Quelques considérations éparses sur le corps

DE LA TÊTE AUX PIEDS

par Christophe Comentale

Les addictions sont toujours les mêmes, entre ceux qui matent et ceux qui exhibent, ça se rejoint assez bien, et surtout, le jeu dure, ne cesse de se développer, de s’intensifier pour mourir puis renaître ici et là. Les graines parfois déposées, malencontreusement ou à dessein, vont s’incruster et ça repartira, autrement, mais toujours entre sadisme et masochisme, toujours vers deux pôles concomitants, complémentaires, à l’égal du yin et du yang.

Entre le souvenir d’une visite au Rijksmuseum et quelques regards sondés, scandés lors de parcours urbains, voire intraurbains récents, les éléments du réel se sont mis en place quasiment tout seuls…

Comme de coutume, entre une installation suscitée sur une durée éphémère dans un lieu idoine et la disposition de type scénographique d’une œuvre, dans un contexte privé, les éléments de coordination, d’union, sont à peu près constants. De là naît un parcours nécessaire, fût-il invisible.

Des expressions éclatées

Ainsi Johan Gregor van der Schardt, s’est déchargé de son envie d’exister in perpetuum, en laissant sa trace à Nuremberg où il évolue entre 1530 et 1581, faisant son travail de sculpteur pour le compte du monarque, alors Maximilien II.  Apparemment consciencieux, il trouve le temps de nourrir son ego avec un Autoportrait (ill.1) exécuté vers 1573, rendu à la moitié de la grandeur réelle. Cette terre cuite peinte donne un reflet assez banal de soi, mais qui dénote aussi une sûreté de son propos. Tout comme une patience dans les équipages impériaux et aussi une condition physique qui semblent le faire largement s’isoler dans des pensées plus intimes si l’on en juge à la direction portée vers une zone de retrait au social…

(ill. 1)
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Guy Girard, Onze chasses aux dragons des nuées et des temples. Compte-rendu en passant

par Christophe Comentale

L’exposition qui a lieu à la galerie [cogestion municipale-privée] de la rue des rosiers à Saint Ouen en septembre 2022 regroupe les œuvres de deux plasticiens, Thierry Pertuisot et Guy Girard. Si le premier « offre des visions tantôt kaléidoscopiques tantôt cloisonnées d’un univers foisonnant : minéral, végétal, aquatique », c’est du deuxième qu’il sera question ici et de sa vision particulière d’une Chine repoussante et magnétique.

« Ce n’est pas aux beaux-arts que l’on apprend à peindre, c’est lorsqu’on en sort que les choses changent ». Guy Girard, Propos de pas de porte, inédit.

(ill. 1)

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Une revue singulière Le bois gravé. A l’honneur dans le n° 32 Médéric Bottin, « l’homme qui sait faire vibrer le bois »

La dématérialisation des données savamment entreprise par nos édiles depuis plusieurs décennies présente un avantage : nous pourrons aller partout les mains vides ou ne plus aller nulle part si l’on continue ainsi, — tout étant virtuel — cela dit, la situation ne devrait que compliquer davantage le regard sur les œuvres originales si l’on se range à cette étrange attitude qui oublie à la base de tout cela le goût, l’envie, le plaisir…

En marge à ces nouveaux standards découlant de nouvelles modélisations socioéconomiques, d’autres continuent de faire leurs preuves, et, de cette attitude hédoniste naissent encore et toujours des œuvres qui disent le plaisir des choses et de la vie !

(ill. 1) Médéric Bottin à la fondation Taylor, juin 2022 (cl. ChC)

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Cinq artistes français : des reflets de l’art contemporain

L’importante exposition estivale du centre culturel de Chenghua est intrigante à plus d’un titre, d’une part, elle va mettre en parallèle la création taiwanaise et internationale, de l’autre, elle va mettre en présence des artistes très différents.

Pour ce qui a trait aux 5 artistes français résidant dans l’hexagone, deux femmes et trois hommes, la sélection permet d’appréhender diversité géographique, Alain Cardenas-Castro est Parisien, deux autres, Viola Corp et Marc Brunier-Mestas, vivent à Riom dans le centre de la France, deux autres enfin sont dans le sud du pays, Irène Faivre et Christian Cerisola sont proches de Montpellier.

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Libres comme l’Art

Compte-rendu d’exposition

par Alain Cardenas-Castro et Christophe Comentale

Du 29 novembre 2021 au 29 janvier 2022 a eu lieu en l’Espace Niemeyer sis au siège du PCF (Parti communiste français), place du Colonel Fabien à Paris, l’exposition Libres comme l’art. Pour l’occasion, un ensemble d’œuvres provenant de fonds divers a fait l’objet d’un regroupement unique d’œuvres qui reflète la volonté politique d’une commémoration du centenaire du PCF et à l’initiative du sénateur Pierre Laurent[1] (1957, Paris), dont il est le secrétaire général..

