Notule de février

A propos d’une œuvre d’Anne Mandorla, Porte en Chine (2018)

par Christophe Comentale

« Homme craintif, tenant rentes et cens

Des Muses, crois, si jamais tu descends

Au val de peur, qui hors d’espoir te boute,

Mal t’en ira : pour ce à moi te consens

En déchassant crainte, souci et doute ».

(Clément Marot, Bon espoir, envoi de la ballade)

(ill. 1) Anne Mandorla, Porte en Chine (2018), Assemblage-collage de gravures sur cuivre et sur bois, 6,4 x 10,3 cm. (coll. particulière)

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Graver l’univers dans un pouce carré. Deux mots sur les cachets chinois

par Laurent Long

Le sceau reste indispensable pour tout acte officiel en Extrême-Orient : chèque, contrat… où il remplace notre signature. Mais, contrairement à nos tampons en caoutchouc purement utilitaires, le cachet est, en Chine, un élément à part entière de la culture savante.

Depuis les environs du Ve siècle av. J.C., le sceau authentifie et rend exécutoires les actes de l’Administration; il évoque la perfection des institutions et la gloire des généraux du passé.

Les lettrés, se devant de cultiver les arts par excellence que sont en Chine la calligraphie et la peinture, vont s’intéresser aux sceaux. Pourquoi? Parce qu’ils concilient deux de leurs passions : la belle écriture et les antiquités. Quoi, mieux que le sceau, gravé de caractères archaïques, pouvait réunir ces deux aspirations?

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Notule sur « Javelots », une œuvre sur panneau de Francis Coffinet

« Mon cheminement de plasticien vient faire écho au poème. Une poursuite du poème par le signe et par la forme ». Francis Coffinet, Propos épars, 2019. 

par Christophe Comentale et Frédéric Harranger

Francis Coffinet (1956, Bar-sur-Seine), est poète, plasticien et acteur français. « Le travail plastique est toujours pour [lui], en quelque sorte, une poursuite du poème par le signe et par la forme » …

Du modèle à la forme

Pour une fois, trop étreindre semble possible, surtout quand l’on sait l’omniprésence du corps entre vie et mort, corps toujours sublimé au fil d’une sensualité à dessein occultée, accidentelle. Ce créateur pluriel semble éternellement en recherche sur le regard d’autrui, sur la multiplicité des sources auxquelles il puise ses images. Art brut, pratiques rituelles et personnelles, matériaux divers autant que matières ponctuellement reprises, travaillées, magnifiées afin de devenir des icônes de l’intimité dont la lecture se fait psalmodie, monologue de pulsions d’une sensualité réfrénée, gommée parfois au fil de certaines poésies ou en focale sur d’autres.

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Un mural de Jorge Luis Chirinos Vásquez, « Passé, présent et futur de la Médecine » : propos sur la peinture murale cuzquénienne.

par Alain Cardenas-Castro et Jorge Luis Chirinos Vásquez

En descendant l’avenue de la Culture depuis l’Université San Antonio Abad, on peut longer le mur d’enceinte de l’Hôpital régional de Cusco et découvrir cette peinture monumentale intitulée Passé, présent et futur de la Médecine.

Ce mural a été réalisé pour commémorer les cinquante ans de cette institution en accueillant le visiteur qui pénètre dans ce bâtiment de forme pyramidale. Il vient s’ajouter aux nombreuses peintures urbaines comme celle de Juan Bravo Vizcarra ou régionales de Tadeo Escalante (voir les références bibliographiques) qui contribuent à la tradition des muralistes cuzqueno pour la diffusion et le partage de leur culture et de leur identité appartenant au monde andin.

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Le Musée du graffiti, œuvre d’art totale de Greg Arek

par Ma Li Dautresme et Alain Cardenas-Castro, coordination éditoriale de Christophe Comentale


« Le musée du Graffiti n’est pas. N’a jamais été. C’est ce postulat qui a enclenché la démarche ». Greg Arek, Propos d’escalier, 2019.

