{"id":1014,"date":"2017-11-28T17:03:13","date_gmt":"2017-11-28T16:03:13","guid":{"rendered":"https:\/\/alaincardenas.com\/blog\/?p=1014"},"modified":"2020-05-06T09:16:35","modified_gmt":"2020-05-06T07:16:35","slug":"le-courant-neolettre-entre-tradition-et-ouverture-au-monde-contemporain-les-parcours-de-fan-yifu","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/alaincardenas.com\/blog\/le-courant-neolettre-entre-tradition-et-ouverture-au-monde-contemporain-les-parcours-de-fan-yifu\/","title":{"rendered":"Le courant n\u00e9olettr\u00e9 entre tradition et ouverture au monde contemporain, les parcours de Fan Yifu"},"content":{"rendered":"<p>par Christophe Comentale et Alain Cardenas-Castro<\/p>\n<p>L\u2019art chinois contemporain est, depuis deux bonnes d\u00e9cennies, l\u2019objet d\u2019attentions plut\u00f4t \u00e9trang\u00e8res \u00e0 l\u2019esth\u00e9tique et au travail des artistes, favoris\u00e9s dans une soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9 l\u2019attention \u00e0 la cr\u00e9ation a \u00e9t\u00e9 mise en avant, \u00e0 l\u2019\u00e9gal de celle des produits de consommation autres. Il n\u2019emp\u00eache que les processus d\u2019\u00e9laboration, de r\u00e9flexion de toute cr\u00e9ation induisent, requi\u00e8rent de la part des artistes une attention qui s\u2019inscrit dans la dur\u00e9e. C\u2019est le crit\u00e8re qui rend compte de ce que sont le poids et la force de la cr\u00e9ation\u00a0: Fan Yifu est l\u2019un de ceux l\u00e0. Portrait d\u2019un lettr\u00e9 entre ciel et terre.<\/p>\n<div id=\"attachment_1017\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/fan-yifu-2.jpg?ssl=1\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-1017\" data-attachment-id=\"1017\" data-permalink=\"https:\/\/alaincardenas.com\/blog\/le-courant-neolettre-entre-tradition-et-ouverture-au-monde-contemporain-les-parcours-de-fan-yifu\/fan-yifu-2\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/fan-yifu-2.jpg?fit=864%2C388&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"864,388\" data-comments-opened=\"0\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"fan yifu 2\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/fan-yifu-2.jpg?fit=300%2C135&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/fan-yifu-2.jpg?fit=584%2C262&amp;ssl=1\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-1017 size-medium\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/fan-yifu-2.jpg?resize=300%2C135&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"135\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/fan-yifu-2.jpg?resize=300%2C135&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/fan-yifu-2.jpg?resize=768%2C345&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/fan-yifu-2.jpg?resize=500%2C225&amp;ssl=1 500w, https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/fan-yifu-2.jpg?w=864&amp;ssl=1 864w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" data-recalc-dims=\"1\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1017\" class=\"wp-caption-text\">FAN Yifu, <em>Marche en bord de mer<\/em> (2011) lavis sur papier, 145 x 367 cm<\/p><\/div>\n<p><!--more-->J\u2019ai, au fil d\u2019une vingtaine d\u2019ann\u00e9es, li\u00e9 connaissance avec Fan Yifu, dont l\u2019approche directe, franche, se fait \u00e0 mots compt\u00e9s, \u00e0 travers un humour qui allie autant l\u2019anecdote \u00e0 l\u2019allusion. L\u2019homme est bien plant\u00e9 sur le sol, y prend son assise, en retire une \u00e9nergie positive et active, l\u2019impose avec naturel, le naturel de celui qui veut et qui sait \u00eatre en harmonie avec le monde qui l\u2019entoure car il sait, o\u00f9 qu\u2019il soit, \u00eatre \u00e0 son \u00e9coute et le sublimer.