L’archéologie du geste d’écrire

par HU Jiaxing

Cet article est l’équivalent des traditionnelles et nécessaires “positions de thèse” qui permettent de suivre la progression du travail de recherche. C’est dans ce contexte spécifique que j’ai décidé de publier ce contenu. Je rappelle qu’en premier lieu cette thèse est préparée en co-direction au Muséum national d’Histoire Naturelle et à l’Institut Catholique de Paris sous la direction de M. Christophe Comentale et de M. Emmanuel Lincot. En second lieu, pour mémoire, le plan provisoire mais très structuré de ce travail est tracé avant le contenu de l’article.

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Des sérigraphies de Nouvel an taiwanaises et propitiatoires

Accrochage de Nouvel an
Les œuvres sont exposées aux cimaises de la bibliothèque Yvonne Oddon du musée de l’Homme du 19 février au 30 mars 2018. Elles sont visibles du lundi au vendredi de 10h à 18h.

Le Musée de l’Homme dresse sa masse imposante au sommet de la colline de Chaillot. Fondé en 1937, il est l’un des douze sites du Muséum national d’histoire naturelle. Le cœur du bâtiment reçoit les collections constituées dans un but concret : initier ou conforter des recherches entreprises au sein des laboratoires du Muséum. Il conserve parmi ses fonds un ensemble de gravures sur bois et de sérigraphies porte-bonheur taiwanaises et chinoises anciennes et contemporaines.

La réalisation des œuvres, de leur conception à leur impression, a fait l’objet de différentes études qui ont montré la présence de ces œuvres à la fois appréciées en raison de leur impact propitiatoire, festif que de leur reflet dans le monde de la création contemporaine. Les plasticiens savent donner toute sa force à ce type de pièces liées à une fête très populaire, en même temps  qu’ils continuent de développer un œuvre personnel et fort.  
Si les études sur la réalisation des gravures sur bois sont nombreuses, celle des sérigraphies n’a pas encore fait l’objet d’un travail spécifique.

La production des sérigraphies de Nouvel an est une approche originale à laquelle le ministère de la culture de Taiwan s’attache depuis plusieurs décennies. Cet ensemble unique rassemble les œuvres d’artistes qui ont laissé la trace de leur œuvre au niveau national et international

 

Chen Qiaoyu, Taiwan, 2010, Dix mille lapins accueillent cent années de bonheur, gravure sur bois

Chen Xiurui, Accueillir le printemps, Année du Rat, Taiwan, 1995, sérigraphie

 

ZHU Weibo, Année du Cheval, 2002, sérigraphie

 

 

 

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Des grandes expositions nationales au Palais des Beaux-arts de Pékin

par Christophe Comentale

Le sujet revient avec une forte récurrence, désormais acceptée, fatidique,  sous la plume des journalistes occidentaux, désarmés, désorientés et effarouchés, face à ce fonctionnement gouverné par une logique non hexagonale : qu’est-ce qu’une « grande exposition » en Chine ?

Est-ce une exposition de prestige, à caractère international, permettant surtout de vérifier le beau fixe des relations bilatérales entre la Chine et un pays, en l’occurrence « ami » ? Est-ce la tenue d’une vente aux enchères qui regroupe l’œuvre d’une période, d’un créateur ? Est-ce une exposition monographique sur un créateur chinois ancien, moderne ou contemporain ?

En fait rien de tout cela, mais un peu quand même.

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Le courant néolettré entre tradition et ouverture au monde contemporain, les parcours de Fan Yifu

par Christophe Comentale et Alain Cardenas-Castro

L’art chinois contemporain est, depuis deux bonnes décennies, l’objet d’attentions plutôt étrangères à l’esthétique et au travail des artistes, favorisés dans une société où l’attention à la création a été mise en avant, à l’égal de celle des produits de consommation autres. Il n’empêche que les processus d’élaboration, de réflexion de toute création induisent, requièrent de la part des artistes une attention qui s’inscrit dans la durée. C’est le critère qui rend compte de ce que sont le poids et la force de la création : Fan Yifu est l’un de ceux là. Portrait d’un lettré entre ciel et terre.

