Pinta Lima, Casa Prado, Av 28 de Julio 878, Miraflores, Lima, Perú, du 24 au 27 avril 2025.
Pinta Lima est l’unique foire d’art contemporain au Pérou. Elle présente sa 12e édition avec un solide programme célébrant la diversité de la scène artistique et culturelle latino-américaine. La foire prend place à la Casa Prado dans le quartier de Miraflores. Pinta Lima est un événement incontournable où un réseau d’artistes, de galeries, de conservateurs et de collectionneurs de la région se connectent avec le monde international de l’art.
En 2025, après 12 ans d’existence, Pinta PArC – Perú Arte Contemporáneo – se transforme en Pinta Lima, s’imposant comme la plus grande foire d’art contemporain du Pérou. Avec ce changement, Pinta fait de Lima un épicentre incontournable de l’art contemporain latino-américain.
L’art floral est le résultat, la conclusion d’un processus individuel devenu la mise en scène présentée, à priori, au tout-venant, en fait à des catégories aussi diverses que sont le s spectateurs ou les acteurs, ceux qui vont redonner une approche autre à ces éléments d’une « nature » métamorphosée en une donnée autre, une approche qui peut vaincre le temps, lui-même limité à la durée de vie de cet art de l’éphémère.
Si l’on s’attarde sur les définitions…
Si l’on s’attarde sur les définitions du mot botanique, on peut constater une hiérarchie dans les différents domaines s’y rapportant, en commençant par la science qui a pour objet l’étude des végétaux, en fait, la botanique générale. On distingue ensuite, des sous domaines qui s’y rattachent tels que la taxonomie, la systématique, la morphologie végétale, l’histologie végétale, la physiologie végétale, la biogéographie végétale et la pathologie végétale. Il y a aussi d’autres disciplines plus spécialisées comme la dendrologie (du grec dendron signifiant « arbre » et logos signifiant « discours, science », c’est la science de reconnaissance et de classification des arbres, et plus généralement la science des végétaux ligneux) et plus spécialisée encore, la dendrochronologie (méthode de datation basée sur l’étude et la mesure des cernes de croissance annuelle de l’arbre). Ce sont aussi, pour terminer cette liste non exhaustive, les domaines de la botanique se rapportant aux connaissances précises et détaillées des végétaux. Des domaines trouvant leurs applications en pharmacologie, dans la sélection et l’amélioration des plantes cultivées, en agriculture, en horticulture, et en sylviculture. Tous ces métiers relatifs aux sciences botaniques sont exercés par des scientifiques (ill. 1 et 4) qui œuvrent à leurs recherches, animés par la passion des végétaux. Passion partagée par d’autres chercheurs et praticiens que sont les dessinateurs scientifiques (ill. 2), les fleuristes (ill. 3) et les peintres (ill. 3), prenant pour matériaux et modèles le végétal.
Ci-dessus, de haut en bas et de gauche à droite. (ill. 1) Patricia Salmón (1962) ; (ill. 2) Joseph de Jussieu (1704-1779) ; (ill. 3) Pierre-Joseph Redouté (1759-1840) ; (ill. 4) Adrien de Jussieu (1797-1853).
La carrière menée avec dynamisme depuis quelque quarante ans entre création personnelle et patrimoine culturel ou social, n’a nullement empêché Alain Cardenas-Castro d’aller au fil de ses idées, de ses obsessions polychromes et graphiques. Quelques jalons dans un parcours en entrelacs.
(ill. 1) Alain Cardenas-Castro. Musée de l’Homme in situ(2013), acrylique et encre de Chine, 50 m2, Musée de l’Homme, Paris.
Traditions du Sud-andin péruvien, littérature, archéologie et art contemporain.
par Alain Cardenas-Castro
Une mission est une suite d’événements programmés sur ou à partir desquelles se greffent des éléments imprévus générés au fil des rencontres. La présentation du livre Qalachanky, A pata pelada de Clemencia Salmón, à Lima et l’invitation à présenter mon travail de peintre, muséographe et chercheur aux étudiants de l’Université Diego Quispe Tito de Cusco ont été les principales raisons de mon voyage au Pérou.
A partir de là, le cours des choses* a enclenché un enchainement de rencontres, parfois surprenantes, qui m’ont permis d’étudier plus avant l’archéologie, l’art populaire et l’art contemporain péruvien (ill. 1).
Rencontrer les artistes péruviens tels Yerko Zlatar, Ricardo Wiesse, Adriana Ciudad, Nancy La Rosa, Alberto Quintanilla, Ramiro Llona, m’a permis de constater la présence de la création contemporaine active et diversifiée au sein de l’offre culturel liménienne en ce début de printemps au Pérou. Musées, galeries, centres d’art, proposent de multiples événements pour divers publics (ill. 2). Un agenda dynamique dont on retrouve quelques bribes dans la magnifique cité de Cusco. Le spectacle vivant n’est pas en reste avec la programmation de plusieurs pièces d’Anton Tchekhov dans les théâtres de Lima et la venue de Paul McCartney qui a rassemblé des foules de générations différentes pour un unique concert dans la capitale péruvienne.
(ill. 1) (ill. 2)
Ci-dessus. *(ill. 1) Peter Fischli et David Weiss. Le cours des choses : dans l’atelier (1985-2006), Vidéo, 68 min. ; (ill. 2) Design canin de Miraflores, 2024
J’ai, cet automne 2024, effectué une mission au Pérou afin de participer à différents événements dont, d’une part, une exposition de mes dessins à Lima, et de l’autre, une rencontre avec différents artistes dans le cadre de mes recherches sur l’indigénisme, prolongement à une thèse soutenue en 2021. Parmi ces rencontres, la création de Yerko Zlatar vaut le plaisir d’une présentation en parallèle à l’exposition Tecnología Ancestral qui aura lieu le 30 novembre au Musée d’Art de Lima (MALI)*.
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(ill. 1)
Ci-dessus. (ill. 1) Yerko Zlatar modulant la disposition de ces sculptures en béton ; (ill. 2) Yerko Zlatar. La mise en place de son dispositif vidéo.
Exposition du 7 novembre au 14 décembre 2024, Galerie Younique, Paris. Du jeudi au samedi de 16h à 20h et sur RDV.
Une visite guidée de l’exposition Quiulacocha et une présentation du livre de Marco Garro ont eu lieu en présence de l’artiste le vendredi 8 Novembre de 10h30 à 11h30.
Marco Garro. Quiulacocha, KWY Ediciones, 2024, textes de Rosa Chávez Yacila, design Raúl Benua, 114 p. Le livre a été présenté aux Rencontres d’Arles 2024.
La fin du mois de novembre à Paris, la nuit tombe de plus en plus tôt. Ombres et lumières s’animent et scintillent au fond du passage menant à la galerie Younique*. C’est le vernissage de l’exposition du photographe péruvien Marco Garro qui présente pour la première fois les photographies de son livre Quiulacocha. Les invités sont pour la plupart latino-américains, des artistes, des historiens de l’art, un collectionneur péruvien venu de Lima pour le salon Paris Photo.
Clémencia Salmón, Qalachaki – A Pata Pelada, Lima : Editions GraciAngulo – Laboratorio editorial, 2024, illustrations d’Alain Cardenas-Castro et de Josué Sánchez. 190 p. S/ 69.
Clémencia Salmón présentera son ouvrage à la librairie El Virrey, Miraflores, Lima, Pérou, le 2 octobre à 19h. Elle sera accompagnée de la psychanaliste Matilde Ureta, de l’éditrice Gracia Angulo et de l’artiste Alain Cardenas-Castro.