De la nouvelle apparition des formes contraintes et desservies : le cutter

par Alain Cardenas-Castro et Christophe Comentale

Le XXIe siècle ne cesse de décliner des contingents de produits de consommation courante voire virtuelle comme en réaction spontanée à une perte d’autonomie et face  à laquelle différents artistes ont opté pour des choix autres. Un des grands maîtres de ce courant informel est Claude-Nicolas Ledoux, il n’a cessé de faire école depuis lors.

Avec ses œuvres uniques Wahiba Daoussi a donné un nouveau souffle à ses objets de déréliction. Avec minutie elle nous oriente vers une approche intime des objets rappelant celle de Morandi.

Wahiba Daoussi, Le cutter (2019), pastel sur carton, 21 x 30 cm (coll. Privée) © Wahiba Daoussi

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A propos d’une photographie de Max T. Vargas et d’une chronique de Manuel Beltroy : recherches croisées pour préciser l’âge de Juan Manuel Cardenas-Castro (8)

par Alain Cardenas-Castro

Afin de lever l’ambiguïté quant à la date de naissance de Juan Manuel Cardenas-Castro pour laquelle il y a un doute concernant l‘année[1], j’ai entrepris d’analyser en détail la photographie la plus ancienne connue à ce jour dans le corpus des documents iconographiques de la famille Cárdenas (ill. 1) tout en tenant compte des informations provenant d’un article paru en 1964 dans un quotidien péruvien. En croisant ces nouvelles données avec celles antérieures, j’ai pu obtenir une date probable venant réduire les interrogations sur l’année de naissance de Juan Manuel.

(ill. 1) Maximiliano T. Vargas. Tirage argentique contrecollé sur carton brun, recto (s.d.), 11,5 x 18,5 cm, avec montage 13,5 x 20 cm (Col. A. Cardenas-C.)

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De la linogravure appliquée à mes estampes, à mes livres et aux peintures

par Alain Cardenas-Castro

L’histoire de cette technique et de ce matériau renvoie à des périodes et à des lieux autres. J’ai privilégié mon parcours et les rencontres avec des œuvres de divers créateurs comme Pablo Picasso ou Manuel Fiorini comme autant Leopoldo Méndez ou Charles-Hossein Zenderoudi.

J’ai adapté ce matériau et les tirages d’œuvres qui sont réalisées à partir de matrice que je grave à différents types de mes œuvres, autant les multiples que les œuvres dites uniques.

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Regard sur les paysages de Magali Martija Ochoa : carnets au pastel gras et peintures à l’huile

par Alain Cardenas-Castro, Christophe Comentale et HU Jiaxing

Plusieurs rencontres avec Magali Martija Ochoa ont permis une familiarité progressive aux œuvres de cette artiste éclectique. Un article à paraître dans la revue Art et Métiers du livre (éd. Faton), a été le déclencheur de ces entretiens. Pour la présente livraison, nous avons privilégié le thème du paysage au sein d’un florilège d’œuvres choisies en raison de leur intérêt intrinsèque et esthétique.

(ill. 13), extrait de À avec accent, double-page, 50 pages, 17 x 11,5 cm, pastel gras, huile et crayons sur papier, couverture en papier peint, dos cousu, 2018.

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Charles Ferdinand de Lambilly, dessinateur et archéologue des lieux de voyages

par Christophe Comentale et Alain Cardenas-Castro

« J’ai toujours travaillé dans la solitude et d’après mes seules impressions » déclare Monet pour qui la création artistique est essentiellement celle de l’artiste au sein de son sujet.

Ces propos s’appliquent également à Charles Ferdinand de Lambilly, de quinze ans l’aîné de ce dessinateur et peintre amoureux des lieux incongrus et magiques.

De Lambilly naît le 26 mai 1825 à Neuilly au sein d’une famille française de souche noble, cinquième enfant d’une famille de treize, de Laurent de Lambilly, marquis, et de Mary Fifield, anglaise.

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José Félix Cardenas-Castro, peintre, architecte et politique, entre exil et retour au Pérou (7)

par Alain Cardenas-Castro

Photo de José Félix Cardenas-Castro accompagnant l’article publié le 24 novembre 1917 dans le n° 508 de la revue Variedades.

