2005 / a cura di Fabiana Savorgnan di Brazzà.佛罗伦萨:L.S. Olschki,2006 年。XVIII-242 页码:生病。
  • 皮埃尔·萨沃尼昂·德·布拉扎。皮埃尔·萨沃尼昂·德·布拉扎档案,1889-1905 年,艾蒂安·于洛男爵(Baron Etienne Hulot)用于撰写其文章“Brazza et son œuvre”的手写和印刷文件,发表在1905年10月的“Revue hebdomadaire”上:剪报,皮埃尔·保罗·弗朗索瓦·卡米尔·德·布拉扎-萨沃尼昂伯爵的死亡公告,埃米尔·让蒂尔(Émile Gentil)的电报,1905年9月23日,文章手稿,有关皮埃尔·萨沃尼昂·德·布拉扎(Pierre Savorgnan de Brazza)死亡和葬礼的报纸, 皮埃尔·萨沃尼昂·德·布拉扎(Pierre Savorgnan de Brazza)关于刚果发展的说明副本

 Quand la manufacture de Gien s’éprend des bronzes chinois

par Christophe Comentale

Les surprises entre Est et Ouest ne cessent de se manifester à des moments inattendus. C’est ce qui ajoute à leur originalité. Ainsi en va-t-il de cette céramique créée dans la manufacture de Gien durant les années 40-50. Le vase (ill.1) sorti des ateliers est instantanément reconnu comme étant une pièce d’inspiration chinoise. A partir de là, les choses se compliquent ! Comment une pièce propitiatoire de la forme hu, un vase à libations en bronze, s’est-il métamorphosé en vase ornemental dénué de tout contexte rituel ?


Ci-dessus, de gauche à droite. (ill. 1 et 2) Vase propitiatoire de type Hu 壺, Gien (ca années 40), céramique, H.21 cm, larg. max. 13 cm, ouverture 8 cm. Cachet de la maison Gien sous le socle [Vanves le 17 mars 2024]. Ce vase à la forme exotique est inspiré des bronzes propitiatoires chinois. Sous sa base, un des cachets les plus célèbres ou communs de la faïencerie de Gien.


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OBJETS ET COLLECTIONS (4). Main d’enfant (1862), un moulage sur le vivant de Jean-Benjamin Stahl (1817-1893)

par Alain Cardenas-Castro

Jean-Benjamin Stahl est né en 1817 à Strasbourg. En 1843, à l’âge de 26 ans, il s’installe à Paris. Quelque temps après son arrivée, il est employé au Muséum d’Histoire Naturelle en tant que préparateur et assiste le mouleur Parfait Merlieux (1796-1865). La qualité de son travail lui vaut de devenir chef de l’atelier de moulage du Muséum en 1857, un poste qu’il occupera jusqu’à son départ à la retraite en 1890. Pendant 47 ans, Stahl réalise des moulages qui viennent enrichir les collections d’anthropologie, de zoologie, de paléontologie et de minéralogie. Malgré cette activité foisonnante de praticien, Stahl reste méconnu comme de nombreux autres auxilliaires scientifiques, employés de cette prestigieuse institution.

Stahl, qui maîtrise parfaitement la technique du moulage pour laquelle il se passionne, œuvre aussi bien sur le vivant que sur le non-vivant. Il s’ingénie à faire évoluer la technique du moulage en inventant de nouveaux procédés. En 1852, une des neuf médailles qu’il reçoit au cours de sa carrière est une distinction venant récompenser son travail innovant pour l’emploi du chlorure de zinc. Un produit qu’il décide d’utiliser vers 1850 lors de la reproduction de pièces anatomiques. Il met au point cette technique appliquée aux dissections en imbibant les préparations de ce composé chimique avant moulage.

En 1856, Le prince Napoléon Joseph Charles Paul Bonaparte (1822-1891), cousin germain de l’empereur Napoléon III, demande à Stahl de rejoindre la commission scientifique de l’expédition qu’il mène dans les mers du Nord avec la corvette à vapeur La Reine Hortense et l’aviso le Cocyte. Un voyage qui passe par l’Ecosse, l’Islande, l’Ile de Jean Mayen, le Groënland, les Îles Féroé et Shetland et les pays scandinaves. L’expédition comprend des peintres et des journalistes qui s’ajoutent à la commission scientifique dont il fait partie en tant que mouleur du Jardin des Plantes. Une commission scientifique comprenant des naturalistes, un hydrographe, un géologue et le photographe du Muséum Louis Rousseau[1] (1811-1874). Stahl écrit dans un texte de 1857 accompagnant l’inventaire de ses moulages réalisés pendant l’expédition :  » J’eus pour mission, dans le voyage des mers du Nord, de mouler les types de races ».