<\/p>\n<p><strong>De l\u2019apport des ma\u00eetres <\/strong><\/p>\n<p>Dans le sillage du peintre et calligraphe Fan Zeng<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>, son fils, Fan Yifu, n\u00e9 en 1963 \u00e0 P\u00e9kin est aussi un pein\u00adtre de compositions au lavis. D\u00e8s l\u2019\u00e2ge de 13 ans il est form\u00e9 aux genres traditionnels des personnages et des animaux par le peintre Liu Jiyou (1918-1983). Liu Jiyou r\u00e9unit sous son pinceau les particularismes du dessin et de l&rsquo;aquarelle occidentaux qu\u2019il \u00e9tudie \u00e0 Tanjin dans les ann\u00e9es trente, et ceux de l\u2019encre et du trait calligraphique chinois. Ce seront les bases de l\u2019enseignement qu\u2019il transmet \u00e0 son jeune \u00e9l\u00e8ve.<\/p>\n<p>Fan Yifu passe le plus clair de son temps \u00e0 Paris, m\u00eame s\u2019il repart de temps \u00e0 autre dans son atelier \u00e0 P\u00e9kin. Il s\u2019attache depuis 1991 \u00e0 des paysages \u00e0 la facture large au lavis qu\u2019il accompagne de citations po\u00e9tiques ou litt\u00e9raires. Il lui pla\u00eet de susciter des expositions, de rencontrer d\u2019autres ar\u00adtistes, de recherche les \u00e9changes qui sont porteurs d\u2019id\u00e9es et refl\u00e8tent un style de vie o\u00f9 le paysage est devenu un \u00ab g\u00eete sous les pins embrum\u00e9s\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>A sa majorit\u00e9, Fan Yifu poursuit son apprentissage de la peinture de personnages aupr\u00e8s de son p\u00e8re, Fan Zeng, jusqu&rsquo;\u00e0 son d\u00e9part pour le Japon en 1989. Ce ma\u00eetre s\u2019av\u00e8re un conseiller, un p\u00e9dagogue pour la peinture, mais aussi la calligraphie, la po\u00e9sie et l&rsquo;essai litt\u00e9raire. Durant les trois ann\u00e9es qu\u2019il passe \u00e0 Tokyo, Fan Yifu \u00e9tudie la langue japonaise et l\u2019histoire de l\u2019art oriental, avant de s\u2019\u00e9tablir \u00e0 Paris en 1991 o\u00f9 il commence \u00e0 peindre des paysages. Ce n\u2019est qu&rsquo;apr\u00e8s plusieurs ann\u00e9es de travail que ses \u0153uvres commencent \u00e0 faire l\u2019objet d\u2019expositions personnelles\u00a0, notamment en 1999, 2004 et 2006 \u00e0 Paris, en 2001 et 2004 \u00e0 Osaka. En 2002 ce sont des calligraphies en \u00e9criture r\u00e9guli\u00e8re qu\u2019il montre au public parisien. L\u2019ann\u00e9e 2005 est marqu\u00e9e par son retour en Chine, lieu de voyages au gr\u00e9 des sites.<\/p>\n<p><strong>Paris. Les rendez-vous de la rue du Poitou<\/strong><\/p>\n<p>Avec l\u2019ouverture de la galerie Sinitude, sise tout pr\u00e8s de la place de la Bastille, Fan Yifu et son \u00e9pouse visent \u00e0 encourager une approche multiforme de la culture chinoise et de son raffinement. Les meubles classiques, l\u2019art du th\u00e9 avec la production de th\u00e9i\u00e8res dues \u00e0 des cr\u00e9ateurs, les objets du lettr\u00e9 comme le pinceau ou la pierre \u00e0 encre, autant d\u2019\u00e9v\u00e9nements qui alternent avec des expositions de peinture. Au fil des premi\u00e8res expositions parisiennes attendues par un public qui appr\u00e9cie ce lieu ouvert, d\u00e9pouill\u00e9 qui fait la part belle aux pi\u00e8ces pr\u00e9sent\u00e9es, la pr\u00e9sence de Fan Yifu montre le plaisir de partager ces moments. La coh\u00e9rence entre l\u2019homme et l\u2019artiste, le cr\u00e9ateur, se pr\u00e9cise, son attitude face \u00e0 la vie aussi.<\/p>\n<p>Les expositions individuelles, celles, notamment qui ont lieu en 2004 et en 2006 pr\u00e9sentent des peintures au lavis d\u2019encre \u00e0 rehauts l\u00e9gers sur papier. Elles mettent d\u2019embl\u00e9e, l\u2019accent sur le rapport du paysage au macrocosme. Une sagesse, une pl\u00e9nitude p\u00e8sent sur toutes ces \u00e9vocations pr\u00e9cis\u00e9es, enrichies de calligraphies. L\u2019image, le mot, forment un bin\u00f4me parfait, une symbiose totale. Ainsi en va-t-il de ce paysage montagneux accompagn\u00e9 d\u2019une calligraphie de Fan Yifu en quatorze caract\u00e8res\u00a0:\u00a0sept caract\u00e8res pour la datation de l\u2019\u0153uvre et la signature et sept autres pour le texte qui est le suivant\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Le matin, je quitte la montagne verte,<\/p>\n<p>quelle joie de la retrouver le soir\u00a0!