par Mathieu Robert
À propos d’ « Échange entre Urubamsinas et Yunca. P.C. », une peinture énigmatique de Juan Manuel Cardenas-Castro (2)
L’archéologie du geste d’écrire
par HU Jiaxing
Cet article est l’équivalent des traditionnelles et nécessaires “positions de thèse” qui permettent de suivre la progression du travail de recherche. C’est dans ce contexte spécifique que j’ai décidé de publier ce contenu. Je rappelle qu’en premier lieu cette thèse est préparée en co-direction au Muséum national d’Histoire Naturelle et à l’Institut Catholique de Paris sous la direction de M. Christophe Comentale et de M. Emmanuel Lincot. En second lieu, pour mémoire, le plan provisoire mais très structuré de ce travail est tracé avant le contenu de l’article.
A propos de donation et d’accrochages de sérigraphies de Nouvel an (année 2018) et aussi des lithographies de Nouvel an taïwanaises, principalement des sérigraphies et aussi des lithographies, gravures sur bois (année 2017) conservées à la bibliothèque Yvonne Oddon
par Christophe Comentale
L’accrochage a lieu du 19 février au 31 mars 2018. La bibliothèque accueille les visiteurs du lundi au vendredi, de 10 à 18 heures.
PROPOS INTRODUCTIFS ET MISE AU POINT
Depuis près de quarante ans, je regarde des images. Des images du pays où je vis, mais aussi et surtout d’autres lieux, afin de voir les relations qui vont de l’un comme de l’une à l’autre. Mon attention s’est concentrée sur les images de l’Asie sinisée.
A priori, une image est unique. Afin de pouvoir en garder trace, une impression par tous les moyens possibles est encore la façon la plus évidente d’en garder une trace lorsqu’elle est donc imprimée à un nombre variable d’exemplaires.
Je suis au Muséum depuis une vingtaine d’années, et, au cours de missions – parfois antérieures à cette affectation – diverses et variées, j’ai constitué une collection d’images chinoises et taiwanaises. J’en avais, à la demande de collègues du département d’ethnologie, fait quelques moissons qui rejoignaient alors les fonds de l’institution. Après avoir pris mes fonctions, les choses ont continué, le travail aussi. Différentes expositions ont permis d’en montrer la variété, des conférences et colloques ont également été les moyens assez logiques de montrer l’importance de ces images au sein des sociétés asiatiques sinisées contemporaines. Une habilitation passée voilà quelques années à Paris-Sorbonne a permis de fédérer ces recherches. Elle est consultable dans différentes bibliothèques. J’ai, parallèlement, souhaité commencer à donner des images collectées depuis ces décennies passées.
L’intérêt des collègues en charge du patrimoine au sens le plus large a permis l’an passé et cette année de montrer un florilège de pièces chinoises (en 2017) et taiwanaises (en 2018). Je les en remercie.
Des sérigraphies de Nouvel an taiwanaises et propitiatoires
Le Musée de l’Homme dresse sa masse imposante au sommet de la colline de Chaillot. Fondé en 1937, il est l’un des douze sites du Muséum national d’histoire naturelle. Le cœur du bâtiment reçoit les collections constituées dans un but concret : initier ou conforter des recherches entreprises au sein des laboratoires du Muséum. Il conserve parmi ses fonds un ensemble de gravures sur bois et de sérigraphies porte-bonheur taiwanaises et chinoises anciennes et contemporaines.
La production des sérigraphies de Nouvel an est une approche originale à laquelle le ministère de la culture de Taiwan s’attache depuis plusieurs décennies. Cet ensemble unique rassemble les œuvres d’artistes qui ont laissé la trace de leur œuvre au niveau national et international
De la construction à la destruction sur la colline de Chaillot : un enchevêtrement entre histoire, architecture, anthropologie et art contemporain
Par Alain Cardenas-Castro
Un récent appel d’offre émanant de l’INHA — appel à contribution pour le numéro 2018-2 de la revue Perspective et relatif à la destruction — m’a permis de remettre un texte correspondant à la problématique donnée.
Cela a été l’occasion de faire le point sur quelques-unes de mes recherches in situ, en particulier lors d’œuvres réalisées au Musée de l’Homme dans un contexte bien particulier, à savoir la transition entre l’ancien et le nouveau musée. Je renvoie pour ce sujet au texte paru sur le blog Sciences et art contemporain en date du 29 octobre 2017.
