Galerie d’art, Le bonheur est dans l’instant, 72, rue Amelot, Paris 11e
Affiche de l’exposition. Collage et acrylique, 70 x 50 cm
Peintre, graveur, sculpteur, performer, écrivain, Patrice Huguier (Paris, 1938) (ill. 1) est bâtisseur aussi ! Quelle que soit la discipline approchée, la technique utilisée, ce créateur polymorphe est un constant prestidigitateur qui n’hésite pas à créer ses propres espaces d’exposition …
Exposition du 7 novembre au 14 décembre 2024, Galerie Younique, Paris. Du jeudi au samedi de 16h à 20h et sur RDV.
Une visite guidée de l’exposition Quiulacocha et une présentation du livre de Marco Garro ont eu lieu en présence de l’artiste le vendredi 8 Novembre de 10h30 à 11h30.
Marco Garro. Quiulacocha, KWY Ediciones, 2024, textes de Rosa Chávez Yacila, design Raúl Benua, 114 p. Le livre a été présenté aux Rencontres d’Arles 2024.
La fin du mois de novembre à Paris, la nuit tombe de plus en plus tôt. Ombres et lumières s’animent et scintillent au fond du passage menant à la galerie Younique*. C’est le vernissage de l’exposition du photographe péruvien Marco Garro qui présente pour la première fois les photographies de son livre Quiulacocha. Les invités sont pour la plupart latino-américains, des artistes, des historiens de l’art, un collectionneur péruvien venu de Lima pour le salon Paris Photo.
par Christophe Comentale, Coordination éditoriale Alain Cardenas-Castro
Donne ch’avete intelletto d’amore, i’ vo’ con voi de la mia donna dire, non perch’io creda sua laude finire, ma ragionar per isfogar la mente.
(Dante Alighieri, Vita Nova, chap. 19) (*).
Ce début de stance due au poète italien Dante Alighieri (1265-1321) (ill. 1) donne le contexte de raffinement précis dans lequel Dominique Irma Dalozo et Yvonne Bilis Régnier ont évolué durant les décennies de leur activité soutenue et riche de peintres. Dans une précédente livraison (S&AC, 1er novembre 2024), il a été question de l’œuvre d’Yvonne Bilis Régnier. La présente contribution s’attache à mettre en perspective une œuvre emblématique de Dominique Irma Dalozo, A la croisée des chemins.
Ci-dessus, de gauche à droite. (ill. 1) Justus van Gent (1410-1480). Portrait de Dante (ca 1474), coll. Palais ducal, Urbino ; (ill. 2) Dominique Irma Dalozo. A la croisée des chemins(1991), technique mixte sur papier, 37 x 27 cm (coll. privée), œuvre signée au coin inférieur droit et datée au verso ; (ill. 3) Edmund Leighton (1852-1922), The end of the song. Tristan et Iseult surprise par le roi Marc’h (1902), coll. privée.
par Christophe Comentale, coordination éditoriale Alain Cardenas-Castro
Les alternances entre une approche figurative ou abstraite de l’art ne cessent d’éclairer d’un jour nouveau l’œuvre d’artistes disparus et redécouverts lors d’une réapparition de leur création sur le marché. Les œuvres sont alors livrées aux regards multiples, entre l’indifférence et un intérêt exacerbé… Ainsi en va-t-il des quelque deux mille dessins laissés par Yvonne Bilis Régnier (1926-2017) et sa compagne Dominique Dalozo, disparue en 2017. Un reflet entre les œuvres maniéristes peuplées de créatures divines ou les dessins raffinés d’Hercules Seghers (ca 1590, Harleem – 1638, Amsterdam) et de Georges Rubel (1945, Paris). Sans oublier pour autant des êtres inquiétants nés de profondeurs et abysses proches de Johann Heinrich Füssli (1741-1825) ou de postsurréalistes.
