Afin de mettre à l’honneur les femmes de lettres péruviennes qui se sont illustrées au XXe s., il convient de souligner l’heureuse initiative du Centre culturel Inca Garcilaso[1], qui, à Lima, rend hommage à Maria Wiesse (1894-1964). Cette écrivaine a laissé un œuvre considérable. Parmi ses écrits principaux, on peut citer entre autres : « La hermana mayor y El modistón » (1918), « Motivos líricos : Maderas de José Sabogal » (1924), « Canciones » (1934), « Quipus : Relatos peruanos para niños » (1936), « Aves nocturnas (cuentos) » (1941), « Viaje al país de la música » (1943), « El niño, ese desconocido » (1949), « El pez de oro y otras historietas absurdas » (1958).
(ill. 1) Affiche de l’exposition María Wiesse, Figura inagotable, Centre culturel Inca Garcilaso, Lima, Pérou.
La découverte récente sur le marché de l’art d’une série de cinq œuvres de Zhang Hua sur le thème du poisson chez un artiste connu pour ses représentations de personnages d’une part et de l’autre pour une impressionnante production d’œuvres polychromes abstraites nées de l’observation des mutations urbaines durant le séjour new-yorkais amène à réfléchir sur la place de ce dragon d’eau dans la culture et dans l’œuvre d’un peintre non conformiste.
Ci-dessus, de gauche à droite. Zhang Hua, Poissons, huile sur toile, 64 x 28 cm ; Zhang Hua, Poissons, huile sur toile, 55 x 30,5 cmContinuer la lecture →
par Alain Cardenas-Castro et Christophe Comentale.
Exposition du 10/04 au 11/05. Galerie Artivistas, 35 rue blanche, 75009 Paris, France — Mar – Sam : 10 h – 19 h. Dimanche : 11 h – 18 h, contact@artivistas.fr
Au bas de la rue Blanche, au coin de la rue Moncey, l’ancienne pharmacie aux meubles anciens qui autrefois imposait sa présence rassurante et bienfaisante a fait place à un lieu autre, la galerie Artivistas — néologisme à partir des mots art en français et activistas [activistes, militants] en espagnol –, une galerie d’art fondée par Paula Forteza en 2023, et se voulant résolument engagée, issue d’Amérique Latine (ill. 1). Comme nous rappelle la fondatrice, « les artistes et les illustrateurs latino-américains avec lesquels la galerie collabore se présentent comme des défenseurs des causes qui leur paraissent vitales aujourd’hui, des causes que la galerie accompagne : l’écologie, le féminisme, la démocratie, les droits sociaux et la lutte contre toutes les formes de discrimination ».
Il est vrai que depuis sept décennies la France et parfois l’Amérique latine, entre autres places de ce monde globalisé, se sont engagées sur des chemins menant vers une issue libératrice d’expression délivrant un message uniforme et vertueux. En France, le domaine culturel à suivi cette orientation en s’ingéniant à codifier et à réglementer les voies à suivre pour accompagner le monde de l’art contemporain. Ainsi nombre de créateurs s’engagent pour épouser les causes que l’on ne peut qualifier autrement que de respectables.
Ci-dessus, de gauche à droite. (ill. 1 et 2) La galerie Artivistas vue de l’extérieur et une vue de l’intérieur sur l’accrochage de l’exposition.
Jean Cocteau and his friends as foreign artists, from Dominique Dalozo to Zhang Hua. A few remarks
par Christophe Comentale
Parmi ses multiples relations dans le milieu culturel, outre les présences de Tsugaru Fujita et Kees Van Dongen, au moins trois autres amis étrangers ont fréquenté Jean Cocteau entre Paris et Menton.
ZHANG Hua, Hommage Jean Cocteau (1963), détail d’une huile sur toile, 50 x 65 cm , 1963 (collection privée)
Pinta Lima, Casa Prado, Av 28 de Julio 878, Miraflores, Lima, Perú, du 24 au 27 avril 2025.
Pinta Lima est l’unique foire d’art contemporain au Pérou. Elle présente sa 12e édition avec un solide programme célébrant la diversité de la scène artistique et culturelle latino-américaine. La foire prend place à la Casa Prado dans le quartier de Miraflores. Pinta Lima est un événement incontournable où un réseau d’artistes, de galeries, de conservateurs et de collectionneurs de la région se connectent avec le monde international de l’art.
En 2025, après 12 ans d’existence, Pinta PArC – Perú Arte Contemporáneo – se transforme en Pinta Lima, s’imposant comme la plus grande foire d’art contemporain du Pérou. Avec ce changement, Pinta fait de Lima un épicentre incontournable de l’art contemporain latino-américain.