Si les tout premiers signes assimilables à des graffiti remontent à la présence d’éléments archéologiques, alphabétiques ou graphiques Est – Ouest et contemporains du Néolithique, des tentatives de mise en forme de signes autres ne cessent de se faire jour, comme cette singulière apparition d’un musée du graffiti dans un passage parisien est la plus récente illustration de cet intérêt reparu pour les écritures révélées et imaginaires. Parcours d’un artiste, essence et incarnation de soi-même.

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Difusión de conocimiento: sobre el establecimiento de un proyecto bilateral Francia Perú sobre las obras de Juan Manuel Cardenas-Castro (5)

por Alain Cardenas-Castro

traducido del francés por Teshy Castro Gutiérrez

Recientemente, en el curso de mis investigaciones sobre el importante corpus documental relacionado con el pintor y museógrafo Juan Manuel Cárdenas-Castro, pude identificar un ejemplo excepcional entre los elementos de este conjunto de obras pintadas o dibujadas, guardadas en colecciones privadas en Europa y Perú. Es una pintura titulada IMPRECION, que fue adquirida por el Estado francés con motivo del Salon du Franc[1] en 1926. Pertenece al FNAC (Fondo Nacional de Arte Contemporáneo). También descubrí algunos documentos audiovisuales raros, tres cortometrajes compuestos de secuencias en las que podemos ver a Juan Manuel Cardenas-Castro.

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Collages chinois [gēbèi  袼褙] et peintures portables d’Alain Cardenas-Castro

Par Ma Li Dautresme et Christophe Comentale

Exposition éphémère Collages chinois et peintures portables d’Alain Cardenas-Castro, 10 janvier 2019, espace loft Kils 47 rue d’Aboukir 75002.

« Faire dialoguer les cultures reste, pour un historien de l’art comme pour un créateur,  un parcours entre deux recyclages, parmi  deux esthétiques. Les récupérations à partir de facettes de tissu sont comme des feuilles de papier  pliées et dont chacune  va être vectrice d’écrit, comme  l’image d’un moment ». Alain Cardenas-Castro, Propos, janv. 2019.

Alain Cardenas-Castro, Peinture portable ou de poche (2019), acrylique sur papier, impression typographique, 6 x 6 x 2 cm repliée / 30 x 30 cm dépliée. © Alain Cardenas-Castro

Collage (XXe s., années 70), tissus divers, colle, 55 x 45 cm, photo A. Cardenas-Castro

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Quelques éléments à propos des cages à oiseau chinoises

par Didier Scuderoni et Christophe Comentale

« N’est-il pas suffisant pour constituer l’œuvre d’art

Qu’une émotion se manifeste à propos de l’objet ? »

Michel Leiris.

Au fil des mises en place d’événements, de demandes de documentation de chercheurs, il est devenu indispensable de connaître de façon précise les richesses des réserves qui continuent de se remplir avec des donations – fussent-elles modestes – complémentaires à celle de Françoise Dautresme et suscitées par cette donation initiale.

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Yang Ermin, sujet d’élégance et de création

关于杨佴旻的一系列新作品和创意的新观念

En marge de son exposition de pierres à encre qui se tient au musée des arts asiatiques de Nice du 15 décembre 2018 à la mi-mai 2019, propos neufs sur quelques-unes de ses œuvres nouvelles.

par Christophe Comentale et Alain Cardenas-Castro

Les orientations adoptées en matière de création par Yang Ermin ne cessent de surprendre par leur caractère inattendu, récurrent, inopiné. Cette grande indépendance d’esprit renvoie à l’évolution des critères esthétiques qui se répercutent et s’affirment sur différents sujets de l’activité humaine, les Beaux-arts sont souvent influencés par des données autres ou à tout le moins différentes. Le monde de la mode, la classe des marchands d’art, les blogs et sites manipulant des données factuelles et numériques sont autant de sources potentielles pour décider de ce qu’est le Beau. Portrait d’un dandy.

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