A propos de « LACAN l’Occidenté, accidenté d’être à l’Ouest ? » de Nathalie Moshnyager

Les Editions des crépuscules & la librairie des Presses Universitaires de France vous invitent à la présentation du livre de

Nathalie Moshnyager, Lacan l’Occidenté, accidenté d’être à l’Ouest ?

Un voyage vers la Chine des temps anciens, d’où Lacan serait lacanien d’avoir fait de la théorie psychanalytique une véritable clinique de l’écriture psychique. Introduction de Jean-Jacques MOSCOVITZ

La présentation aura lieu le mercredi 1er Juin à partir de 18 h 30, 60 rue Monsieur le Prince, 75006 PARIS. Contact : jeanmichelgentizon@gmail.com

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A propos du colloque international, « Images et représentations du Pérou en France – 1821-2021 » Musée d’Aquitaine, Bordeaux

par Alain Cardenas-Castro

Le Bicentenaire de l’indépendance du Pérou, 28 juillet 1821, voit la tenue d’un colloque international au Musée d’Aquitaine à Bordeaux. Compte-rendu des vingt-deux interventions.

A l’initiative de Madame Isabelle Tauzin-Castellanos[1], professeur de l’Université Bordeaux Montaigne et membre honoraire de l’Institut Universitaire de France, le colloque international, Images et représentations du Pérou en France – 1821-2021 a eu lieu au Musée d’Aquitaine, à Bordeaux. Le colloque s’est déroulé au cours de deux journées, le vendredi 12 et le samedi 13 novembre 2021, au cours desquelles les thématiques abordées — faisant écho aux célébrations du Bicentenaire de l’indépendance du Pérou déclarée le 28 juillet 1821 — ont exploré les deux siècles d’histoire politique et sociale, culturelle et artistique à partir d’images populaires, de peintures, de photographies, de films, de lettres, de multiples témoignages recueillis à partir des premières décennies de l’Indépendance du Pérou.

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De PArC 2022 à Younique

par Alain Cardenas-Castro

Quarante-cinq galeries au neuvième PArC. Une seule galerie française orientée Pérou et échanges Est-Ouest donne le ton d’une meilleure visibilité sur la création contemporaine qui rassemble tendances hispanisantes et pluriethniques.

La neuvième édition de PArC, Peru Arte Contemporáneo, a eu lieu du 20 au 24 avril 2022. Intégrée à l’univers Pinta — nom donné à cette plateforme englobant Pinta Miami et Baphoto pour regrouper ses événements afin de renforcer son objectif d’expansion de l’art latino-américain depuis plus de 15 ans —, Pinta PArC sera bientôt rejoint par Pinta Sud au Paraguay et Pinta Basel en Suisse. La foire d’art internationale la plus remarquable du Pérou s’est caractérisée par un programme expérimental ambitieux. Pinta PArC qui se positionne parmi les plateformes d’échange culturel les plus pertinentes du moment s’est tenue durant une semaine à la Casa Prado au cœur du quartier de Miraflores à Lima.

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Xiao Qian (1910-1999) : « L’homme qui aimait les chiens ». « Ai gou zhe », nouvelle.

Laurent Long (traducteur)

De fait, le pékinois qui s’était couché bien à l’aise sur ses genoux était une franche horreur. Hirsute et mal peigné, sans parler de ses yeux parfaitement idiots, ce qu’il avait de plus horripilant était son museau aplati, cette large gueule aux babines retroussées. Depuis son arrivée à la maison, je n’y avais plus même prêté attention ; encore moins l’avais-je caressé. Seulement, je lui avais donné un coup de poing quand je l’avais surpris à fourrer la langue dans le panier de courses que venait de rapporter la mère Zhou.

« Arrête ! On n’a pas un chien pour le battre ! »

L’ami des chiens, qui l’avait amené là, prit feu. Il se précipita pour serrer cette affreuse petite bestiole sur son cœur, la flattant, la caressant de la main, comme si l’animal sortait d’une terrible humiliation.

« J’adore les chiens ! » se justifia-t-il. Il se mit à raconter comment il avait eu un chien tout noir de poil dans sa maison natale du Henan, il y avait dix ans de cela. « Souvent, ses yeux brillaient la nuit » poursuivit-il. Le jour, l’animal dormait sous la carriole à mule. Lui donnait-on des coups de pied qu’il ne bougeait pas plus qu’une nouille. Mais c’est la nuit qu’il en imposait.

« Pfft ! D’un bond, il était sur la crête du mur. »

Nous levâmes tout à coup la tête ; le pékinois sur le cœur de l’ami des chiens en poussa deux jappements, comme pour faire l’enfant gâté.

« Un soir, on a perdu le chien noir. » Le cynophile ajouta : « Certain qu’un salopard de voisin avait fait un mauvais coup ; ils crevaient tous d’envie que j’aie un si beau chien. »

(A ce moment de l’histoire, nous avions tous regagné la maison ; l’ami des chiens nous avait suivis.)

« Et après ?  coupa la mère Zhou

– Il a bien fallu le chercher ! » Il expliqua comment on avait pensé à tous les moyens. A la fin, un soir — non, en pleine nuit — il rêva qu’il entendait des cris plaintifs et comme un bruit de griffes à la porte de la rue. Il jeta un vêtement sur ses épaules et se leva. De fait, une chose hirsute aux yeux brillants se précipita vers lui.

