par Jean-Pierre Baudon, Paysagiste et Andréa Poiret, Géographe
La définition du terme « paysagiste » s’appuie sur celle de « paysage ». Selon le dictionnaire, le paysage est « une partie de pays que la vue présente à un observateur », l’observateur ne le voit pas, il le regarde (Perrier Bruslé, 2009-2010). Pour le philosophe A. Roger et le géographe A. Berque, le paysage ne devient paysage qu’à partir de sa perception par l’homme et de la relation culturelle qui se tisse entre les deux entités, c’est un « rapport » plutôt qu’un objet (Belchun, 2015). Le paysage se définit alors à la fois comme un phénomène et une représentation, se construisant d’une part, et s’interprétant de l’autre (Lenclud, 1995 ; Cusimano, 2002 ; Perrier Bruslé, 2009-2010). Le paysage peut être naturel, social et culturel sous-entendant aménagé, fabriqué et vécu (Lenclud, 1995). Le paysage est aussi le lien entre un lieu et notre identité, entre un lieu préexistant à notre perception, notre construction du paysage par son aménagement et/ou sa transformation mais également par notre regard subjectif et propre à chacun, suivant nos représentations des paysages et nos jugements de valeurs (Lenclud, 1995 ; Di Méo, 2002, 2004). Paysage et identité ont en commun qu’ils sont tous les deux subjectifs et propres à chaque individu, mais aussi en perpétuelle évolution. L’analyse des paysages et de ses représentations permet de saisir « l’état de santé de la nature et de la société » (Latiri-Otthoffer, 2018).