Durant le voyage, Stahl réalise des moulages, ils sont nombreux et de différents types : empreintes de pièces de musée, moulages d’animaux et moulages anthropologiques au sein des populations visitées. Tous les moulages de Stahl seront présentés lors de l’exposition organisée au Palais-Royal par le prince Napoléon suite à l’expédition. A partir de là, Stahl est promu chef de l’atelier de moulage du Muséum.

A une époque où se multiplient les exhibitions ethnographiques et se développe l’anthropologie physique, Stahl continue de mouler sur le vivant.


(ill. 1) Manuel, un des deux Botocudos avec Marie, moulés par Stahl et peints par Formant en 1845 au Jardin des Plantes (n° inv. MNHN.HA.1126). Le couple de Botocudos a été photographié par Eugène Thiesson en 1844.


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OBJETS ET COLLECTIONS (2). Le début du déluge, une gravure en taille douce de Johan ou Jan Sadeler (1550-1600)

Cette nouvelle rubrique est destinée à présenter des œuvres chinées, acquises, admirées ici et là. Cette approche permet de poser des jalons tant pour les œuvres connues ou pas, plus exactement, qui ont eu à une période donnée, pu avoir une diffusion large, dans un contexte économique et social autre. Celui de l’Humanisme. Ce sera selon.

par Alain Cardenas-Castro.

Un nom sur un visage. Célébré en son temps, Jan Sadeler est un brillant graveur d’interprétation et un remarquable technicien.

1 – Ci-dessus. Portrait de Johan Sadeler (1550-1600) gravé par Conraed Waumans. Le texte gravé sous ce portrait à mi-buste, rappelle les talents du personnage décrit et la célébrité acquise avec ses travaux. Le portrait gravé par Conraed Waumans, un frontispice, est tiré du volume Image de divers hommes d’esprit sublime, qui par leur art et science devraient vivre éternellement et desquels la louange et renommée faict estonner le monde, Anvers : J. Meyssens, 1649.


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 L E   T H É

The world of tea, Musée du Vieux palais, Cité interdite, Pékin. Exposition, du 2 septembre au 30 novembre 2023

茶起源于中国,盛行于世界

主办单位:故宫博物院

Hall principal de la Porte du Midi et salles d’exposition Est et Ouest de la Tour de l’Aile de l’Oie Sauvage

故宫博物院午门正殿及东西雁翅楼展厅

Compte-rendu par Christophe Comentale (柯孟德) et Alain Cardenas-Castro (阿蘭)


Ci-dessus, de haut en bas et de gauche à droite. Christophe Comentale, Wang Xudong, Alain Cardenas-Castro au département des expositions du musée du Vieux Palais et différents pavillons de la Cité interdite


Cette manifestation exceptionnelle par sa scénographie tire parti de l’unicité du lieu et aussi d’un florilège de pièces archéologiques et patrimoniales choisies au sein des collections du Palais et de grands musées de la Chine ayant des pièces évocatrices du propos des organisateurs. Comme l’a rappelé le président de l’établissement, Monsieur Wang Xudong, rencontré en octobre dernier dans cet établissement dont il ne cesse de valoriser les actions envers les collections et le public, « Le thé est originaire de Chine et a affirmé une popularité unique dans le monde entier. Les différentes campagnes de rénovation du musée ont permis de davantage mettre en valeur ses collections uniques. Elles permettent de révéler au public chinois des trésors rarement montrés, quant au public étranger, il reste sous le charme de ce lieu de quelque 72 hectares ».

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Dunhuang : regards Est-Ouest, compte-rendu de mission

par Alain Cardenas-Castro et Christophe Comentale

Compte-rendu de mission en Chine – Pékin, Dunhuang, octobre 2023.

un cycle de missions centrées sur l’étude des peintures murales, les fresques de Dunhuang (ill. 1 à 3), vues dans une perspective comparatiste a permis une continuité de points de vue et d’observations menées dans un contexte plus large. Les contributeurs, français et chinois, ont développé des axes multiples (voir diaporama ill. 4 à 13).