Il en était là de son récit quand on entendit un bruit de griffes à l’extérieur du mur écran[1] de la cour. Ce grattement fut suivi d’un chien de ferme se faufilant en frétillant de la queue. Il avait tout l’air d’un chien errant en quête de nourriture.

C’est alors que la face de cet amoureux des chiens révéla sa fureur. Il posa tout doucement son pékinois à terre et se dirigea à pas feutrés vers l’arrière de la porte écran. Personne n’avait deviné qu’il y avait disposé des munitions à portée de main : des pierres aux arrêtes bien tranchantes.

D’une main assurée, il se saisit d’une poignée de cailloux et passa le seuil.

Pauvre chien errant ! Il se mettait à flairer d’agréables fumets, la mauvaise conscience dans les regards qu’il jetait de tous côtés. Juste au moment où il longeait le mur, un premier caillou siffla vers lui, le manquant. Il fit demi-tour et détala la queue basse.

Comment notre ami des chiens l’aurait-il laissé échapper à si bon compte ? Encore plus cruel, un deuxième caillou suivit le premier : cette fois, il avait dû atteindre la patte arrière du chien. On n’entendit qu’un hurlement aigu, il disparut par la porte écran, aboyant dans sa fuite. Il semblait crier grâce tout en appelant à l’aide.

Octobre 1936.

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Cinq artistes français : des reflets de l’art contemporain

L’importante exposition estivale du centre culturel de Chenghua est intrigante à plus d’un titre, d’une part, elle va mettre en parallèle la création taiwanaise et internationale, de l’autre, elle va mettre en présence des artistes très différents.

Pour ce qui a trait aux 5 artistes français résidant dans l’hexagone, deux femmes et trois hommes, la sélection permet d’appréhender diversité géographique, Alain Cardenas-Castro est Parisien, deux autres, Viola Corp et Marc Brunier-Mestas, vivent à Riom dans le centre de la France, deux autres enfin sont dans le sud du pays, Irène Faivre et Christian Cerisola sont proches de Montpellier.

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Dong Baichuan, artiste et chercheur, un parcours entre peinture et ethnographie

A propos de la soutenance de thèse du 17 décembre 2021 qui confère à ce créateur le titre de docteur du Muséum national d’Histoire naturelle, spécialité anthropologie culturelle.

董百川,艺术家和研究员,绘画与民族学之间的旅程。 关于2021年12月17日的论文答辩,授予这位创作者国家自然历史博物馆博士,专业文化人类学。

par Christophe Comentale

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[Colloque] Bande dessinée en Asie orientale / Comics in East Asia

Notre consoeur, Marie Laureillard participe au colloque international qui aura lieu au musée du quai Branly – Jacques Chirac, Paris, le 14 octobre prochain, Bande  dessinée  en Asie  orientale   / Comics in East Asia.  Elle en est l’un des quatre membres organisateurs.

Elle présente un auteur taiwanais sous l’intitulé suivant :

L’esthétique du wuxia en bande dessinée : l’exemple de Chen Uen [Zhèng Wèn en phonétique pinyin, 鄭問 (1958-2017)].

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A propos des publications des années 1970 en Chine

par Christophe Comentale

Il est, depuis une bonne vingtaine d’années, fréquent de souligner l’excellence de l’édition chinoise, un créneau chronologique en phase avec l’entrée de la Chine à l’Organisation mondiale du Commerce, en 2001. Moins citée, moins connue à l’étranger, une édition populaire florissante a existé dès que la République a remplacé l’Empire, durant les premières décennies du 20e siècle. Propos sur une esthétique de la reprise.

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Les Editions du Fenouil. Naissance d’une nouvelle collection, « Réceptions », des monographies entre Est et Ouest

par Christophe Comentale

 

Lieu de diversité textuelle et iconographique, creuset de sujets entre textes et image, les éditions du Fenouil ont fait leur apparition en 1985. Depuis plusieurs années, elles ont acquis une visibilité saisonnière ou plus vivace qui contribue de donner vie à des livres de types différents.

 

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A propos de « Murmure », œuvre de Pierre-Yves Coustère

par Alain Cardenas-Castro

La récente mise en valeur de l’œuvre peint et dessiné de Pierre-Yves Coustère nous amène à nous pencher sur une composition singulière de ce créateur fécond et discret mais collectionné dès les années 1980. L’analyse de Murmure, redonne toute son actualité à cet œuvre que densifient deux tendances majeures, des nus masculins dessinés ou peints avec une précision néoclassique digne de ceux d’Hippolyte Flandrin ou au fil d‘architectures insensées attaquées par les réseaux de signes qu’aurait affectionnés Tàpies.

Dès son adolescence, Pierre-Yves Coustère (1938, Pau – 2017, Paris) (ill.1) décide assez vite de se tourner vers la danse : il a assisté à une représentation du Lac des cygnes, il a tout juste treize ans et décide de monter à Paris étudier cet art et aussi de s’essayer au théâtre. Après un retour à Pau, il adopte Paris, où il vivra et travaillera Il exprime depuis un âge tendre son intérêt pour le dessin et la création picturale (Comentale, 2020).

(ill. 1) Pierre-Yves Coustère, Autoportrait, huile sur toile

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