À propos de l’exposition Juan Diego Vergara « Le peintre voyageur et autres histoires ».
par Alain Cardenas-Castro et Christophe Comentale
L’art contemporain reste le creuset des expérimentations les plus surprenantes, parfois de celles qui n’iront pas au bout de processus esthétiques ou d’étoffement d’une idée, d’un thème. Le statut d’artiste continue d’être insaisissable, irrationnel presque, à l’aune des manifestations dont le format, le contraste ne sauraient se substituer à des regards extérieurs. C’est là où l’observation de l’historien de l’art rejoint la quête patiente de celui qui va être en recherche de soi, des autres… Portrait d’un artiste émergent et polymorphe.
Le carton d’invitation (ill.1et 2) de son exposition, de celle qui a eu lieu du 20 février au 1er mars dans les ateliers d’artistes de Belleville, est un autoportrait à mi-corps en veste tyrolienne et pochette. Tourné vers le public auquel est destinée cette information, il reste quelque peu mystérieux, tenant de la main gauche une carte d’identité quelque peu simplifiée où il est indiqué qu’il fait 1,85 m et est né le 7 septembre 1972. Ce jeune quinquagénaire, filiforme, accueille ainsi le visiteur en quelques formules qui résument son être, vie et œuvre, tandis qu’un sourire charmeur lui dévore le visage. Le tout sous un regard intense.
Un court texte, du peintre voyageur (ill. 5) au peintre collectionneur (ill. 6) résume assez bien l’atmosphère de la galerie et le contexte de l’accrochage.
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(ill. 1)
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(ill. 2)
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