J’ai, cet automne 2024, effectué une mission au Pérou afin de participer à différents événements dont, d’une part, une exposition de mes dessins à Lima, et de l’autre, une rencontre avec différents artistes dans le cadre de mes recherches sur l’indigénisme, prolongement à une thèse soutenue en 2021. Parmi ces rencontres, la création de Yerko Zlatar vaut le plaisir d’une présentation en parallèle à l’exposition Tecnología Ancestral qui aura lieu le 30 novembre au Musée d’Art de Lima (MALI)*.
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Ci-dessus. (ill. 1) Yerko Zlatar modulant la disposition de ces sculptures en béton ; (ill. 2) Yerko Zlatar. La mise en place de son dispositif vidéo.
par Christophe Comentale, coordination éditoriale Alain Cardenas-Castro
Les alternances entre une approche figurative ou abstraite de l’art ne cessent d’éclairer d’un jour nouveau l’œuvre d’artistes disparus et redécouverts lors d’une réapparition de leur création sur le marché. Les œuvres sont alors livrées aux regards multiples, entre l’indifférence et un intérêt exacerbé… Ainsi en va-t-il des quelque deux mille dessins laissés par Yvonne Bilis Régnier (1926-2017) et sa compagne Dominique Dalozo, disparue en 2017. Un reflet entre les œuvres maniéristes peuplées de créatures divines ou les dessins raffinés d’Hercules Seghers (ca 1590, Harleem – 1638, Amsterdam) et de Georges Rubel (1945, Paris). Sans oublier pour autant des êtres inquiétants nés de profondeurs et abysses proches de Johann Heinrich Füssli (1741-1825) ou de postsurréalistes.
Ci-dessus, de gauche à droite. Yvonne B. Régnier, Paysage (1991), technique mixte, 22,5 x 37,5 cm, œuvre datée au coin infr gauche du verso, coll. privée ; Yvonne B. Régnier, Divinité face à l’arbre (1988), 27,5 x 38 cm, monogrammé YBR au coin inférieur droit, coll. privée.
Rijksmuseum, Amsterdam, 27 septembre 2024 – 12 janvier 2025.
75 pièces asiatiques choisies parmi des collections internationales Est-Ouest sont exposées au Rijksmuseum pour créer un paradis sur terre. Un florilège de pièces étonnantes dont la scénographie sait être entre spiritualité et paraître.
Compte-rendu de Christophe Comentale, coordination éditoriale Alain Cardenas-Castro
(ill. 1) Bouddha, musée national de Bangkok.
Jeux de mains durant le montage de l’exposition, ici déplacement d’un bouddha thaïlandais (14e s.) provenant des collections du Rijksmuseum.
A PROPÓSITODE ORIENTE A OESTE, EN 40 ESCENAS, UN CICLO RECIENTE DE ALAIN CÁRDENAS-CASTRO.
por Christophe Comentale
[La traducción completa del texto se da después de la versión francesa].
(ill. 1) Alain Cardenas-Castro. D’Est en Ouest, acrylique sur papier, 40 panneaux 30 x 40 cm (150 x 320 cm) (ill. 1) Alain Cardenas-Castro. De Oriente a Oeste, acrílico sobre papel, 40 paneles 30 x 40 cm (150 x 320 cm)
Fidèle à des orientations qu’il suit et développe depuis plusieurs décennies, Alain Cardenas-Castro, plasticien, dessinateur et peintre, chercheur associé au Musée de l’Homme MNHN, poursuit un travail sur les séries, celles qui structurent et enrichissent des problématiques larges, voire essentielles, sur les aléas des déplacements composant et modifiant le réel. Ainsi, D’Est en Ouest (ill. 1) propose un voyage, une pérégrination d’un point à un autre de ses racines, le Pérou et de sa culture de chercheur, l’Asie, fruit d’une esthétique évolutive qui puise à la diversité des pays traversés et devenus des points de contacts centripètes et centrifuges. Parcours dans des fragments majeurs et complémentaires allant d’est en ouest.
par Alain Cardenas-Castro et Christophe Comentale.