Mes recherches ne se limitent pas à cet aspect des choses. En effet, j’ai, au cours de mon activité de fresquiste et de théoricien / praticien de l’image murale, proposé des sujets ou répondu à des appels d’offres divers. Au centre de mon propos, il s’agissait de l’occupation d’un lieu qui impliquait un changement d’image, une occultation d’une image précédente, recouverte de façon non destructive, ou bien, si les conditions ne le permettaient pas, de prendre possession complète des lieux. Ainsi les mises en place relatives du réel, à des simulations de réel exécutées lors de projets de différents ordres, à savoir, d’une part des commandes d’institutions et de particuliers pour créer des murs peints à fresque ou des peintures murales, et d’autre part d’œuvres qui se sont imposées à moi, toutes, sans exception m’ont poussé à travailler sur cet apport / destruction du réel qui génère un équilibre entre plein et vide, ou au contraire, le réduire à néant.
Je livre ci-après le projet – non retenu – transmis pour répondre à l’appel d’offre de l’INHA. Je le livre tel quel, sachant qu’il doit par ailleurs être alimenté et étoffé dans le contexte d’un séminaire Est – Ouest à venir.
Le point sera fait, en son temps, sur ce même blog.
Des grandes expositions nationales au Palais des Beaux-arts de Pékin
par Christophe Comentale
Le sujet revient avec une forte récurrence, désormais acceptée, fatidique, sous la plume des journalistes occidentaux, désarmés, désorientés et effarouchés, face à ce fonctionnement gouverné par une logique non hexagonale : qu’est-ce qu’une « grande exposition » en Chine ?
Est-ce une exposition de prestige, à caractère international, permettant surtout de vérifier le beau fixe des relations bilatérales entre la Chine et un pays, en l’occurrence « ami » ? Est-ce la tenue d’une vente aux enchères qui regroupe l’œuvre d’une période, d’un créateur ? Est-ce une exposition monographique sur un créateur chinois ancien, moderne ou contemporain ?
En fait rien de tout cela, mais un peu quand même.
Pierre Molinier, l’obsession de l’image réplique
Par Alain Cardenas-Castro
Trente ans après sa mort, Pierre Molinier a fait l’objet d’une redécouverte qui n’a laissé personne indifférent. Connu de son vivant surtout comme peintre et photographe, mais aussi dessinateur et graveur, il a entretenu une correspondance avec André Breton, Jean-Jacques Pauvert, Eric Losfeld, Pierre Bourgeade. Cet ensemble épistolaire est la chronique essentielle sur sa vie et son œuvre. Fétichiste, obsessionnel du corps, le sien, Molinier s’avère un créateur hors normes de photomontages complexes et sensuels, d’inspiration tantrique. Portrait d’un obsessionnel de soi à travers un œuvre dense et inclassable !
Le courant néolettré entre tradition et ouverture au monde contemporain, les parcours de Fan Yifu
par Christophe Comentale et Alain Cardenas-Castro
L’art chinois contemporain est, depuis deux bonnes décennies, l’objet d’attentions plutôt étrangères à l’esthétique et au travail des artistes, favorisés dans une société où l’attention à la création a été mise en avant, à l’égal de celle des produits de consommation autres. Il n’empêche que les processus d’élaboration, de réflexion de toute création induisent, requièrent de la part des artistes une attention qui s’inscrit dans la durée. C’est le critère qui rend compte de ce que sont le poids et la force de la création : Fan Yifu est l’un de ceux là. Portrait d’un lettré entre ciel et terre.
L’espace de l’atelier et au-delà : à propos d’une esquisse représentant Juan Manuel Cardenas-Castro (1)
par Alain Cardenas-Castro
Ce texte est le premier d’une série d’articles relatifs au peintre Juan Manuel Cardenas-Castro. Ces articles seront publiés au fil de la progression de mes recherches sur ce peintre qui a influencé mon propre processus de création. D’abord, en étant mon précepteur artistique, ensuite, en devenant un modèle vivant que j’ai dessiné et peint et parfois modelé. Enfin, ce modèle traduit plastiquement s’est révélé comme un élément graphique récurrent dans mon œuvre. A partir de là, il a contribué aussi au développement de certains de mes thèmes graphiques et de leur évolution, tant technique que symbolique ou signifiante.