Ci-dessus, de gauche à droite. (ill. 1 à 3) Parvis du musée du Centre de recherches et de protection du patrimoine de Dunhuang ; les grottes de Mogao ; une salle du musée.

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« Juego de Cartas », une interrogation ludique sur les identités multiples de Max Aub

par Gwenael Beuchet (*)

Qui est Max Aub ? Ecrivain, poète, artiste, scénariste ? Il s’est illustré dans tous ces domaines ! Mais il a dû endosser bien d’autres qualificatifs qui lui ont été assignés où qu’il s’est appropriés : Allemand, juif, Français, catholique, Espagnol, agnostique, Mexicain. Sa vie illustre tout ce que l’histoire de l’Europe du siècle dernier a pu avoir de tragique.

Petit fils de Max Aub (1828-1901) président réformateur de la communauté juive de Munich, neveu d’un écrivain, l’excentrique Ludwig Aub (1862-1926), Max Aub Mohrenwitz, dit Max Aub, est né le 2 juin 1903, à Paris où ses parents, Frédéric-Guillaume Aub (1877, Münich – 1951, Valence), négociant et Suzanne Mohrenwitz-Springer (1881, Paris – 1962, Valence), se sont mariés moins d’un an auparavant. Lorsque la guerre éclate, son père est en Espagne pour affaire. Déclaré persona non grata et classé comme dangereux, comme tous les Allemands de souche vivant en France, il fait venir sa famille à Valence en Espagne. Max devient espagnol en 1916. Baptisé, il poursuit néanmoins sa scolarité à l’Escuela moderna, une école fondée par le penseur anarchiste Francisco Ferrer, laïque, mixte, rationaliste, promouvant l’égalité sociale, l’autonomie et l’entraide.

Après un passage par l’Institut General et Technique Luis Vives, il commence à travailler avec son père en tant que représentant de commerce, mais sa vocation est autre. Au hasard d’une tournée, il rencontre Jules Romains qui le met en contact avec le milieu littéraire madrilène. Il n’a que 20 ans. Ses poèmes sont lus à l’Ateneo de Madrid et il participe aux tertulia du café Regina avec les poètes Salinas, Garcia Lorca, Manuel Azana et bien d’autres. Il rencontre aussi Rafael Alberti, Jorge Guillen, Luis Bunuel, Salvador Dali. « Dans le petit cénacle, écrit en 1959, dans les Lettres nouvelles, l’hispaniste Claude Couffon, il représentait l’humour, la fantaisie, le goût du théâtre, l’esprit d’entreprise.». Il commence à voyager hors d’Espagne en Allemagne, en Russie, en France où, toujours grâce à Romains, il entre en contact avec les gens de la Nouvelle Revue Française : dix belles années à se pénétrer de culture européenne d’avant-garde.

Après le déclenchement de la guerre civile, il rejoint l’Alliance des écrivains antifascistes pour la défense de la culture et devient attaché culturel à l’ambassade d’Espagne à Paris. C’est là qu’avec son compatriote Josep Renau, il passe commande à Pablo Picasso d’une peinture pour le pavillon de la jeune république espagnole de l’Exposition universelle de 1937. Le sujet sera, comme on le sait, le bombardement de Guernica par les avions de la Légion Condor et des fascistes italiens. En 1938, il écrit le scénario de Sierra de Teruel, basé sur le livre L’Espoir de Malraux. Le film, réalisé par l’écrivain et aventurier français, est interdit par Franco. Le gouvernement français fait de même, et enferme aussi dans des camps de concentration les Républicains venus chercher refuge sur son territoire. Un document de la Sureté nationale daté du 27 mars 1940 signale ainsi Max Aub : « israëlite allemand, naturalisé espagnol par les autorités républicaines pendant la guerre civile qui serait un communiste très dangereux ». Il est d’abord interné au camp de concentration du Vernet, en Ariège, puis à Djelfa, en Algérie. Grâce aux efforts du gouvernement mexicain, il est finalement libéré en 1942. Le Mexique devient son nouveau pays d’adoption. La guerre d’Espagne et l’expérience des camps seront le principal terreau de son œuvre littéraire : Le labyrinthe magique, Manuscrit Corbeau, Journal de Djelfa… 

A Mexico, il devient professeur à l’institut cinématographique. Il écrit une cinquantaine de scénarios pour le cinéma dont celui de Los Olvidados de Luis Buňuel. Il poursuit son travail d’écriture et signe des romans, des nouvelles, des essais, des critiques littéraires L’œuvre d’Aub prend alors deux directions principales, différentes mais bien sûr très liées entre elles et à ce qu’il a vécu. D’une part, il se fait le témoin et l’historien de la montée du fascisme, de la guerre d’Espagne et de l’exil ; d’autre part il propose une œuvre à la fois grinçante et ironique, inventive et ludique (dont le classique de l’humour noir Crimes exemplaires partiellement traduit en français dès 1959 par Nora Mitrani) qui aurait peut-être pris plus de place dans sa production sans la guerre.