Le rapport entre art et sciences se traduit parfois avec la comparaison d’objets produits par l’Homme. Nous avons choisi huit pièces chinoises et péruviennes d’un matériel archéologique intégré dans des collections patrimoniales. Ces artefacts issus d’époques et de lieux différents permettent d’analyser la fonction de ces objets, leur fabrication, les techniques et les matériaux mis en œuvre ainsi que les motifs de leur décor : des caractéristiques qui reflètent des comportements symboliques communs.
En premier lieu, trois planches (pl.1, 2, 3) concrétisent et accompagnent l’analyse comparative. La planche 1 regroupe les huit objets selon quatre binômes mettant en vis à vis les pièces chinoises et péruviennes. Ensuite, la planche 2 comprend deux cartes de localisation des sites archéologiques d’où proviennent les pièces choisies. Les deux cartes indiquent la situation des différentes cultures auxquelles ces pièces appartiennent en Chine et au Pérou. Enfin, la planche 3 met en contact visuel les pièces archéologiques en les reliant à leurs sites d’origine.
Les découvertes d’œuvres réalisées par les peintres actifs durant la première moitié du 20e siècle ne cessent de se multiplier au fil des disparitions qui génèrent des successions parfois importantes et se terminent, pour beaucoup, par des mises à disposition d’œuvres sur le marché de l’art, les familles étant le plus souvent démunies face à la présence forte et complexe des œuvres. Ainsi en va-t-il de cette étude réalisée pour une composition de dimensions plus importantes.
(ill. 1) Charles Blanc (Limoges, 1896 – Paris, 1966). Scène de chasse antiquisante (1953), aquarelle, mine de plomb, 12 x 37 cmContinuer la lecture →
年轻的艺伎和她的黑人仆人 (法国浪漫学校) 在Xavier Sigalon(法国浪漫学校)西加隆之后布面油画,原作尺寸为 121 x 154 厘米。 原版油画旧副本的尺寸::82 x 101 cm La jeune courtisane, d’après Xavier Sigalon (école française romantique) Huile sur toile, l’œuvre originale mesure 121 x 154 cm, la copie, 82 x 101 cm (cette photo a été prise dans un espace de musée privé parmi des objets antiques) (这张照片是在古董文物之间的私人博物馆空间拍摄的)Continuer la lecture →
Le site en est à sa 8e année d’existence. Plus de 250 articles publiés. Des dizaines de milliers d’utilisateurs. Site muet mais nourri d’images et de contenus choisis par notre volonté de diffuser des connaissances, devrait être jugé d’intérêt national… Comme nous sommes optimistes, voyons comment les choses vont évoluer du côté du ministère de la culture…
Bonne lecture, cette fois-ci en français ou en chinois.
Les fondateurs : Alain Cardenas-Castro et Christophe Comentale
(ill. 1) Giulio Rosati (attr.), La rencontre (ca 1900-1902), huile sur toile, 67 x 104 cm 朱利奥·罗萨蒂(Giulio Rosati),《邂逅》(约1900-1902年)67 x 104 cm, 布面油画
Lors d’un déplacement en Bretagne, j’ai eu la surprise de découvrir une peinture à l’huile représentant des Européens et des Orientaux dialoguant sur un camp (ill. 1 et 4). L’entrevue semble solennelle, traduite dans un style qui renvoie à l’influence de la peinture orientaliste au 19e siècle. De l’avis d’artisans restaurateurs de tableaux auxquels la peinture à l’huile a été montrée, cette œuvre daterait de la toute fin du 19e siècle ou du début du 20e siècle. Le délicat problème de sa signification s’est posé et se pose encore en raison du contexte historique et stylistique qui s’attache à cette œuvre à la fois témoignage sociologique et esthétique.
Le traitement du sujet renvoie assez immédiatement à ce que l’on appelle la peinture orientaliste, c’est-à-dire un type d’œuvre profondément liée au voyage. Ce voyage va nous mener à développer différents aspects humains et techniques.