Par Alain Cardenas-Castro
Les présentations d’art contemporain et les interventions d’artistes prennent place dans les institutions les plus diverses – qui ne sont pas à vocation artistique – et sont courantes aujourd’hui, afin de capter un nouveau public, valoriser un patrimoine.
Pour exemple, le Musée de l’Homme propose depuis sa réouverture des parcours artistiques dans ses nouveaux espaces rénovés. Des artistes tels que Pascale Marthine Tayou, Frans Krajcberg et Théo Mercier sélectionnés pour leurs travaux en lien avec les thématiques abordées dans ce musée de sciences et de société parisien, s’y succèdent depuis 2015.
En Avignon, le musée Vouland propose actuellement un parcours qui n’est pas une mise en scène des collections ni une confrontation des biens patrimoniaux avec des créations artistiques. Il ne s’agit pas ici de réactualiser la temporalité des collections en revisitant le passé depuis le présent mais plutôt d’inclure l’art contemporain dans un musée dédié aux arts décoratifs et à l’art moderne. Cette manne inattendue générée par cette institution dynamique, s’insinue dans ses galeries et son jardin grâce au fonds de dotation Edis.
Le tapis de Chosroes 1er, roi sassanide de Perse était utilisé en hiver comme substitut de jardin afin de s’y promener en suivant les motifs ornementaux d’allées et de ruisseaux, de branchages et de fleurs de printemps… Continuer la lecture