Ci-dessus, de gauche à droite. Yvonne B. Régnier, Paysage (1991), technique mixte, 22,5 x 37,5 cm, œuvre datée au coin infr gauche du verso, coll. privée ; Yvonne B. Régnier, Divinité face à l’arbre (1988), 27,5 x 38 cm, monogrammé YBR au coin inférieur droit, coll. privée.
Rijksmuseum, Amsterdam, 27 septembre 2024 – 12 janvier 2025.
75 pièces asiatiques choisies parmi des collections internationales Est-Ouest sont exposées au Rijksmuseum pour créer un paradis sur terre. Un florilège de pièces étonnantes dont la scénographie sait être entre spiritualité et paraître.
Compte-rendu de Christophe Comentale, coordination éditoriale Alain Cardenas-Castro
(ill. 1) Bouddha, musée national de Bangkok.
Jeux de mains durant le montage de l’exposition, ici déplacement d’un bouddha thaïlandais (14e s.) provenant des collections du Rijksmuseum.
Clémencia Salmón, Qalachaki – A Pata Pelada, Lima : Editions GraciAngulo – Laboratorio editorial, 2024, illustrations d’Alain Cardenas-Castro et de Josué Sánchez. 190 p. S/ 69.
Clémencia Salmón présentera son ouvrage à la librairie El Virrey, Miraflores, Lima, Pérou, le 2 octobre à 19h. Elle sera accompagnée de la psychanaliste Matilde Ureta, de l’éditrice Gracia Angulo et de l’artiste Alain Cardenas-Castro.
Les prémices d’un rapprochement de l’art et du verre se situent aux alentours de 1850, il faut cependant attendre la fin des années 1960 pour que les œuvres en verre Art nouveau et Art déco aient la faveur d’un public désireux d’autres formes, d’une autre approche à la lumière et à la polychromie. Certains verriers comme Anatole Riecke (ca 1900-1976) font l’objet d’une redécouverte intense depuis deux décennies après une période d’oubli total. Survol sur l’œuvre d’un verrier amateur de paysages terrestres et lunaires.
Anatole Riecke. Vase colonne vert gravé, signé au bas
Une gravure sur bois en couleurs découverte incidemment sur un marché parisien de l’ancien est l’occasion de rappeler la présence séculaire de l’art de la gravure sur bois en noir et en couleurs en Chine et ses développements importants dès les Song (10e-12e s.), tandis que ce mode de diffusion des connaissances et d’une esthétique du raffinement se généralise sous les dynasties des Ming et des Qing. Cette présentation sommaire a pour premier but de montrer l’attrait et la complétude d’une œuvre dissociée d’un corpus comme cela apparaît au fil de recueils didactiques comme le Studio des Dix bambous ou Le jardin du grain de moutarde pour ne rappeler que deux titres désormais connus en Occident pour ces recueils didactiques.
A PROPÓSITODE ORIENTE A OESTE, EN 40 ESCENAS, UN CICLO RECIENTE DE ALAIN CÁRDENAS-CASTRO.
por Christophe Comentale
[La traducción completa del texto se da después de la versión francesa].
(ill. 1) Alain Cardenas-Castro. D’Est en Ouest, acrylique sur papier, 40 panneaux 30 x 40 cm (150 x 320 cm) (ill. 1) Alain Cardenas-Castro. De Oriente a Oeste, acrílico sobre papel, 40 paneles 30 x 40 cm (150 x 320 cm)
Fidèle à des orientations qu’il suit et développe depuis plusieurs décennies, Alain Cardenas-Castro, plasticien, dessinateur et peintre, chercheur associé au Musée de l’Homme MNHN, poursuit un travail sur les séries, celles qui structurent et enrichissent des problématiques larges, voire essentielles, sur les aléas des déplacements composant et modifiant le réel. Ainsi, D’Est en Ouest (ill. 1) propose un voyage, une pérégrination d’un point à un autre de ses racines, le Pérou et de sa culture de chercheur, l’Asie, fruit d’une esthétique évolutive qui puise à la diversité des pays traversés et devenus des points de contacts centripètes et centrifuges. Parcours dans des fragments majeurs et complémentaires allant d’est en ouest.