TRUONG DINH HAO : UN ART ENTRE RURALITE ET SYMBOLISME

par Christophe Comentale

Truong Dinh Hao (Hanoï, 1937-2022), diplômé de l’Université des Beaux-Arts du Vietnam, Hao s’intéresse très tôt au dessin et développe une activité de peintre. Il rejoint en 1982 l’Association des Beaux-Arts.

Truong Dinh Hao entretient un lien très constant, assez naturel avec le thème et l’environnement rural. Au fil des ans, l’inspiration de l’artiste pour la campagne est toujours forte et directe. Cet environnement naturel est à portée de pinceau et reste ainsi une source d’inspiration aux multiples variantes pour son travail.

(ill. 1) Truong Dinh Hao. Le buffle (circa 1990), gouache sur papier, 48 x 66 cm (coll.Thái San)
Continuer la lecture

OBJETS ET COLLECTION (8) « La jeune courtisane », d’après Xavier Sigalon

年轻的艺伎和她的黑人仆人 (法国浪漫学校) 在Xavier Sigalon(法国浪漫学校)西加隆之后布面油画,原作尺寸为 121 x 154 厘米。 
原版油画旧副本的尺寸::82 x 101 cm
La jeune courtisane, d’après Xavier Sigalon (école française romantique)
Huile sur toile, l’œuvre originale mesure 121 x 154 cm, la copie, 82 x 101 cm
(cette photo a été prise dans un espace de musée privé parmi des objets antiques) (这张照片是在古董文物之间的私人博物馆空间拍摄的)
Continuer la lecture

OBJETS ET COLLECTIONS (6). A propos d’une découverte récente : une huile sur panneau de Michaut

关于最近的发现:米肖的油画

关于历史对美术的影响

par Christophe Comentale

该网站已进入第 8 个年头。发表文章250余篇。数以万计的用户。这个沉默的网站,但充满了我们传播知识的愿望所选择的图像和内容,应该被视为符合国家利益……由于我们很乐观,让我们看看文化部这边的情况将如何发展.

祝您阅读愉快,这次是法语或中文。创始人:阿兰·卡德纳斯-卡斯特罗和克里斯托夫·柯孟德.

Le site en est à sa 8e année d’existence. Plus de 250 articles publiés. Des dizaines de milliers d’utilisateurs. Site muet mais nourri d’images et de contenus choisis par notre volonté de diffuser des connaissances, devrait être jugé d’intérêt national… Comme nous sommes optimistes, voyons comment les choses vont évoluer du côté du ministère de la culture…

Bonne lecture, cette fois-ci en français ou en chinois.

Les fondateurs : Alain Cardenas-Castro et Christophe Comentale

Continuer la lecture

Entre gravure et peinture, les monotypes d’Astrid de la Forest

par Christophe Comentale (*)

在雕刻和绘画之间,阿斯特丽德·德拉福雷斯特(Astrid de la Forest)的单版画

作者:柯孟德

L’histoire de la gravure et de l’imprimerie en Occident est riche de plusieurs centaines d’années qui ont toutes permis des développements techniques et esthétiques divers. Si la gravure sur bois reste l’un des principaux vecteurs de la production et de la diffusion des images, la taille douce et tout autant les techniques d’impression à plat comme la lithographie et la sérigraphie, voire l’estampage, ont ajouté leurs spécifications propres. A mi-chemin entre trace peinte et gravure, le monotype ajoute sa présence ambiguë à cet ensemble de possibilités. Les créateurs ont su ainsi, entre accident, hasard aussi, manifester leur talent, concrétiser des envies, en produisant des œuvres inattendues et toujours source de plaisir.

阿斯特丽德·德拉福雷斯特传记摘要

阿斯特丽德·德拉福雷斯特(Astrid de la Forest)是一位绘图员,画家,也是一位雕刻家,她的职业生涯非常密集。 在巴黎高等艺术学院学习后,她担任教师,她还与巴黎国立高等装饰艺术学院的创造者兼主席理查德·佩杜齐(Richard Peduzzi)合作创作了剧院布景。1990 年至 1999 年,她还担任法国 2 电视频道的 巡回法庭的肖像画家,自 2016 年以来,她一直是法兰西学院的成员,她是第一位当选为美术学院的女雕刻师,她是该机构 2022 年的主席。除了作为画家的职业生涯外,自 1995 年以来,他对雕刻的浓厚兴趣还体现在使用不同技术的方法上,包括在金属、间接雕刻铜版画、干点上蚀刻,尤其是碳化硅,这使他能够制作大幅面。单一设计是这些通常唯一的倍数的扩展。

