Sobre «Échange entre Urubamsinas et Yunca. P.C. », una pintura enigmática de Juan Manuel Cardenas-Castro (2)

por Alain Cardenas-Castro

traducido del francés por Teshy Castro Gutiérrez

(Fig. 3) Juan Manuel Cardenas-Castro Échange entre Urubamsinas et Yunca. P.C. (S. d.) Óleo sobre lienzo, 98 x 81 cm, Col. privada © Alain Cardenas-Castro

Orientado geográficamente hacia el suroeste, la pared más grande del estudio del pintor peruano Juan Manuel Cardenas Castro, termina en su esquina superior derecha por una esquina redondeada. Un ángulo formado por la arquitectura debajo del techo del edificio parisino en el que se ubicaba este espacio.

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En el espacio de un Estudio  y más allá: sobre un boceto que representa a Juan Manuel Cardenas-Castro (1)

por Alain Cardenas-Castro

traducido del francés por Teshy Castro Gutiérrez

Este texto es el primero de una série de artículos relacionados con el pintor Juan Manuel Cardenas-Castro. Estos artículos se publicarán a medida que avance en mis  investigaciones sobre este pintor, que influyó en mi propio proceso creativo. Primero siendo mi preceptor artístico, luego convirtiéndose en un modelo viviente que dibujé y pinté y algunas veces esculpé. De echo este modelo traducido plásticamente se ha revelado como un elemento gráfico recurrente en mi trabajo. A partir de ahí, también contribuyó al desarrollo de algunos de mis temas gráficos y su evolución, tanto técnica como simbólica o significativa.

Alain Cardenas-Castro El espacio del taller (1981), Oleo sobre madera, 53 x 30 x 2 cm Colección Alain Cardenas-Castro © Alain Cardenas-Castro

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Du livre d’archéologie au livre d’artiste d’Est en Ouest (2)

par Alain Cardenas-Castro et Christophe Comentale

Cet article fait suite au précédent – posté le 23 juillet 2018 – qu’il précise et complète.

L’exposition, que nous avons initialement appelée « Du livre d’archéologie au livre d’artiste d’Est en Ouest » a été accueillie avec autant d’intérêt que d’étonnement : c’est en effet la première fois qu’un tel florilège est présenté dans ce lieu unique au public chinois. Cela renvoie au statut particulier du livre en Chine : ce document est, encore et toujours, lié à la connaissance pour le public chinois. Rappelons que c’est dans la grotte 17 qu’ont été trouvés au début du XXe s. les quelques dizaines de milliers de manuscrits et ouvrages imprimés en gravure sur bois désormais principalement conservés en France (bibliothèque nationale et musée Guimet) et en Grande-Bretagne (British Library). Un autre titre parallèle a été trouvé par la partie chinoise « la douceur de l’écrit » ou « la douceur du manuscrit » allusion à la qualité de la sélection des pièces choisies qui peuvent être littéraires, populaires, avant-gardistes,… Un peu différentes de la sélection qui aurait pu être faite en Chine en matière d’écrits comparatistes, anciens, modernes, contemporains.

Un catalogue trilingue chinois – français – anglais abondamment illustré à paraître est édité et diffusé par le musée pour accompagner cette manifestation.

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Du livre d’archéologie au livre d’artiste d’Est en Ouest

par Alain Cardenas-Castro et Christophe Comentale

Pour une nouvelle bibliophilie, un texte que j’avais rédigé en 1991 pour la revue AML, me faisait (me) poser la question sur la nécessité de certains formalismes, sur leur persistance étrange,… Cette idée, depuis les années 90 nous a semblé devoir continuer d’évoluer, ou, plus précisément, accepter des définitions autres du livre. Ainsi, à plusieurs reprises, il a été possible de montrer des mises en espace de livres – des livres œuvres d’art, pas seulement par leur valeur marchande, mais plutôt par leur impact intellectuel, graphique, esthétique. Tout comme les interactions culturelles, politiques, sociales, économiques aussi ne cessent de peser de tout leur poids sur le goût, puisque c’est bien de cela qu’il s’agit.

C’est pourquoi, du 30 juillet au 30 octobre 2018, une centaine de documents archéologiques, graphiques et iconographiques montrant la diversité du patrimoine chinois ou occidental, sont exposés au Musée du centre national de protection du patrimoine, à l’Académie des sciences de Dunhuang (province du Gansu, Chine).

Un catalogue trilingue chinois – français – anglais abondamment illustré est édité et diffusé par le musée pour accompagner cette manifestation.


ci-dessus : (vignettes en partie haute) les grottes de Mogao / (vignette en partie basse : le musée du Centre de recherches et de protection du patrimoine de Dunhuang.


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Le Musée chinois du quotidien ou la beauté de l’art utilitaire

par Marie Laureillard[1]

(ill. 1)

En visitant le nouveau Musée chinois du quotidien – espace François Dautresme à Lodève, dans la région de Montpellier, c’est toute une page d’histoire qui s’écrit sous nos yeux, toute la mémoire de la Chine du vingtième siècle qui ressurgit. Si l’on peut penser à première vue qu’il s’agit d’une sorte d’écomusée exotique transplanté en Occitanie, on est très vite ébloui par la beauté de tous ces objets que François Dautresme a patiemment amassés en sillonnant la Chine des années 1960 aux années 1990. Suivant son goût, sans a priori, ce marchand d’art passionné se laissait guider par son instinct et son goût esthétique, se contentant, comme il le disait lui-même, « d’ouvrir les yeux et les oreilles, avec comme seul fil conducteur celui des rencontres fortuites. En effet, partout en Chine, les gens sont assis sur des trésors qu’ils ignorent. »

