2019 : de Paris à Bruxelles
Compte-rendu par Alain Cardenas-Castro et Christophe Comentale
A compter du 1er décembre, nouvelle adresse 337 avenue Louise, Bruxelles
2019 : de Paris à Bruxelles
Compte-rendu par Alain Cardenas-Castro et Christophe Comentale
A compter du 1er décembre, nouvelle adresse 337 avenue Louise, Bruxelles
par Christophe Comentale
Le statut de l’artiste chinois est et reste particulier au fil des dynasties. En tout premier lieu, la technique doit être maîtrisée à un degré tel que l’artiste doit s’être complètement libéré de toute contrainte gestuelle. Alors seulement, il sera en mesure de développer les thèmes qui lui tiennent à cœur. Ainsi, les apprentis-peintres ont-ils des modèles auxquels ils recourent pour s’entraîner à copier tous les thèmes possibles, il s’agit des manuels de peinture. On en trouve déjà trace dans les nombreux manuscrits découverts à Dunhuang, mais c’est avec la dynastie des Ming (1368-1644) que l’imprimerie a laissé des témoignages nombreux de ce type de manuel, ce qui est lié au développement particulièrement intense de l’image, connue par les éditions xylographiques qui en conservent la mémoire. C’est aussi sous les Ming que l’estampe en couleurs est à son apogée et produit des impressions polychromes particulièrement réussies et souvent copiées, permettant ainsi de véhiculer ces modèles innombrables. Un des documents particulièrement représentatifs de ce type d’édition est le « Studio des dix bambous » (shizhuzhai huapu).
L’exposition des œuvres de V. P. Vasuhan a eu lieu du 1er au 27 septembre 2019 à la Galerie Impressions les mercredis de 18 à 21h et les samedis de 14 à 19h.
Compte-rendu par Alain Cardenas-Castro et Christophe Comentale
Le mois de septembre est propice aux retours des événements culturels et des expositions. La galerie Impressions inaugure cette rentrée avec un accrochage singulier intitulé « Visages de la baie du Bengale ». L’exposition propose le regard de deux peintres sur l’état du monde à travers leurs cultures respectives, l’un du Bengladesh et l’autre du Sri-Lanka, V. P. Vasuhan, qui fait l’objet de cette livraison.
Musée Marcel Sahut, Volvic, du 21 septembre au 30 novembre 2019.
Commissariat de Christophe Comentale et Gwenn Gayet
Grâce au dynamisme éclairé du maire de Volvic, Mohand Hamoumou, le musée Marcel Sahut qui a fait l’objet d’une récente rénovation, continue de mettre en œuvre une politique d’expositions ouvertes. Il accueille l’œuvre de Yang Ermin, au total une quarantaine de lavis réalisés des années 80 à 2019, ainsi que deux sculptures en bronze de ce créateur.
Sélection de livres chinois tirés des collections de la bibliothèque de Fels.
Institut catholique de Paris, Bibliothèque de Fels, Exposition du 16 septembre au 16 octobre 2019.
Commissariat, Guillaume Boyer et Christophe Comentale.
Propos introductifs
Les fonds riches et divers de la bibliothèque de Fels contiennent des livres chinois d’époques et de formats différents. Ces ouvrages en chinois édités en Chine par des Chinois mais aussi par des Français lors du positionnement des hommes d’Église ou des savants occidentaux en Chine, montrent la diversité de l’histoire de l’imprimerie en Chine et aussi l’évolution des images traitées au fil des exemples choisis. Les étudiants en histoire de l’art de la filière Asie complèteront leurs cours par des exemples vus en situation, tout comme les étudiants de l’Institut catholique de Paris, conscients du poids de ce pays dans le monde actuel, feront preuve de curiosité en passant dans ce lieu convivial qu’est la bibliothèque.
Grands utilisateurs des technologies de ce siècle, les Chinois restent des collectionneurs de pièces patrimoniales dont les livres constituent le maillon essentiel du lettré, de l’homme cultivé et battant de la Chine contemporaine.
Outre les fonds anciens, les dons et acquisitions ne cessent d’enrichir le patrimoine de l’établissement. Plusieurs dizaines de livres sont récemment entrés dans les collections de la bibliothèque de Fels, il s’agit des fonds de livres donnés grâce à la générosité de Françoise Dautresme. Ces documents ont été acquis par son cousin François Dautresme, marchand, collectionneur et fondateur de la Compagnie française de l’Orient et de la Chine. Grâce à une immense curiosité, à un goût sûr, il a pu montrer que les Chinois aiment les beaux objets.