Plaque commémorative au 3 cité de Trévise à Paris, où naquit Max Aub en 1903. CC/Mu
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Images et représentations du Pérou en France (1821-2021)

par Alain Cardenas-Castro

J’ai, voilà une année, éprouvé la nécessité de faire le point sur le colloque international, « Images et représentations du Pérou en France – 1821-2021 » qui s’est tenu au Musée d’Aquitaine sis à Bordeaux le vendredi 12 et le samedi 13 novembre 2021 (voir le blog Sciences et art contemporain, en date du 30 avril 2022). Il fait suite à la commémoration du Bicentenaire de l’indépendance du Pérou, un acte important qui remonte au 28 juillet 1821. La manifestation est due à l’initiative de Madame Isabelle Tauzin-Castellanos qui avait rassemblé vingt-deux intervenants. Cette collègue, universitaire, coordinatrice du colloque, est professeur de l’Université Bordeaux Montaigne et membre honoraire de l’Institut Universitaire de France. Une publication fait le point sur cet événement important pour les chercheurs et amateurs de l’art et de la civilisation péruvienne.

Images et représentations du Pérou en France – 1821-2021, sous la dir. d’Isabelle Tauzin-Castellanos, Mónica Cárdenas Moreno, Maylis Santa-Cruz.

Bordeaux : Presses Universitaires Indianocéaniques, 2022, 406 p., 15 x 22 cm
ISBN : 978-2-38444-006-1
Prix public : 16 euros

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L’or, couleur de pouvoir et de raffinement dans l’art chinois contemporain

par Christophe Comentale  

Différents articles ont permis de rappeler que, contrairement à des idées reçues, la Chine a, très tôt, donné une importance particulière à l’or, couleur, symbole, matériau. Les fouilles archéologiques qui ont mis au jour des artefacts de différentes époques, comme sous les Zhou[1], ont révélé des pièces étonnantes tant par leur forme qu’en raison de leur conception esthétique ou de leur poids rituel.

« En dépit de la fascination que le métal jaune exerce et de l’impact de sa valeur, il reste confiné dans le secret des demeures impériales [2]». La provenance de ce métal est renseignée par différentes sources dont un dictionnaire rédigé au 3e siècle avant notre ère, Le Erya[3] (ill.1) où est consignée la présence de ce métal sous la dénomination d’or jaune (huangjin). Sous les Tang, des mines sont exploitées dans les provinces du Sichuan, Hunan, Anhui, Jiangxi, Yunnan, Guangdong, Shaanxi et Gansu.

(ill. 1) Le Erya
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300 dessins exposés à la Fondation Custodia de fin février à mai-2023

Une fois de plus, ça marche, et même bien !

Deux expositions conjointes, parallèles, complémentaires et, pour autant bien différentes ont lieu du 25 février 2023 au 14 mai 2023.

Et surtout, surtout, une sélection d’œuvres alliant le détail sublimé à des scènes plus totales de paysages. Et enfin, en rejoignant l’aube du XXe siècle, des éléments décoratifs exceptionnels qui permettent une superbe plongée dans l’inutilité et la saveur de la perfection…

par Alain Cardenas-Castro et Chirstophe Comentale

● Quelques mots sur Ger Luijten

Qu’il nous soit permis, avant de présenter succinctement ces deux événements, de rappeler la disparition le 19 décembre 2022 du directeur de l’institution, Ger Luijten présent depuis 2010 dans cet établissement muséal. Grâce à une politique d’expositions et d’acquisitions menée avec goût, discernement et une infatigable curiosité, Ger Luijten a su conforter la réputation de la fondation d’origine néerlandaise, établissement des plus importants dans le domaine du dessin, de l’estampe ou des lettres et autographes d’artistes, toutes époques confondues. Il a surtout su faire connaître cette magnifique institution à un public plus étendu et à conjuguer érudition et diffusion des connaissances.

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