ENSAMBLADO DE ALAIN CARDENAS-CASTRO. TAMBIÉN UN LIBRO DE BIBLIOFILIA Y DE ARTISTA.
Christophe Comentale
Las versiones en francés y chino siguen a la versión en español / Les versions en français et en chinois sont à la suite de la version en espagnol / 法语版和中文版紧随西班牙语版之后。
De este a oeste. Segunda parte de comentarios fuera de Francia. De la serie al ensamblaje, el texto de Christophe Ripa, redactado en diciembre de 2025, ha sido compuesto en París, este mismo mes, por Sun Chengan, director artístico y también autor del epílogo de este libro de artista y de diálogo, con el fin de presentar este ensamblaje, obra de Alain Cárdenas-Castro, pintor y artista plástico-investigador.
París: Ed. du Fenouil, 2026. 27 ejemplares, de los cuales 5 ejemplares de cabeza contienen una obra original.
Ci-dessus, de gauche à droite. (ill. 1) photo des artistes chinois à Paris (1933) / (ill. 2) Portrait de Chang Shuhong par Zhang Hua 从左到右:巴黎的中国艺术家照片(1933)/ 张华为常书鸿所作肖像
Musée du Bastion, Quai Napoléon III, Menton. Ouvert tous les jours (sauf mardi, 25 décembre, 1er janvier et 1er mai), de 10h à 12h30 et de 14h à 18h. L’exposition a lieu du 13 décembre 2025 au 8 juin 2026.
La commune de Menton (ill.1), ville au climat tempéré, à été chaud et sec, est connue pour sa fête du citron, annuelle, une fête qui anime la fin de l’hiver avec une présentation quelque peu surréaliste de tonnes d’agrumes fixés sur des guirlandes de buis structurées sur des cages en fil de fer. De même, la présence de cet artiste hors normes, Jean Cocteau (ill.4) a laissé des œuvres et une présence uniques de la création.
L’aura dégagée par Jean Cocteau et la diversité des créations de ses amis, sont présentes dans le contexte superbe et éclectique de ce nouvel accrochage : plus de 150 œuvres de la collection Séverin Wunderman – musée Jean Cocteau et de plusieurs prêts d’œuvres.
The municipality of Menton, a town with a temperate climate and hot, dry summers, is known for its annual Lemon Festival, which enlivens the end of winter: a somewhat surreal presentation of tons of citrus fruits attached to boxwood garlands structured on wire cages, the presence of an extraordinary artist, Jean Cocteau, who left works and a unique imprint of creation. The aura radiated by Jean Cocteau and the diversity of creations by his friends are present within the superb and eclectic setting of this new display: more than 150 works from the Séverin Wunderman collection – Jean Cocteau Museum, along with several loaned pieces.
(ill. 1) Vue de Menton depuis le village de Falicon ; (ill. 4) Jean Cocteau. Autoportrait masqué (1919), lithographie sur papier
Issue de la peinture narrative, instrument de diffusion de la littérature en langue vulgaire : roman, chantefables, théâtre comme de pans entiers de la légende dorée du régime, la B. D. a fleuri en Chine depuis un siècle. Mais il ne semble pas qu’elle ait éveillé de vocation chez des artistes qui pourraient porter la tradition érotique gaie et lesbienne ou la modernité tongzhi.[1] Le Continent comme Taiwan abritent des imitateurs des mangas gais japonais, mais bien rares sont les talents réellement créatifs.[2] Genre populaire trop surveillé par le pouvoir chinois ? Sans doute.
L’éventail. Comme dans tous les pays chauds, notamment latins et asiatiques, des pays également désireux de donner un sentiment de bien-être face au climat parfois excessif qui perturbe une vie calme et agréable, l’artiste décide bien souvent de réaliser un ou plusieurs éventails pour son usage personnel ou tout autant pour le bien-être de ses proches, amis et parents.
Une récente création du peintre Li Xinjian est l’occasion d’évoquer succinctement l’importance de l’éventail dans la civilisation chinoise durant la période impériale ou dans la société contemporaine.