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Clément Calaciura

CARAVANES (Du 5 juillet au 5 septembre 2018),

Parvis de l’Institut du Monde Arabe (Paris), Alexandrie café : tous les jours de 10 h à 2h

par Christophe Comentale et Alain Cardenas-Castro

Onze œuvres de ce sculpteur – designer – un cheval et un vol de dix faucons – vont recréer un de ces ensembles qui font rêver le monde occidental depuis plus d’un siècle. Mais à travers et avec la vision d’un créateur qui joue sur les pleins et les vides, les points forts et les douceurs essentiels à redonner leur énergie aux zones de pleins. Parcours dans le monde d’un designer architecte et sculpteur

« Les inspirations, ou plutôt références ne sont là que pour flatter la culture bourgeoise, en lui donnant à voir des signes qu’elle peut reconnaître et relever entre deux gloussements. Un peu comme le cinéma de Tarantino ou le street art. (…). En vérité, je me nourris de tout et ne m’inspire de rien ». Cl. Calaciura, Entretien, 18 juin 2018.


Trois des dix Faucons de l’installation Caravanes (2018), structure acier et acrylique sur toile cousue


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« Temps de rêve » (2015), première œuvre d’une série en devenir

De la création contemporaine et des données ethno-anthropologiques

par Alain Cardenas-Castro

« […] À chacun d’entres nous, là ou il se trouve, d’inventer et de faire prospérer les modes de conciliations et les types de pression capables de conduire à une universalité nouvelle […] ». P. Descola , op. cit.

Temps de rêve est une œuvre en trois dimensions. Elle s’inscrit dans une relecture du totémisme, l’une des quatre ontologies proposées par l’anthropologue Philippe Descola pour définir différents systèmes de pensée chez l’être humain. Cette construction prend forme à partir d’un assemblage constitué d’éléments symboliques relatifs à huit individus issus d’un groupe familial de culture occidentale. Leurs attributs identitaires composent une silhouette anthropomorphe rappelant autant les mâts totémiques que la statuaire romane. Dissociés de l’assemblage mais comme parties intégrantes de l’œuvre, un diagramme et un cartel viennent détailler les liens et les correspondances qui ont participé au processus de réalisation de la construction, conçue à partir des caractéristiques relatives à chacun des membres du groupe familial.

Alain Cardenas-Castro, Temps de rêve (2015), Assemblage 120 x 36 x 28 cm, cartel, diagramme (Éléments de la composition avant montage), coll. de l’artiste © Alain Cardenas-Castro

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Le Musée chinois du quotidien

Le fonds François Dautresme, collectionneur, photographe et marchand du quotidien chinois.

par Christophe Comentale

Inauguration le 11 juillet 2018 à 19h au centre culturel OMDP de Lodève.

François Dautresme et Françoise Dautresme © Archives Françoise Dautresme

« Il ne viendrait pas à l’idée d’un Chinois de fabriquer quelque chose de laid. Pour lui un objet beau étant un objet bien fabriqué, et l’objet bien fabriqué étant un objet utile, seul l’utile est beau et le beau est forcément utile. L’économie dicte le geste. L’artisan prend ses ordres auprès du matériau. Le matériau donne une seule réponse. Le génie va de pair avec la récupération. Et comme en Chine tout se tient et que les contraires font bon ménage, on admet qu’une maison et sa cour, correctement orientées, représentent le monde, que trois perspectives opposées puissent coexister sur une peinture de paysan, que tous les matériaux aient le droit d’exister, que la langue écrite soit un artisanat qui rend service à la réalité des choses et que le mot soit fabriqué comme un objet ».

Françoise Dautresme, Le voyage en Chine, Paris : FD, 1976.

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Le 63e Salon de Montrouge : inquiétudes et signes urbains

par Christophe Comentale et Alain Cardenas-Castro

 L’année 2018 est un crû décalé !

Le temps passé à regarder, à comprendre, à apprécier, a été, ce dernier week-end d’avril, bien plus rapide que l’an dernier ! Le temps ? Une morosité ambiante, des invités très inégaux — heureusement ! — parfois carrément décevants. En fait, un parcours plus architecturé, à l’aune des musées « nouvelles générations ».

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David Feruch, artiste visuel

Espace l’Atelier de Belleville, 29, rue de la Villette (Paris 19e)

Art & CO Afterwork, soirée du 26 avril 2018, de 18h à 23h.

par Christophe Comentale

« Nous avons souhaité depuis quelque temps que la rubrique Comptes-rendus se fasse l’écho de manifestations, parfois de courte durée, voire de soirées, dont le contenu est important dans le domaine de l’art contemporain et des expériences esthétiques présentées de façon éphémère. » Alain Cardenas-Castro.

Un contexte nouveau

Ma Li Dautresme, architecte d’intérieur et directrice artistique, assure le commissariat de cette soirée, « voulant créer des liens entre les différents métiers d’arts notamment en prescrivant des oeuvres d’art sur mesure (…). Ces afterworks ont lieu cette fois-ci dans une galerie de Paris – l’Atelier de Belleville – pour que nous puissions nous y rencontrer et échanger tous ensemble autour d’un artiste invité. L’itinérance est de rigueur pour chaque événement, aucun lieu – différent pour chaque afterwork – n’est exclu, l’art est au centre de chaque rencontre… ».

David Feruch, artiste visuel, imprime souvent ses tableaux sur aluminium comme des surfaces vivantes, des images qui parlent de l’homme dans la ville, l’Urban Spirit qui nous entoure.

Under water (2014), Techniques mixtes, impression Uv sur Dibon, 100 x 50 cm, châssis affleurant aluminium brossé 2.5 cm

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