Galerie d’art, Le bonheur est dans l’instant, 72, rue Amelot, Paris 11e
Affiche de l’exposition. Collage et acrylique, 70 x 50 cm
Peintre, graveur, sculpteur, performer, écrivain, Patrice Huguier (Paris, 1938) (ill. 1) est bâtisseur aussi ! Quelle que soit la discipline approchée, la technique utilisée, ce créateur polymorphe est un constant prestidigitateur qui n’hésite pas à créer ses propres espaces d’exposition …
par Christophe Comentale, coordination éditoriale Alain Cardenas-Castro
Les alternances entre une approche figurative ou abstraite de l’art ne cessent d’éclairer d’un jour nouveau l’œuvre d’artistes disparus et redécouverts lors d’une réapparition de leur création sur le marché. Les œuvres sont alors livrées aux regards multiples, entre l’indifférence et un intérêt exacerbé… Ainsi en va-t-il des quelque deux mille dessins laissés par Yvonne Bilis Régnier (1926-2017) et sa compagne Dominique Dalozo, disparue en 2017. Un reflet entre les œuvres maniéristes peuplées de créatures divines ou les dessins raffinés d’Hercules Seghers (ca 1590, Harleem – 1638, Amsterdam) et de Georges Rubel (1945, Paris). Sans oublier pour autant des êtres inquiétants nés de profondeurs et abysses proches de Johann Heinrich Füssli (1741-1825) ou de postsurréalistes.
Ci-dessus, de gauche à droite. Yvonne B. Régnier, Paysage (1991), technique mixte, 22,5 x 37,5 cm, œuvre datée au coin infr gauche du verso, coll. privée ; Yvonne B. Régnier, Divinité face à l’arbre (1988), 27,5 x 38 cm, monogrammé YBR au coin inférieur droit, coll. privée.
Rijksmuseum, Amsterdam, 27 septembre 2024 – 12 janvier 2025.
75 pièces asiatiques choisies parmi des collections internationales Est-Ouest sont exposées au Rijksmuseum pour créer un paradis sur terre. Un florilège de pièces étonnantes dont la scénographie sait être entre spiritualité et paraître.
Compte-rendu de Christophe Comentale, coordination éditoriale Alain Cardenas-Castro
(ill. 1) Bouddha, musée national de Bangkok.
Jeux de mains durant le montage de l’exposition, ici déplacement d’un bouddha thaïlandais (14e s.) provenant des collections du Rijksmuseum.
Les prémices d’un rapprochement de l’art et du verre se situent aux alentours de 1850, il faut cependant attendre la fin des années 1960 pour que les œuvres en verre Art nouveau et Art déco aient la faveur d’un public désireux d’autres formes, d’une autre approche à la lumière et à la polychromie. Certains verriers comme Anatole Riecke (ca 1900-1976) font l’objet d’une redécouverte intense depuis deux décennies après une période d’oubli total. Survol sur l’œuvre d’un verrier amateur de paysages terrestres et lunaires.
Anatole Riecke. Vase colonne vert gravé, signé au bas
par Alain Cardenas-Castro et Christophe Comentale.
Le rapport entre art et sciences se traduit parfois avec la comparaison d’objets produits par l’Homme. Nous avons choisi huit pièces chinoises et péruviennes d’un matériel archéologique intégré dans des collections patrimoniales. Ces artefacts issus d’époques et de lieux différents permettent d’analyser la fonction de ces objets, leur fabrication, les techniques et les matériaux mis en œuvre ainsi que les motifs de leur décor : des caractéristiques qui reflètent des comportements symboliques communs.
En premier lieu, trois planches (pl.1, 2, 3) concrétisent et accompagnent l’analyse comparative. La planche 1 regroupe les huit objets selon quatre binômes mettant en vis à vis les pièces chinoises et péruviennes. Ensuite, la planche 2 comprend deux cartes de localisation des sites archéologiques d’où proviennent les pièces choisies. Les deux cartes indiquent la situation des différentes cultures auxquelles ces pièces appartiennent en Chine et au Pérou. Enfin, la planche 3 met en contact visuel les pièces archéologiques en les reliant à leurs sites d’origine.
Les découvertes d’œuvres réalisées par les peintres actifs durant la première moitié du 20e siècle ne cessent de se multiplier au fil des disparitions qui génèrent des successions parfois importantes et se terminent, pour beaucoup, par des mises à disposition d’œuvres sur le marché de l’art, les familles étant le plus souvent démunies face à la présence forte et complexe des œuvres. Ainsi en va-t-il de cette étude réalisée pour une composition de dimensions plus importantes.
(ill. 1) Charles Blanc (Limoges, 1896 – Paris, 1966). Scène de chasse antiquisante (1953), aquarelle, mine de plomb, 12 x 37 cmContinuer la lecture →
年轻的艺伎和她的黑人仆人 (法国浪漫学校) 在Xavier Sigalon(法国浪漫学校)西加隆之后布面油画,原作尺寸为 121 x 154 厘米。 原版油画旧副本的尺寸::82 x 101 cm La jeune courtisane, d’après Xavier Sigalon (école française romantique) Huile sur toile, l’œuvre originale mesure 121 x 154 cm, la copie, 82 x 101 cm (cette photo a été prise dans un espace de musée privé parmi des objets antiques) (这张照片是在古董文物之间的私人博物馆空间拍摄的)Continuer la lecture →
Adulé de son vivant, le chanteur de théâtre Mei Lanfang [梅蘭芳], a déployé une activité artistique et sociale intense dans son pays natal, la Chine. Hormis l’Amérique, il est peu connu du reste du monde. Au hasard d’une visite place d’Aligre, une place qui accueille quelques matinées par semaine des brocanteurs, une intéressante boîte contenant un savon de qualité a attiré notre curiosité. Un témoignage d’une période révolue et du prestige d’un créateur disparu.
Ci-dessus, de gauche à droite. (ill. 1) Le chanteur de théâtre Mei Lanfang (Pékin, 1894-1961) : (ill. 2) Mei Lanfang dans le rôle de Xiang Yu dans Les adieux de la concubine [霸王別姬]
Le site en est à sa 8e année d’existence. Plus de 250 articles publiés. Des dizaines de milliers d’utilisateurs. Site muet mais nourri d’images et de contenus choisis par notre volonté de diffuser des connaissances, devrait être jugé d’intérêt national… Comme nous sommes optimistes, voyons comment les choses vont évoluer du côté du ministère de la culture…
Bonne lecture, cette fois-ci en français ou en chinois.
Les fondateurs : Alain Cardenas-Castro et Christophe Comentale