Le musée chinois du quotidien, 2 blvd Jean Jaurès, Lodève. Exposition de pièces chinoises, du 13 septembre au 13 octobre 2019. Ouvert du mardi au dimanche, de 10h à 13h et de 16 à 20h. Inauguration le jeudi 12 septembre à 19h.
Co-commissaires de l’exposition : jean-Christophe Mironneau et Didier Scuderoni
Exposition d’un florilège de pièces de vêtements chinois provenant de collections privées, notamment de la donation Françoise Dautresme. Cette manifestation a lieu dans la chapelle des pénitents blancs, superbe édifice du XIXe siècle. Rappelons que cet établissement est coutumier d’expositions diverses et variées depuis une dizaine d’années. Jean-Christophe Mironneau, co-commissaire de l’exposition a ainsi voulu privilégier les rapports, les filières, entre ce patrimoine du quotidien et la sensibilité d’une dizaine d’artistes de la région.
Afin de donner une dimension particulière à ces pièces très diverses, mais qui, toutes, ont la cohérence de l’esthétique chinoise « beauté et pratique d’utilisation », Didier Scuderoni, en concertation avec Françoise Dautresme – également créatrice de vêtements pour la CFOC – a décidé de présenter des tissus aussi différents que peuvent le permettre l’utilisation de la soie, du coton ou des fibres végétales, notamment de palmier. Fidèle à sa vocation, ce lieu d’exposition a mis l’accent sur les pièces de vêtement portés au quotidien, il n’empêche que certaines, plus anciennes, reflètent des pratiques sociales autres.
par Christophe Comentale
« Sans un sifflet sur le postérieur, pas facile de dire qu’on est un pigeon du vieux Pékin »
Le sifflet à pigeon ou sifflet à clochettes appartient à cette typologie d’objets liés au vent utilisés depuis un millier d’années. Ils sont fabriqués dans différentes régions de la Chine, ceux de Pékin sont traditionnellement les plus appréciés. Ils ont des liens étroits avec l’histoire et la culture de cette ville.
Les questions les plus immédiates qui viennent à l’esprit sont de savoir qui les fabrique, quelles sont les histoires en rapport avec ces sifflets.
中国历代簪
par Christophe Comentale
La société chinoise, toujours considérée comme complexe, constamment vue à l’aune de deux sentiments extrêmes, ceux du merveilleux ou de l’horrible, ne cesse de révéler des éléments de son raffinement qui justifient, à l’égal des autres grandes civilisations, ces appellations où la prudence et la méfiance sont intimement mêlées.
Approche d’un élément beaucoup vu, peu connu, l’épingle de tête. Cet exposé traite majoritairement de l’épingle à cheveux liée à son contexte au sein d’une classe sociale où l’apparat comporte ses règles propres, et s’avère un élément essentiel du raffinement, plutôt dévolu à la femme, l’homme de valeur est autrement attentif à son aspect extérieur.
par Alain Cardenas-Castro
L’histoire de cette technique et de ce matériau renvoie à des périodes et à des lieux autres. J’ai privilégié mon parcours et les rencontres avec des œuvres de divers créateurs comme Pablo Picasso ou Manuel Fiorini comme autant Leopoldo Méndez ou Charles-Hossein Zenderoudi.
J’ai adapté ce matériau et les tirages d’œuvres qui sont réalisées à partir de matrice que je grave à différents types de mes œuvres, autant les multiples que les œuvres dites uniques.
par Ma Li Dautresme
Depuis la création du Musée chinois du quotidien le 11 juillet 2017, les choses ont un peu évolué, mais pas de façon exagérée !La vie d’un musée est faite de répétition(s), toutes dans une continuité : il y a ce que le public voit quand il entre visiter les lieux, il y a aussi tout le travail de préparation, de conservation, les mouvements des collections, des objets. Bref tout ce qui se fait, en interne, pour que, progressivement, au fil du temps, les choses avancent. Cet axe bien spécifique, le travail sur les collections, ne cesse de préciser le statut et la valeur spécifique des pièces.En parallèle, il est normal que des publications étoffent, accompagnent cet ensemble de données.C’est pourquoi nous avons demandé à Ma Li Dautresme, elle aussi à l’initiative de ce beau projet, de nous livrer le fruit de son observation sur les collections familiales. Elle a choisi un texte qui a déjà quelques années : il s’agit de son mémoire La collection François Dautresme entre objets d’art populaire et design intuitif, texte rédigé en 2016 alors qu’elle fréquentait l’école Camondo (Paris).