Propos introductifs
par Alain Cardenas-Castro
Comme c’est l’habitude depuis quelques années, la semaine asiatique se tient à Paris du 7 au 17 juin 2018.
Elle concerne, outre les salles de ventes et les musées Guimet et Cernuschi, dotés de fonds chinois, 20 prestigieuses galeries situées dans les 6e et 7e arrondissements de la capitale, dont la galerie Eric Pouillot. Pour la circonstance, son directeur met à l’honneur un florilège de pièces présentées ci-après. Ce texte est complété par une évocation historique du cheval.
Le thème est heureusement choisi, d’une part, il confère pouvoir et prestige au possesseur de ces montures au fil de l’Histoire, de l’autre, cet ongulé est l’un des douze signes propitiatoires du zodiaque chinois – il faudra attendre 2026 pour célébrer son année. Il n’en reste pas moins que toutes les années sont une bonne opportunité d’honorer ce conquérant autrefois adulé par les empereurs.
En écho à la présence de ces pièces d’exception, une sélection de quelques œuvres du peintre Wang Nong (1926 – 2006), élève de Xu Beihong. Comme son maître, Wang Nong a aussi aimé Paris où il a exposé voilà plusieurs décennies.
● Du cheval de céramique : quelques jalons
par Eric Pouillot
Le cheval est un acteur essentiel de l’histoire de la Chine et l’art chinois a su générer de magnifiques représentations de l’animal. C’est à la fois à l’histoire militaire et à l’histoire sociale qu’il se réfère.
Sous la dynastie des Shang (1700-1200 avant J.C.), on le trouve attelé par deux ou quatre au moyen de joug de garrot pour tracter des chars de combat.
(pièce Han)












