陈向京敦煌设计师
par Christophe Comentale
Les grottes de différents sites, Mogao, Yulin, valent à Dunhuang un attrait constant, celui d’un public important. Il n’empêche qu’en ces lieux campés au beau milieu du désert, l’accueil est un point non négligeable pour les visiteurs de cette oasis.



Ci-dessus, de gauche à droite. (ill. 1 à 3) le designer Chen Xiangjing dans son atelier


Ci-dessus, de gauche à droite. (ill. 4 et 5)
Redonner vie à un lieu historique n’est pas chose aisée : le tourisme de masse n’est, en effet, pas une solution envisagée par les autorités qui préfèrent restreindre les flux enthousiastes de visiteurs. Selon les générations, l’attention portée aux scènes bouddhiques varie beaucoup… Même si la ville de Dunhuang à quelque 17 km de Mogao devient de plus en plus fréquentée, les constructions à plusieurs étages se remarquent aussi, de même des magasins assurent aux citadins en poste ou aux touristes une vie agréable. Sur le site de Mogao, les bâtiments de l’Académie des sciences sont à dix minutes à pied des grottes, ce qui vaut es conditions optimales d’étude pour les chercheurs chinois et les collègues étrangers invités sur le site. Les peintres-copistes ne sont pas oubliés : outre leur travail de copiste, ils sont aussi artistes et cherchent des lieux qui leur permettent de continuer leur création. Une quinzaine d’ateliers ont été construits à un quart d’heure en voiture du centre-ville. Un designer talentueux, Chen Xiangjing (ill.1 à 3), est en charge de ces lieux autres. Sans perturber ces paysages de sable où les troupeaux de mouton paissent (ill.4) encore, des ateliers en pierre et couleur du pays, cette couleur ocre doux (ill.5), a permis de faire sortir du sol ces lieux professionnels dont le rez-de-chaussée allie espace galerie, salon, tandis qu’au 1er étage sont les pièces à vivre (ill.6 à 10). Ensuite, à chacun de mettre sa touche de vie !
Ci-dessus (ill. 6 à 10)
A quelques centaines de mètres, un hôtel a surgi des sables, une même approche quant aux habitations. Chen Xiangjing a dessiné toutes les pièces d’ameublement (ill.11 à 18). Les tapisseries et céramiques se sont inspirées de l’iconographie des grottes (ill.19)[1] pour leur polychromie qui est allée à l’essentiel. Une belle façon de rendre ce lieu vivant.
Ci-dessus (ill. 11 à 18)
[1] grotte 257 Ruru jakata (détail), ca 500. Il s’agit de l’histoire du cerf d’or qui, traversant une rivière, a sauvé un homme qui s’y noyait, en le ramenant au rivage. L’homme tombe à genoux et remercie le cerf qui est une des apparitions du Bouddha. L’histoire est tirée de jakata ou vies antérieures du Bouddha [Ruru jakata]. L’environnement, somptueux, donne une place prépondérante à la narration, la nature devenant une scénographie propice à la mise en valeur du récit. Le designer a pu, ainsi, parfaitement isoler ces éléments en conservant ces couleurs (ill. 7 et 10) qui se prêtent à l’environnement dépouillé des ateliers et pièces d’habitations de l’hôtel.