(ill. 1) Astrid de La Forest dans son atelier
Continuer la lecture

« La rencontre », peinture orientaliste et commémorative

邂逅,东方主义和纪念画

par Christophe Comentale

(ill. 1) Giulio Rosati (attr.), La rencontre (ca 1900-1902), huile sur toile, 67 x 104 cm
朱利奥·罗萨蒂(Giulio Rosati),《邂逅》(约1900-1902年)67 x 104 cm, 布面油画

Lors d’un déplacement en Bretagne, j’ai eu la surprise de découvrir une peinture à l’huile représentant des Européens et des Orientaux dialoguant sur un camp (ill. 1 et 4). L’entrevue semble solennelle, traduite dans un style qui renvoie à l’influence de la peinture orientaliste au 19e siècle. De l’avis d’artisans restaurateurs de tableaux auxquels la peinture à l’huile a été montrée, cette œuvre daterait de la toute fin du 19e siècle ou du début du 20e siècle. Le délicat problème de sa signification s’est posé et se pose encore en raison du contexte historique et stylistique qui s’attache à cette œuvre à la fois témoignage sociologique et esthétique.

Le traitement du sujet renvoie assez immédiatement à ce que l’on appelle la peinture orientaliste, c’est-à-dire un type d’œuvre profondément liée au voyage. Ce voyage va nous mener à développer différents aspects humains et techniques.

Continuer la lecture

A propos du Journal de Matteo Ripa : avec ou sans image ?

par Christophe Comentale

Voilà plus de deux ans, un éditeur m’avait proposé de rédiger un article sur le parcours spirituel et humain de Matteo Ripa (ill.1). Le contenu était relatif au Journal que le missionnaire a tenu de ses déplacements, notamment en Chine. Ripa décrit sur plusieurs chapitres la réalisation d’une série d’eaux-fortes pour l’empereur de ce pays. Hélas, l’éditeur a présumé de ses forces, et, m’a annoncé ne pas pouvoir aller au bout de ce projet. Je livre cet ensemble de réflexions aux lecteurs du blog. Bonne lecture. Si l’un ou l’une d’entre vous est libraire, éditeur, diffuseur, … et veut reprendre le flambeau, cela est possible.

Continuer la lecture

OBJETS ET COLLECTIONS (5). Une nomination mandarinale (Chine, fin 19e s.)

Gravure sur bois en couleurs, 50,5 x 45 cm. Original peint au lavis sur papier, monté en rouleau après marouflage.

par Christophe Comentale

UN DES RÔLES de la gravure sur bois, en particulier de la gravure de Nouvel an chinois, est de commémorer les événements qui se produisent au fil de l’existence. Il en va ainsi lors de la nomination de fonctionnaires. Ces nominations décident de l’avenir d’individus représentant le pouvoir impérial à tous les échelons possibles du pays,

(ill. 2)
Continuer la lecture

Découverte d’un portrait de Kees van Dongen par Zhang Hua.

Parallélismes Est-Ouest

par Christophe Comentale

En cours de parution, une monographie (ill.1) relative au peintre et dessinateur Zhang Hua (1898-1970) doit apporter et concentrer des éléments multiples sur l’œuvre peint de cet artiste talentueux. En marge de cette parution, la découverte d’un portrait de van Dongen cerne d’une attention différente l’œuvre de ce grand peintre moderne chinois.


Ci-dessus, de gauche à droite. (ill.1) Zhang Hua. Essai. Préface d’Emmanuel Lincot, parties liminaires et textes de Christophe Comentale. Paris : Ed. du Fenouil, 2024. 84 p. : ill. en coul. Bibliog ; (ill. 2) Zhang Hua, Portrait de van Dongen, s.d., huile et lavis sur papier, 32 x 22 cm (coll. privée. Paris) ; (ill.3) Kees van Dongen, Autoportrait, 1898, aquarelle sur papier, 36 x 26 cm. Œuvre proposée à la vente sur le site de mutualart.com


Continuer la lecture

ARCHIPEL, sculptures et dessins de Jean Anguera

L’exposition Archipel, musée de la carte à jouer et médiathèque d’Issy-les-Moulineaux, du 22 novembre 2023 au 11 février 2024.

Fils d’un père statisticien chercheur en médecine, Jordi Anguera, d’une mère sculptrice, Pierrette Gargallo et petit-fils du sculpteur aragonais Pablo Gargallo, Jean Anguera (1953, Paris) affirme très tôt son goût pour le modelage.