Ce type de manifestation est révélateur du besoin des environnements politiques de s’accompagner d’un contexte au sein duquel la culture s’avère un moteur de diversité, de bonheur et aussi de source de justice…

Siège du PCF (achevé en 1971), Paris. Architecte Oscar Niemeyer

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À l’arrache, 6e édition. Historique et développements induits

par Christophe Comentale

Depuis plusieurs décennies, les montages de grands projets institutionnels peu participatifs — un temps tolérable — ne cessent de reprendre le dessus sur toute entreprise individuelle. Parfois, a contrario de ce schéma, des mélanges plus conviviaux font leur apparition… À l’arrache est l’un de ceux-là. Pourvu qu’il continue de cette façon vertueuse et solidaire…

Sérigraphie murale de la manifestation

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DERNIERE et FIN / Edwige Pluchard > Au musée chinois du quotidien

A la fin du mois de décembre 2021 aura disparu un musée d’où les souverains chinois sont évincés par la production des objets du quotidien, alors dignes d’un regard. Avec son attention à la Chine du quotidien, François Dautresme a montré qu’un objet populaire peut être beau quel que soit le matériau dans lequel il a été fabriqué.

par Alain Cardenas-Castro [1]

Résumé des épisodes de cette histoire à travers une galerie des portraits de ceux qui ont permis à ces pièces d’être conservées jusqu’en cette année 2021.

Ces pièces, Edwige Pluchard en a figé la présence avec une série d’œuvres réalisées récemment.

● Chronique d’une résurrection annoncée

François Dautresme

Comme l’a souligné Marie Laureillard dans un article récent, « François Dautresme (1925-2002) (ill.1) a très probablement hérité de son oncle Jacques Dautresme, capitaine au long cours, sa passion pour la Chine, où il entreprend dès les années 1960 — en 1963 — de collecter des milliers d’objets révélant l’ingéniosité créative du peuple chinois. Fondateur de la Compagnie française de l’Orient et de la Chine, en  homme d’affaires avisé, à la fois ethnologue et designer, il constitue au fil des ans une collection d’une dizaine de milliers d’objets fabriqués dans les matériaux les plus variés, allant des fibres textiles à la céramique, au bois et au métal (…). Dès son enfance, il est passionné par les objets et la nature », rappelle sa cousine Françoise. « Leur beauté secrète l’intéresse plus que l’abstraction et les livres. Or, les objets s’échangent. Il deviendra donc collectionneur et marchand, comme on l’était à l’époque des Routes de la soie. Mais les affaires restent l’instrument de sa passion, jamais sa vie. » Sensible à leur perfection technique, il tente de conférer une certaine cohérence à sa collection afin de mieux illustrer ce qu’il appelle « le système chinois », c’est-à-dire un réseau homogène d’objets usuels combinant les lois naturelles au génie humain. Mû par une curiosité insatiable, il recueille durant près de quarante ans ce patrimoine anonyme qu’il craignait de voir disparaître en parcourant inlassablement les campagnes, de la Mongolie intérieure aux régions méridionales, consignant soigneusement dans des cahiers qui forment un journal de bord unique la moindre acquisition ainsi que les contacts pris en amont. « J’aime me perdre. J’aime marcher. J’aime aller voir. J’aime entrer chez les gens. J’aime découvrir. », disait-il.

Ill. 1. François Dautresme parmi 5 ou 6 des 100 casiers d’exposition (ca 2000). Ces mêmes casiers ont été utilisés dans l’entrepôt de Saint-Denis comme, également,  lors de la vente Piasa.

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De la diversité de la littérature grise : à propos des collages du quartier Goutte d’Or – Château Rouge. L’hommage anonyme aux Péruviens Bryan Pintado Sánchez et Inti Sotelo Camargo

par Alain Cardenas-Castro


(ill. 1 et 2) En memoria – x – tu muerte no será en vano tu lucha la seguimos nosotros. Bryan Pintado Sánchez (1998-2019) et Inti Sotelo Camargo (1996-2019), impressions n/b format A4.


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Portraits d’hier et de demain (5) « Au-delà de l’indigénisme. Manuel Gibaja, un passeur de culture »

par Alain Cardenas-Castro

Afin de poursuivre la galerie de portraits choisis dans le panorama de la création plastique contemporaine péruvienne, j’ai décidé de faire écho à l’exposition intitulée Global(e) Resistance, programmée au centre Pompidou. Mon choix s’est porté sur le plasticien péruvien, Manuel Gibaja, grand oublié parmi cette sélection d’artistes effectuée par les commissaires d’exposition, Alicia Knock, Yung Ma et Christine Macel[1] suivant la thématique proposée.

(ill. 1) Cusqueñita, aquarelle de Manuel Gibaja

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Œuvres magiques et polychromes d’Alain Cardenas-Castro. Papiers, livres d’artiste, sculptures et autres supports

Géographie éphémère, Galerie Younique, 65 rue Pascal 75013 Paris, du 13 septembre au 17 octobre 2020

compte-rendu par Marie-Paule Peronnet

(ill. 1) Géographie (2020), feutre, crayon graphite, linogravure, acrylique sur papier chinois, 78 x 70 cm. © Jean-Christophe Domenech.

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