par Christophe Comentale, coordination éditoriale Alain Cardenas-Castro
Espace d’exposition Couronnes. Galerie des AAB, 1 rue Francis Picabia, Paris 20e, du mardi 3 sept.au lundi 15 sept. 2025. Vernissage le 4 sept. dès 18h30. [L’anniversaire de l’artiste tombe le 7 septembre] ; l’espace est ouvert du jeudi au dimanche, de 14h à 19h.
Œuvre sélectionnée pour les flyers et l’affiche : Juan Diego Vergara,Enola gay, 2024, huile sur toile, 128 x 126 cm.
Juan Diego Vergara,Enola gay (2024), huile sur toile, 128 x 126 cm
Masques. Nuit blanche. Habitat-souvenir. Performance dans les rues de Tonnerre, … Ce plasticien – né au Sri-Lanka voilà 48 ans – enchaîne ses créations in situ, en parallèle aux expositions montrant tout autant sa pratique de peintre, de dessinateur, de graveur. Compte-rendu d’une exposition estivale.
Tonnerre. Espace Marland, du 30 juillet au 16 août 2025. Peintures et sculptures de VP. Vasuhan
L’éventail. Comme dans tous les pays chauds, notamment latins et asiatiques, des pays également désireux de donner un sentiment de bien-être face au climat parfois excessif qui perturbe une vie calme et agréable, l’artiste décide bien souvent de réaliser un ou plusieurs éventails pour son usage personnel ou tout autant pour le bien-être de ses proches, amis et parents.
Une récente création du peintre Li Xinjian est l’occasion d’évoquer succinctement l’importance de l’éventail dans la civilisation chinoise durant la période impériale ou dans la société contemporaine.
par Alain Cardenas-Castro et Christophe Comentale.
Exposition du 10/04 au 11/05. Galerie Artivistas, 35 rue blanche, 75009 Paris, France — Mar – Sam : 10 h – 19 h. Dimanche : 11 h – 18 h, contact@artivistas.fr
Au bas de la rue Blanche, au coin de la rue Moncey, l’ancienne pharmacie aux meubles anciens qui autrefois imposait sa présence rassurante et bienfaisante a fait place à un lieu autre, la galerie Artivistas — néologisme à partir des mots art en français et activistas [activistes, militants] en espagnol –, une galerie d’art fondée par Paula Forteza en 2023, et se voulant résolument engagée, issue d’Amérique Latine (ill. 1). Comme nous rappelle la fondatrice, « les artistes et les illustrateurs latino-américains avec lesquels la galerie collabore se présentent comme des défenseurs des causes qui leur paraissent vitales aujourd’hui, des causes que la galerie accompagne : l’écologie, le féminisme, la démocratie, les droits sociaux et la lutte contre toutes les formes de discrimination ».
Il est vrai que depuis sept décennies la France et parfois l’Amérique latine, entre autres places de ce monde globalisé, se sont engagées sur des chemins menant vers une issue libératrice d’expression délivrant un message uniforme et vertueux. En France, le domaine culturel à suivi cette orientation en s’ingéniant à codifier et à réglementer les voies à suivre pour accompagner le monde de l’art contemporain. Ainsi nombre de créateurs s’engagent pour épouser les causes que l’on ne peut qualifier autrement que de respectables.
Ci-dessus, de gauche à droite. (ill. 1 et 2) La galerie Artivistas vue de l’extérieur et une vue de l’intérieur sur l’accrochage de l’exposition.
La dispersion récente d’un fonds d’œuvres de deux artistes apparentées au courant si ramifié et paradoxal du surréalisme, Yvonne Bilis Régnier et Dominique Irma Dalozo, disparues en 2017, ne cesse de réserver des surprises tant au niveau des techniques employées que des thèmes traités pour des supports divers. Papier, carton, toile, panneau de bois, de dimensions modestes ou imposantes restituent progressivement les étapes qui jalonnent les processus d’une création surprenante allant de la représentation de créatures angéliques à celle d’êtres quelque peu inquiétants.
Tradition et structuration de l’imaginaire
Dessin, crayon, huile, technique mixte, les œuvres sont, le plus souvent, signées ou monogrammées, parfois seulement datées, au recto ou au verso : c’est aussi au verso que l’on trouve parfois des citations et dédicaces diverses, écrites dans une langue poétique et littéraire.
Ainsi en va-t-il de cette huile sur panneau :
« Et l’aube tarde à venir,
Nous l’attendons, tous ensemble.
Elle finira par illuminer le monde ».
(ill. 1) Dominique Irma Dalozo, Etude de personnage médiéval, juin 1957, mine de plomb, 20,8 x 13,5 cm
par Christophe Comentale, coordination éditoriale Alain Cardenas-Castro
Peintre, dessinateur et affichiste, Michel Quarez (Damas, 1938 – Saint-Denis, 2021) reçoit une formation à l’École des Beaux-Arts de Bordeaux puis obtient son diplôme de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs. En 1961, il complète sa formation auprès de l’affichiste Henryk Tomaszewski (Varsovie, 1914-2005) qui l’accueille dans son atelier aux Beaux-arts de Varsovie jusqu’en 1962. De retour en France, Quarez devient directeur artistique à l’agence SNIP, l’agence de publicité de Prouvost, Lainières de Roubaix, de 1964 à 1966. Ses œuvres sont désormais dans différents fonds institutionnels et privés.
Ci-dessus, de gauche à droite. Portrait mi-corps de Michel Quarez, coll. Rachid Senouci ; Michel Quarez, Autoportrait, palette graphique (ca 1983-1990).
Feng Zikai, Du noir à la couleur, textes de Christophe Comentale et Yin Wenying ; préf. de Nicolas Idier, postface de Feng Nanying et Feng Yiqing. Bordeaux : Le chantier, 2024. 185 p. : 150 ill.
La (re)découverte de la création d’Anatole Riecke maître verrier qui s’est notamment illustré en exécutant dans les années 30 un important nombre de pièces pour la brasserie parisienne de La Coupole, établissement sis dans le quartier Montparnasse, montre combien les fluctuations du goût sont heureusement – peu maîtrisables. Cette redécouverte progressive permet de voir dans ce domaine si complexe, une autre forme artistique qui vient en symétrie esthétique à la forte présence des pâtes de verre dues aux ateliers Gallé et à ses contemporains
Dans une précédente livraison (ANATOLE RIECKE, redécouverte de l’œuvre d’un paysagiste verrier), nous avons abordé un pan particulier de l’œuvre d’Anatole Riecke, un ensemble d’œuvres qui oscille entre des pièces d’apparat aux dimensions imposantes dans le contexte d’un lieu de réception et des réalisations plus quotidiennes puisque l’ensemble de pièces parvenues jusqu’à nous est révélateur d’une époque particulière. Comme l’explique Bernard Sanchez, amateur et marchand avisé de verrerie de création, « j’ai pu découvrir des pièces en grand nombre, comme oubliées des amateurs. Je constate que cette désaffection est maintenant un mauvais souvenir ». Imposantes ou complémentaires à un mobilier circonstancié, ces pièces souvent d’influences conjuguées conjuguent le fait de mettre en valeur les jeux des transparences que ce matériau permet entre les jeux d’une monochromie savante et des tonalités nées des halos polychromes qui parsèment certaines œuvres.
(ill. 1)
(ill. 2)
Ci-dessus. (ill. 1 et 2) Vase bleu à section carré, coins arrondis. H. 11,5 cm / larg. max. 12 cm / larg. base 10 cm. Signé et daté sur la face, gravée [A. Riecke, 24. 7. 59]