Un cycle complet fait 60 ans dans l’imaginaire de la pensée chinoise. C’est ce qui se profile pour ce créateur assez anticonformiste et tenant d’une approche complexe pour une création totale.
L’année 2020 lui a permis d’être à l’honneur à la Bibliothèque nationale du Luxembourg au fil d’un florilège exceptionnel d’œuvres marquantes qui racontent ses parcours.
Créateur fécond à l’univers complexe et protéiforme, Joël Leick est structuré d’une façon séduisante, effrayante, attirante autant que perturbante. Plusieurs territoires — en fait plus de huit — se partagent et marquent les bolges d’un univers où les actes qui y sont égrenés sentent le soufre, celui de la connaissance, du raffinement et du plaisir, trois ingrédients répandus au fil des œuvres qui jalonnent ces territoires. Comme je l’avais énuméré dans un article récent de la revue Art et métiers du livre (2020, 338), les œuvres se répartissent selon ces catégories aussi parfaites que fluctuantes, parfois en surimpressions éphémères : livre d’artiste (1), livre de dialogue (2), correspondance avec Michel Butor (3), hommage à Rimbaud (4), série Corps-paysage vécu (5), série Éléments du paysage (6), série Paesaggio (7), série Nature des choses (8). Quelques explications pour pénétrer ce monde d’une liberté polychrome et calligraphique.

(ill. 1) Joël Leick dans son atelier parisien. La préparation d’un tirage taille douce (2016) © Ch. Comentale
par Christophe Comentale