Dès 1967, sa mère l’inscrit aux séances de modèle vivant à l’Académie de la Grande Chaumière. De 1971 à 1978, il suit une formation d’architecte, obtient son diplôme, mais fréquente parallèlement l’atelier du sculpteur César à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Architecte Il n’exercera pas ce métier, choisissant, dès 1979, de se consacrer exclusivement à la sculpture. L’architecture conserve toutefois une forte influence sur ses recherches sculpturales et en particulier avec l’idée même de représentation qu’il avait développée pour son diplôme d’architecte exposant les relations privilégiées entre conception et moyen d’expression.

En 1977, il expose pour la première fois ses sculptures avec celles de Laure de Ribier au musée Ernest-Rupin de Brive.

Il est marqué particulièrement par l’enseignement de Jacques Bosson, architecte et scénographe, et les cours de Jacques Lecoq et Gérard Koch. Lauréat en 2012 du Prix Simone et Cino del DUCA de Sculpture pour l’ensemble de son œuvre. Il est élu le 27 février 2013 membre de l’Académie des Beaux-Arts au fauteuil du sculpteur François Stahly et reçu sous la Coupole le 10 décembre 2014 par son confrère sculpteur Antoine Poncet.

Jean Anguera, Neige (2010), techniques mixtes sur papier, 39 x 51 cm
Continuer la lecture

OBJETS ET COLLECTIONS (4). Main d’enfant (1862), un moulage sur le vivant de Jean-Benjamin Stahl (1817-1893)

par Alain Cardenas-Castro

Jean-Benjamin Stahl est né en 1817 à Strasbourg. En 1843, à l’âge de 26 ans, il s’installe à Paris. Quelque temps après son arrivée, il est employé au Muséum d’Histoire Naturelle en tant que préparateur et assiste le mouleur Parfait Merlieux (1796-1865). La qualité de son travail lui vaut de devenir chef de l’atelier de moulage du Muséum en 1857, un poste qu’il occupera jusqu’à son départ à la retraite en 1890. Pendant 47 ans, Stahl réalise des moulages qui viennent enrichir les collections d’anthropologie, de zoologie, de paléontologie et de minéralogie. Malgré cette activité foisonnante de praticien, Stahl reste méconnu comme de nombreux autres auxilliaires scientifiques, employés de cette prestigieuse institution.

Stahl, qui maîtrise parfaitement la technique du moulage pour laquelle il se passionne, œuvre aussi bien sur le vivant que sur le non-vivant. Il s’ingénie à faire évoluer la technique du moulage en inventant de nouveaux procédés. En 1852, une des neuf médailles qu’il reçoit au cours de sa carrière est une distinction venant récompenser son travail innovant pour l’emploi du chlorure de zinc. Un produit qu’il décide d’utiliser vers 1850 lors de la reproduction de pièces anatomiques. Il met au point cette technique appliquée aux dissections en imbibant les préparations de ce composé chimique avant moulage.

En 1856, Le prince Napoléon Joseph Charles Paul Bonaparte (1822-1891), cousin germain de l’empereur Napoléon III, demande à Stahl de rejoindre la commission scientifique de l’expédition qu’il mène dans les mers du Nord avec la corvette à vapeur La Reine Hortense et l’aviso le Cocyte. Un voyage qui passe par l’Ecosse, l’Islande, l’Ile de Jean Mayen, le Groënland, les Îles Féroé et Shetland et les pays scandinaves. L’expédition comprend des peintres et des journalistes qui s’ajoutent à la commission scientifique dont il fait partie en tant que mouleur du Jardin des Plantes. Une commission scientifique comprenant des naturalistes, un hydrographe, un géologue et le photographe du Muséum Louis Rousseau[1] (1811-1874). Stahl écrit dans un texte de 1857 accompagnant l’inventaire de ses moulages réalisés pendant l’expédition :  » J’eus pour mission, dans le voyage des mers du Nord, de mouler les types de races ».

Durant le voyage, Stahl réalise des moulages, ils sont nombreux et de différents types : empreintes de pièces de musée, moulages d’animaux et moulages anthropologiques au sein des populations visitées. Tous les moulages de Stahl seront présentés lors de l’exposition organisée au Palais-Royal par le prince Napoléon suite à l’expédition. A partir de là, Stahl est promu chef de l’atelier de moulage du Muséum.

A une époque où se multiplient les exhibitions ethnographiques et se développe l’anthropologie physique, Stahl continue de mouler sur le vivant.


(ill. 1) Manuel, un des deux Botocudos avec Marie, moulés par Stahl et peints par Formant en 1845 au Jardin des Plantes (n° inv. MNHN.HA.1126). Le couple de Botocudos a été photographié par Eugène Thiesson en 1844.


Continuer la lecture