Ci-dessus, de gauche à droite. G. Ouchot. (ill. 10), Trois personnages ; Piero della Francesca, La Flagellation du Christ (ca1445 – 1450), tempera sur bois de peuplier, 59 x 81,3 cm, Palais ducal d’Urbino, Italie
Musée du Bastion, Quai Napoléon III, Menton. Ouvert tous les jours (sauf mardi, 25 décembre, 1er janvier et 1er mai), de 10h à 12h30 et de 14h à 18h. L’exposition a lieu du 13 décembre 2025 au 8 juin 2026.
La commune de Menton (ill.1), ville au climat tempéré, à été chaud et sec, est connue pour sa fête du citron, annuelle, une fête qui anime la fin de l’hiver avec une présentation quelque peu surréaliste de tonnes d’agrumes fixés sur des guirlandes de buis structurées sur des cages en fil de fer. De même, la présence de cet artiste hors normes, Jean Cocteau (ill.4) a laissé des œuvres et une présence uniques de la création.
L’aura dégagée par Jean Cocteau et la diversité des créations de ses amis, sont présentes dans le contexte superbe et éclectique de ce nouvel accrochage : plus de 150 œuvres de la collection Séverin Wunderman – musée Jean Cocteau et de plusieurs prêts d’œuvres.
The municipality of Menton, a town with a temperate climate and hot, dry summers, is known for its annual Lemon Festival, which enlivens the end of winter: a somewhat surreal presentation of tons of citrus fruits attached to boxwood garlands structured on wire cages, the presence of an extraordinary artist, Jean Cocteau, who left works and a unique imprint of creation. The aura radiated by Jean Cocteau and the diversity of creations by his friends are present within the superb and eclectic setting of this new display: more than 150 works from the Séverin Wunderman collection – Jean Cocteau Museum, along with several loaned pieces.
(ill. 1) Vue de Menton depuis le village de Falicon ; (ill. 4) Jean Cocteau. Autoportrait masqué (1919), lithographie sur papier
Manuel Zapata Orihuela (Lima, 1921 – Gentilly, 2023), est un peintre péruvien (ill. 1 à 4) des représentants de l’indigénisme[1], mouvement intellectuel et politique prédominant en Amérique latine durant la première moitié du XXe siècle. Adepte d’une polychromie forte qui puise à la richesse d’une tradition populaire et de mouvements d’avant-gardes entre fauvisme et CoBrA, il a su exprimer une problématique entre le Pérou, ses racines, et la France, son pays de cœur.
Ci-dessus. (ill. 1 à 4) Manuel Zapata Orihuela dans son atelier (coll. M. T. Zapata)
par Christophe Comentale, coordination éditoriale Alain Cardenas-Castro
Homme de culture et de talent, Vladimir Hofmann appartient à cette génération d’artistes qui voyagent entre plusieurs mondes, celui de Paris où il a son atelier et Saint Pétersbourg où il a encore ses racines. Comme son frère jumeau, Andreï, il aime sculpter l’espace… C’est de Vladimir qu’il sera question ci-après.
Vladimir Hofmann dans son atelier parisien, sept. 2025. Au mur, une œuvre d’Edouard Zelenine (Stalinsk, 1938 – Paris, 2002)
Issue de la peinture narrative, instrument de diffusion de la littérature en langue vulgaire : roman, chantefables, théâtre comme de pans entiers de la légende dorée du régime, la B. D. a fleuri en Chine depuis un siècle. Mais il ne semble pas qu’elle ait éveillé de vocation chez des artistes qui pourraient porter la tradition érotique gaie et lesbienne ou la modernité tongzhi.[1] Le Continent comme Taiwan abritent des imitateurs des mangas gais japonais, mais bien rares sont les talents réellement créatifs.[2] Genre populaire trop surveillé par le pouvoir chinois ? Sans doute.
Il observe aussi et donne au réel objectif les raffinements de sa réflexion sublimée.
Il appartient à ce type de créateur dont l’approche humaniste observe, décrit, intériorise des propos intimes, personnels, des réactions face à la vie qui passe. A sa vie, une vie qui s’ouvre sur les chemins infinis et possibles face à un univers qui est le sien et dont il sait déjà absorber des tranches de vie. Des épisodes de vie comme La naissance inattendue (2025), La salle de nos rêves (2025), L’avènement de l’ultra monde (2025),… renvoient à l’approche de Francis Bacon ou de Sébastien Pignon dont les œuvres savent synthétiser des moments forts ou faibles mais devenus des jalons indicibles de vie.
La rédaction
(Tous les extraits de poèmes sont issus de mon recueil L’Extase et le Vide, 2024)
1. Cahier de dessins n°1 – Le Minotaure (2023), techniques mixtes sur papier, 29.7 x 42 cm
Jean Cocteau, Etude (ca 1943), plume, lavis et graphite, 11 × 14, 5 cm. Au coin inférieur gauche de l’œuvre est présente l’étoile-signature que Cocteau porte sur tous ses dessins, le plus souvent avec soit l’initiale du prénom, soit le prénom écrit en entier ou bien le nom et le prénom. La légende, « Jean Marais dans l’éternel retour » est portée au crayon. Coll. particulière SCA
Provenance
don de Cocteau à Youri Annenkov.
L’œuvre est reproduite dans la monographie d’Annenkov, En habillant les étoiles, p.184.
Disparu en 2018, ce créateur prolixe a fixé ses œuvres, le trait, les mots, sur des supports presque éphémères tels que des enveloppes, des chutes de bois, … Sa dernière ville d’accueil, Avignon, a d’ores et déjà décidé d’accepter la donation proposée par sa famille. Quelque cinq cents œuvres… Amoureux des polychromies qui donnent à ses compositions le raffinement des grotesques renaissants (ill 1), il sait tout autant jouer des contrastes avec la découverte récente d’une série de portraits en noir (ill. 2 à 7 ) nés des contrastes entre ombre et lumière.
(ill. 1) Yvon Taillandier, Hélico (ca 1970), acrylique sur papier, 75 x 45 cm (coll. privée)
par Christophe Comentale, coordination éditoriale Alain Cardenas-Castro
Espace d’exposition Couronnes. Galerie des AAB, 1 rue Francis Picabia, Paris 20e, du mardi 3 sept.au lundi 15 sept. 2025. Vernissage le 4 sept. dès 18h30. [L’anniversaire de l’artiste tombe le 7 septembre] ; l’espace est ouvert du jeudi au dimanche, de 14h à 19h.
Œuvre sélectionnée pour les flyers et l’affiche : Juan Diego Vergara,Enola gay, 2024, huile sur toile, 128 x 126 cm.
Juan Diego Vergara,Enola gay (2024), huile sur toile, 128 x 126 cm