La broderie est — lit-on dans les encyclopédies, dictionnaires, manuels et livres pratiques décrivant les techniques sous-jacentes à ce savoir-faire — un art de décoration des tissus : motifs plats ou en relief faits de fils simples, matériaux tels que paillettes, perles, voire pierres précieuses, les enrichissent. Différents points exécutés avec des fils de lin, coton, soie ou laine donnent vie aux broderies que l’on retrouve par exemple sur des vêtements, des accessoires, des mouchoirs, du linge de maison, des ensembles liturgiques (nappe d’autel, voile de calice, pavillon de ciboire etc.) ou des éléments de décoration intérieure. Si Dominique Orozco déploie son talent de brodeuse d’art depuis plusieurs décennies, ce sont les feuilles de gingko [銀杏] qui l’ont inspirée dès la première vision du tapis doré qu’elles forment, chaque automne. Amoureuse de cet « abricot argenté », « fossile vivant », première espèce d’arbre à repousser après la bombe atomique d’Hiroshima, elle observe le moindre détail de ses feuilles, leur matière, leurs formes variées. Par la vertu d’un regard que le métier a affûté, elle consacre de très longues heures à la création d’œuvres uniques.
(ill. 1) Dominique Orozco, jardin du Luxembourg, Paris, nov. 2024
Réflexions à propos d’une sélection de fleurs Est-Ouest en et hors bouquet, peintes principalement depuis une centaine d’années et de quelques exemples antérieurs.
Le sujet n’est pas vraiment nouveau, mon propos non plus. Végétaux et fleurs sont attestés depuis la nuit des temps. Les périodes mises en présence ont bénéficié d’un découpage scientifique rassurant et international avant la lettre. Laboratoires de recherches et musées naturalistes (ill.1) conservent des specimen tout à fait éclairants sur cette richesse naturelle. De même, lors d’expositions thématiques, les musées d’art et de culture (beaux-arts, arts appliqués, …) centres culturels et fondations diverses n’hésitent pas à présenter des planches botaniques. D’abord utilisées comme documents d’études, elles ont ensuite acquis le charme que la patine du temps confère aux choses devenues un matériel historique. Les mêmes musées d’art et de culture présentent à l’aide de pièces exécutées en matériaux autres Les observations ont, au fil du temps, généré des collections parfois invraisemblables en raison de la passion des uns et des autres à rassembler, ordonner et conserver des pièces qui, pour des raisons diverses, leur semblaient fondamentales au savoir de l’homme. Fortuitement, heureusement, peut-être, des données plus irrationnelles sont venues complexifier ce qui aurait pu être un développement rigoureux des choses. Religion et politique ont suscité des pratiques rituelles diverses, mettant au jour des collections de personnages influents pour une raison ou une autre – la raison du plus fort – lesquels ont, pris de crainte, de remords ou de passion idéalisante, voulu laisser sur terre le fruit de leurs rapines et collectes avant de trépasser… Ces propos lapidaires ne sauraient ternir l’éclat de ces trésors ainsi légués à la postérité, somme toute une sorte de contrepoint au divertissement pascalien.
(ill. 1) Fleurs déposées dans une sépulture de Néandertalien, Paléolithique moyen, 60 – 45000, Irak, Musée de l’Homme.
Remis au goût du jour depuis peu d’années après une veille documentaire plus large, Zhang Hua, peintre chinois prolifique et très original dans sa trajectoire esthétique, ne cesse de faire l’objet de découvertes qui mettent en ébullition le monde du marché de l’art et des collectionneurs. Les musées outre-Manche sont également intéressés par ce génie qui dérange la classification devenue vétuste qui réussit, l’espace de quelques années, de faire un état des artistes chinois venus en France pendant le 20e siècle, de Fang Junbi (1888-1986) à Zhao Wuji [Zao Wuki] (1920-2013).
Ci-dessus, de gauche à droite. Zhang Hua, Homme nu au ballon (ca 1950), crayon de couleur et rehauts de blanc sur calque, 39 x 26 cm ; Zhang Hua, Femme au chapeau à fleurs [détail] (ca 1950), huile sur panneau (instrument à cordes)
Feng Zikai, Du noir à la couleur, textes de Christophe Comentale et Yin Wenying ; préf. de Nicolas Idier, postface de Feng Nanying et Feng Yiqing. Bordeaux : Le chantier, 2024. 185 p. : 150 ill.
Rijksmuseum, Amsterdam, 27 septembre 2024 – 12 janvier 2025.
75 pièces asiatiques choisies parmi des collections internationales Est-Ouest sont exposées au Rijksmuseum pour créer un paradis sur terre. Un florilège de pièces étonnantes dont la scénographie sait être entre spiritualité et paraître.
Compte-rendu de Christophe Comentale, coordination éditoriale Alain Cardenas-Castro
(ill. 1) Bouddha, musée national de Bangkok.
Jeux de mains durant le montage de l’exposition, ici déplacement d’un bouddha thaïlandais (14e s.) provenant des collections du Rijksmuseum.