FAN Yifu, Marche en bord de mer (2011) lavis sur papier, 145 x 367 cm

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Zhu Xinjian, gravure, pages et carnets d’artiste au pays des fleurs

par Christophe Comentale

Zhu Xinjian (ca 2012)

Dessinateur et lettré reconnu en Chine, Zhu Xinjian refuse toute position officielle ; il démontre que la liberté de la création, surtout quand elle s’installe dans une marginalité voyante, se monnaye au fil d’une vie tout en méandres au sein de son pays. Un séjour en France lui fait découvrir les ressources de la gravure et des carnets d’artiste. Et surtout, son rapport au texte et à l’image met face à un créateur singulier dont l’excentricité laisse cet émule de Goltzius, récemment disparu, entre incrédulité et admiration. Continuer la lecture

Masques tibétains : dramaturgie, ethnologie et art contemporain

Par Alain Cardenas-Castro

Le colloque Masques tibétains qui a eu lieu au centre OMDP de Lodève le 3 octobre 2017 m’a permis de faire le point sur trois aspects particuliers de ces objets.

J’ai utilisé ma double culture de plasticien et de muséographe-médiateur pour redéfinir ce contexte spécifique.

21 masques de l’art de l’opéra tibétain (XXe s.) Louanges aux vingt et une taras, tangkhas, masques et bronzes de l’art tibétain, OMDP, Lodève 2017 © Alain Cardenas-Castro

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Un aspect singulier du bouddhisme tibétain : les louanges aux vingt et une taras  

Présenter l’art tibétain à travers des pièces historiques ou contemporaines est toujours un événement singulier : le poids de l’histoire récente ne cesse d’être un prisme déformant qui pèse de façon anamorphique sur le regard du spectateur occidental, que celui-ci soit un curieux, un chercheur ou bien un habitué des images les plus inattendues. Pour tout sinologue, habitué à l’étude de différentes provinces, celle du Tibet reste une approche difficile d’une civilisation autre, complexe, mais forte.

Louanges aux vingt et une Taras, tangkhas, masques et bronzes de l’art tibétain,                            OMDP Lodève 3-30 octobre 2017, affiche de l’exposition                    © Art exhibitions China

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Les peintures, livres d’artiste,  installations de papier de Yuan Chin-taa

Au musée Marcel Sahut de Volvic.

Du 29 septembre au 3 novembre 2017 a lieu le deuxième volet de l’exposition itinérante qui, du Salon international du livre d’artiste Pages en mai s’achève dans la région Auvergne avant de se poursuivre en novembre et décembre prochains au centre multiculturel de Lodève, OMDP.

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Le renouveau de la peinture contemporaine au pigment de Dunhuang          

Huang Liuwen, Naissance (2016) couleurs minérales sur papier, 150 × 120 cm.             黄留芳 出生 纸本、矿物色。

Compte-rendu d’exposition

Centre multiculturel OMDP de Lodève du 1er au 29 septembre 2017

par Christophe Comentale

▀ Quarante-quatre œuvres peintes au pigment par 18 artistes travaillant à Dunhuang constituent les fleurons de l’exposition Le renouveau de la peinture au pigment de Dunhuang. Les oeuvres occupent quelque 800 m2 répartis sur les trois niveaux de cette église, un bâtiment construit en 1863, qui a conservé différents éléments peints à fresque. Le bâtiment, a été restauré et mis aux normes permettant la tenue d’expositions répondant aux demandes internationales. Il a, par ailleurs, conservé quelques éléments peints à fresque au XIXe siècle, cette heureuse coïncidence montre l’importance d’une technique extrêmement connue et populaire Est-Ouest.

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Peintures murales : de la diversité des approches Est-Ouest

Anonyme, Maitreya prêchant, dyn. des Liang du Nord (397-439), peinture murale, grotte 272, Dunhuang, 74 x 76 cm.

Vincent Broquaire, passage (2011), dessin encadré, dessin au mur, encre, Galerie Octave Cowbell, Metz,            70 x 170 cm. © Vincent Broquaire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par Alain Cardenas-Castro

Contrairement à une pratique courante, les comparaisons Est-Ouest sont parfois source d’insatisfaction, voire de désillusion. En effet, d’une part la maîtrise des cultures pour ces territoires de recherches est inégale, une des deux civilisations étant privilégiée d’emblée par rapport à l’autre. D’autre part, et par voie de conséquence, la pertinence des développements n’est pas non plus à la hauteur des approches envisagées. La convention triennale récente qui lie l’Institut de recherches de Dunhuang au Museum national d’Histoire naturelle, est dans le prolongement des différentes manifestations à venir, notamment en premier lieu, l’exposition La peintures aux couleurs minérales de Dunhuang, qui a lieu à Lodève du 1er au 29 septembre 2017, en deuxième lieu le colloque qui l’accompagne, en troisième lieu le colloque sur les fresques de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts à Paris du 23 au 27 octobre 2017, s’avèrent des facteurs positifs pour combler des manques. Continuer la lecture