La broderie est — lit-on dans les encyclopédies, dictionnaires, manuels et livres pratiques décrivant les techniques sous-jacentes à ce savoir-faire — un art de décoration des tissus : motifs plats ou en relief faits de fils simples, matériaux tels que paillettes, perles, voire pierres précieuses, les enrichissent. Différents points exécutés avec des fils de lin, coton, soie ou laine donnent vie aux broderies que l’on retrouve par exemple sur des vêtements, des accessoires, des mouchoirs, du linge de maison, des ensembles liturgiques (nappe d’autel, voile de calice, pavillon de ciboire etc.) ou des éléments de décoration intérieure. Si Dominique Orozco déploie son talent de brodeuse d’art depuis plusieurs décennies, ce sont les feuilles de gingko [銀杏] qui l’ont inspirée dès la première vision du tapis doré qu’elles forment, chaque automne. Amoureuse de cet « abricot argenté », « fossile vivant », première espèce d’arbre à repousser après la bombe atomique d’Hiroshima, elle observe le moindre détail de ses feuilles, leur matière, leurs formes variées. Par la vertu d’un regard que le métier a affûté, elle consacre de très longues heures à la création d’œuvres uniques.
(ill. 1) Dominique Orozco, jardin du Luxembourg, Paris, nov. 2024
BiblioMania, Paris, session du 14 au 16 février 2025
par Alain Cardenas-Castro et Christophe Comentale
L’ancien réfectoire des Cordeliers sis à Paris, 15 rue de l’Ecole de Médecine, dans le quartier de l’Odéon, accueille chaque année par deux fois des professionnels du livre, ancien, modernes, spécialistes des vieux papiers, des manuscrits, etc
UNE RUBRIQUE SUIVIE ET ETOFFEE TRES IRREGULIEREMENT CAR LE SECTEUR EST PARFOIS TROP ELOIGNE DE NOS CENTRES D’INTERET.
COMME CE N’ETAIT PAS LE CAS CETTE ANNEE, NOUS AVONS EU LE PLAISIR DES YEUX PUIS CELUI DES TROUVAILLES.
La dispersion récente d’un fonds d’œuvres de deux artistes apparentées au courant si ramifié et paradoxal du surréalisme, Yvonne Bilis Régnier et Dominique Irma Dalozo, disparues en 2017, ne cesse de réserver des surprises tant au niveau des techniques employées que des thèmes traités pour des supports divers. Papier, carton, toile, panneau de bois, de dimensions modestes ou imposantes restituent progressivement les étapes qui jalonnent les processus d’une création surprenante allant de la représentation de créatures angéliques à celle d’êtres quelque peu inquiétants.
Tradition et structuration de l’imaginaire
Dessin, crayon, huile, technique mixte, les œuvres sont, le plus souvent, signées ou monogrammées, parfois seulement datées, au recto ou au verso : c’est aussi au verso que l’on trouve parfois des citations et dédicaces diverses, écrites dans une langue poétique et littéraire.
Ainsi en va-t-il de cette huile sur panneau :
« Et l’aube tarde à venir,
Nous l’attendons, tous ensemble.
Elle finira par illuminer le monde ».
(ill. 1) Dominique Irma Dalozo, Etude de personnage médiéval, juin 1957, mine de plomb, 20,8 x 13,5 cm
L’art floral est le résultat, la conclusion d’un processus individuel devenu la mise en scène présentée, à priori, au tout-venant, en fait à des catégories aussi diverses que sont le s spectateurs ou les acteurs, ceux qui vont redonner une approche autre à ces éléments d’une « nature » métamorphosée en une donnée autre, une approche qui peut vaincre le temps, lui-même limité à la durée de vie de cet art de l’éphémère.
Si l’on s’attarde sur les définitions…
Si l’on s’attarde sur les définitions du mot botanique, on peut constater une hiérarchie dans les différents domaines s’y rapportant, en commençant par la science qui a pour objet l’étude des végétaux, en fait, la botanique générale. On distingue ensuite, des sous domaines qui s’y rattachent tels que la taxonomie, la systématique, la morphologie végétale, l’histologie végétale, la physiologie végétale, la biogéographie végétale et la pathologie végétale. Il y a aussi d’autres disciplines plus spécialisées comme la dendrologie (du grec dendron signifiant « arbre » et logos signifiant « discours, science », c’est la science de reconnaissance et de classification des arbres, et plus généralement la science des végétaux ligneux) et plus spécialisée encore, la dendrochronologie (méthode de datation basée sur l’étude et la mesure des cernes de croissance annuelle de l’arbre). Ce sont aussi, pour terminer cette liste non exhaustive, les domaines de la botanique se rapportant aux connaissances précises et détaillées des végétaux. Des domaines trouvant leurs applications en pharmacologie, dans la sélection et l’amélioration des plantes cultivées, en agriculture, en horticulture, et en sylviculture. Tous ces métiers relatifs aux sciences botaniques sont exercés par des scientifiques (ill. 1 et 4) qui œuvrent à leurs recherches, animés par la passion des végétaux. Passion partagée par d’autres chercheurs et praticiens que sont les dessinateurs scientifiques (ill. 2), les fleuristes (ill. 3) et les peintres (ill. 3), prenant pour matériaux et modèles le végétal.
Ci-dessus, de haut en bas et de gauche à droite. (ill. 1) Patricia Salmón (1962) ; (ill. 2) Joseph de Jussieu (1704-1779) ; (ill. 3) Pierre-Joseph Redouté (1759-1840) ; (ill. 4) Adrien de Jussieu (1797-1853).