[…] José Félix Cardenas Castro, appelé aussi le nouvel artiste, est quasiment un enfant, il n’a que dix-sept ans et n’a pas eu de professeur pour son art si ce n’est la Nature même, en la contemplant, il s’en est inspiré et en la reproduisant il a acquis un savoir-faire comme nous le montrent ses œuvres. […]

Cet extrait de l’article intitulé « El Cuzco. Cuna de artistas, González Gamarra – Eguren Larrea – Mendizábal – los hermanos Cardenas Castro », présente le dessinateur, peintre et architecte José Félix Cardenas-Castro (1899-1975), de manière élogieuse, comme un artiste émergeant à révéler au public. Cet article paru dans le n° 508 de la revue péruvienne Variedades, le 24 novembre 1917, met en avant le jeune autodidacte doué des talents certains de dessinateur et de peintre comme en témoignent les quatre œuvres reproduites en accompagnement de l’article. Une première peinture à l’huile, El Tocador de Quena (ill. 1) et trois dessins, Marena, India hiladora de los halrededores del Cuzco (ill. 2) ; Pasando un vado en el río Urubamba (ill. 3) ; El Correo (ill. 4).

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Portrait reconstitué. CHENG Fu-Lung, la tentation de l’Occident

par Christophe Comentale et Alain Cardenas-Castro

Comme de nombreux créateurs, notamment asiatiques, Chinois ou Taiwanais, après avoir effectué son service militaire obligatoire et une fois son diplôme de l’Académie nationale des arts en poche, section peinture, Cheng Fu-Lung [ZHENG Fulong郑富隆] grâce à l’aide de la famille décide de découvrir la France vers la fin des années 80..

Cheng Fu-Lung, La chambre (1985), Huile sur toile, 130 x 196 cm.

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Hou Junming, poésie du désir, thérapie de la repentance ?

Le colloque d’Arras, « Transferts culturels : de la poétique artistique »

文化转场:论艺术诗学

 Quelques éléments à propos de ma communication Hou Junming, poésie du désir, thérapie de la repentance ? ou du bon cheminement de la science de l’interprétation des signes, de leur valeur symbolique ou des rapports harmonieux texte-image au fil des œuvres de HOU Junming

par Christophe Comentale

Le colloque : « Transferts culturels : de la poétique artistique » 文化转场:论艺术诗学qui s’est tenu du 8 au 9 mars 2019 à l’institut Confucius d’Arras, co-organisé par l’Université d’Artois, l’Université normale supérieure de Pékin [法国阿尔多瓦大学与中国北京师范大学共同组办] a été sous la houlette de plusieurs enseignants aux profils tant d’historien de l’art que de plasticien : Jin Siyan, Centre de recherche Textes et Cultures, Institut Confucius de l’Artois, Université d’Artois, Chang Ming Peng, Université de Lille, IRHiS, Ye Xin, Université de Paris 8, ce qui a permis une importante pluridisciplinarité des contenus.

J’ai souhaité, en marge des sujets académiques plus classiques, mettre en avant les expérimentations d’un plasticien dont les filiations avec d’autres de ses confrères me semblent aussi originales que fortes.

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A propos de cartes de vœux uniques d’Alain Cardenas-Castro

par Christophe Comentale

Lors d’un séminaire relatif à l’expression des vœux à l’Est et à l’Ouest, séminaire qui s’est déroulé courant 2018 au Musée chinois du quotidien de Lodève, j’ai souhaité présenter quelques oeuvres collectionnées au fil du temps, un ensemble de quatre pièces, des cartes de vœux, réalisées par Alain Cardenas-Castro. Cette démarche fait, par ailleurs, suite à une publication sur le sujet.

Coutumier des œuvres fixes mais aussi mobiles, Alain Cardenas-Castro exécute en marge de son œuvre monumental des pièces qui sollicitent le jeu et l’exploitation d’un moment privilégié.

Alain Cardenas-Castro, Carte de voeux 2018, Acrylique, feutre, linogravure, fil de relieur sur pages d’édition xylographique, 18 x 13,5 cm pour chacune des quatre feuilles qui constituent cette œuvre.

Le support de l’œuvre, des feuilles prises à un cahier, provient d’un stock de papiers de rebut que Françoise Dautresme a mis à disposition de ce plasticien. Il s’agissait, à l’origine, d’une reliure à ficelle comme cela se voit aux huit piqures qui ont permis de passer le fil de reliure. Alain Cardenas-Castro a ignoré cet aspect des choses puisqu’il a, après avoir ôté la ficelle qui retenait l’ensemble des pages, à nouveau, relié au fil rouge ces quatre éléments pour créer cette forme dépliante et pliable, comme une affiche qui peut se transformer en livre. Repliée, l’affiche redevient une séquence de pages consultables et lisibles de façon plus coutumière comme pour toute consultation de livre.

Par ailleurs, la relative transparence du matériau permet cette présence du livre. Sur les plages rouges du document chinois, dont trois caractères indiquent qu’il s’agit d’une officine de médecine par les simples, le Jishengtang济生堂。Cette officine est fondée à la fin de la dynastie des Qing par un nommé Wang, médecin, herboriste.

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