Ci-dessus, de gauche à droite. G. Ouchot. (ill. 10), Trois personnages ; Piero della Francesca, La Flagellation du Christ (ca1445 – 1450), tempera sur bois de peuplier, 59 x 81,3 cm, Palais ducal d’Urbino, Italie
« … PRESENTER LE QUOTIDIEN EN L’ETAT, EN ADOPTANT UNE POSITION MOYENNE ENTRE SCENARIO, REALITE ET DOCUMENTAIRE … »
Contrairement à cette définition du néoréalisme mise en exergue ci-dessus, donner une définition précise et quelque peu exhaustive de la figuration libre est chose peu aisée, voire impossible. L’impossible n’étant pas français, une suite de six œuvres de G. Ouchot a provoqué cette nécessité dont il sera débattu ci-après. Un des rôles de l’histoire de l’art est d’exhumer les œuvres d’artistes dont la production semble bien vite oubliée face au temps qui passe. Néoréalisme international ou Figuration libre ?
Giving a precise and somewhat exhaustive definition of free figuration is not easy, if not impossible. Since the impossible is not French, a series of six works by G. Ouchot prompted this necessity, which will be discussed below. One of the roles of art history is to bring to light the works of artists whose production seems quickly forgotten in the face of the passing of time.
(ill. 1) G. Ouchot. Couple, 89 x 65 cm, gouache(ill. 2) G. Ouchot. Homme au chat, 94 x 65 cm, gouache(ill. 3) G. Ouchot. Deux hommes, 94 x 65 cm, gouache, signé en bas à droite(ill. 4) G. Ouchot. Couple, 94 x 66 cm, gouache(ill. 5) G. Ouchot. Trois femmes, 94 x 65 cm, gouache, signé en bas à droiteContinuer la lecture →
Exposition du 9 novembre 2025 au 24 janvier 2026. Fermeture pendant les fêtes du 19 décembre au 7 janvier) du jeudi au samedi de 16h à 20h et sur RDV. Galerie Younique, 65 rue Pascal 75013 Paris. Tél. +33 6 26 76 36 33 galerieyounique@gmail.com
compte-rendu par Alain Cardenas-Castro
A Paris, en ce mois de novembre consacré à la photographie, la galerie Younique présente une quinzaine d’œuvres d’un des photographes péruviens contemporains les plus reconnus. Après CHRONIQUES DE VIE, Javier Silva Meinel en 2019, cette deuxième exposition personnelle de Javier Silva Meinel chez Younique présente une sélection importante de l’œuvre de l’artiste qui a bénéficié dernièrement d’une importante retrospective au musée d’art contemporain de Lima (MAC). La luna del cóndor. Retrospetiva 1974-2024, a eu lieu du 21 août au 8 novembre dernier.
Vue panoramique de l’exposition Épiphanies, Javier Silva Meinel, Galerie Younique, Paris,
Manuel Zapata Orihuela (Lima, 1921 – Gentilly, 2023), est un peintre péruvien (ill. 1 à 4) des représentants de l’indigénisme[1], mouvement intellectuel et politique prédominant en Amérique latine durant la première moitié du XXe siècle. Adepte d’une polychromie forte qui puise à la richesse d’une tradition populaire et de mouvements d’avant-gardes entre fauvisme et CoBrA, il a su exprimer une problématique entre le Pérou, ses racines, et la France, son pays de cœur.
Ci-dessus. (ill. 1 à 4) Manuel Zapata Orihuela dans son atelier (coll. M. T. Zapata)
par Christophe Comentale, coordination éditoriale Alain Cardenas-Castro
Homme de culture et de talent, Vladimir Hofmann appartient à cette génération d’artistes qui voyagent entre plusieurs mondes, celui de Paris où il a son atelier et Saint Pétersbourg où il a encore ses racines. Comme son frère jumeau, Andreï, il aime sculpter l’espace… C’est de Vladimir qu’il sera question ci-après.
Vladimir Hofmann dans son atelier parisien, sept. 2025. Au mur, une œuvre d’Edouard Zelenine (Stalinsk, 1938 – Paris, 2002)
Exposition Zhang Hua, Espace F360 Librairie Galerie Salon de Thé, 5, rue Mignon, Paris 6e. Exposition du 23 septembre au 18 octobre 2025, vernissage le 25 septembre de 18 à 21 h.
Le samedi 4 octobre, de 15 h à 17 h, conférence de M. Christophe Comentale et signature de la monographie « Zhang Hua, l’ami très discret de Pan Yüliang », parue récemment aux Editions Naima.
Issue de la peinture narrative, instrument de diffusion de la littérature en langue vulgaire : roman, chantefables, théâtre comme de pans entiers de la légende dorée du régime, la B. D. a fleuri en Chine depuis un siècle. Mais il ne semble pas qu’elle ait éveillé de vocation chez des artistes qui pourraient porter la tradition érotique gaie et lesbienne ou la modernité tongzhi.[1] Le Continent comme Taiwan abritent des imitateurs des mangas gais japonais, mais bien rares sont les talents réellement créatifs.[2] Genre populaire trop surveillé par le pouvoir chinois ? Sans doute.
Il observe aussi et donne au réel objectif les raffinements de sa réflexion sublimée.
Il appartient à ce type de créateur dont l’approche humaniste observe, décrit, intériorise des propos intimes, personnels, des réactions face à la vie qui passe. A sa vie, une vie qui s’ouvre sur les chemins infinis et possibles face à un univers qui est le sien et dont il sait déjà absorber des tranches de vie. Des épisodes de vie comme La naissance inattendue (2025), La salle de nos rêves (2025), L’avènement de l’ultra monde (2025),… renvoient à l’approche de Francis Bacon ou de Sébastien Pignon dont les œuvres savent synthétiser des moments forts ou faibles mais devenus des jalons indicibles de vie.
La rédaction
(Tous les extraits de poèmes sont issus de mon recueil L’Extase et le Vide, 2024)
1. Cahier de dessins n°1 – Le Minotaure (2023), techniques mixtes sur papier, 29.7 x 42 cm
Jean Cocteau, Etude (ca 1943), plume, lavis et graphite, 11 × 14, 5 cm. Au coin inférieur gauche de l’œuvre est présente l’étoile-signature que Cocteau porte sur tous ses dessins, le plus souvent avec soit l’initiale du prénom, soit le prénom écrit en entier ou bien le nom et le prénom. La légende, « Jean Marais dans l’éternel retour » est portée au crayon. Coll. particulière SCA
Provenance
don de Cocteau à Youri Annenkov.
L’œuvre est reproduite dans la monographie d’Annenkov, En habillant les étoiles, p.184.