\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a><\/p>\n<p>La structure de l\u2019\u0153uvre permet une approche en perspective montante dont la progression est ralentie par l\u2019aspect sinueux des chemins d\u2019acc\u00e8s aux hauteurs et \u00e9galement par les jeux de plein et de vide qui se r\u00e9partissent sur les points lat\u00e9raux de l\u2019oeuvre.<\/p>\n<p>Au centre, un bouquet form\u00e9 de trois troncs de pins qui rappellent les lignes de force des compositions plut\u00f4t s\u00e8ches de Ni Zan\u502a\u74da (1301 \u2013 1374), mais cette r\u00e9miniscence est effac\u00e9e par le tronc quasi horizontal d\u2019un quatri\u00e8me f\u00fbt en suspension au-dessus du plan d\u2019eau. Les masses noires des aiguilles forment un point de convergence dense pour le regard, un point qui concentre la force visuelle de la composition, la cime des arbres \u00e9tant le point focal exactement au centre de l\u2019\u0153uvre.<\/p>\n<div id=\"attachment_1020\" style=\"width: 238px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/mondrian-tableau-poeme.jpg?ssl=1\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-1020\" data-attachment-id=\"1020\" data-permalink=\"https:\/\/alaincardenas.com\/blog\/le-courant-neolettre-entre-tradition-et-ouverture-au-monde-contemporain-les-parcours-de-fan-yifu\/mondrian-tableau-poeme\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/mondrian-tableau-poeme.jpg?fit=410%2C539&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"410,539\" data-comments-opened=\"0\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"mondrian tableau poeme\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/mondrian-tableau-poeme.jpg?fit=228%2C300&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/mondrian-tableau-poeme.jpg?fit=410%2C539&amp;ssl=1\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-1020 size-medium\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/mondrian-tableau-poeme.jpg?resize=228%2C300&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"228\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/mondrian-tableau-poeme.jpg?resize=228%2C300&amp;ssl=1 228w, https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/mondrian-tableau-poeme.jpg?w=410&amp;ssl=1 410w\" sizes=\"(max-width: 228px) 100vw, 228px\" data-recalc-dims=\"1\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1020\" class=\"wp-caption-text\">Piet Mondrian, <em>Textuel, tableau-po\u00e8me<\/em> (1928 \/ 1956) Lithographie en couleurs, 64,3 x 49,5 cm, d\u2019apr\u00e8s la gouache de Mondrian Tableau-po\u00e8me avec un texte de Michel Seuphor (1928). La lithographie est issue d\u2019une \u00e9dition en fac simil\u00e9 de 1956.<\/p><\/div>\n<p>Cette composition me rappelle <em>Textuel <\/em>(1928), le beau tableau-po\u00e8me de Mondrian (1872 \u2013 1944) orn\u00e9 du texte po\u00e9tique de Michel Seuphor<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a> ou bien <em>Dominique<\/em> (2014), le collage-peinture de Jos\u00e9 San Martin<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a>, autre composition qui donne au texte et \u00e0 la mati\u00e8re une compl\u00e9mentarit\u00e9 n\u00e9cessaire. Aux antipodes des recherches de Fan Yifu et rarissime en Occident, ce type d\u2019\u0153uvre transmet cette m\u00eame sensation de compl\u00e9tude \u00e9manant de lettr\u00e9s occidentaux. Des occasions ult\u00e9rieures m\u2019ont donn\u00e9 l\u2019opportunit\u00e9 de voir d\u2019autres \u0153uvres de Fan Yifu. En cours de r\u00e9alisation, m\u00eame pli\u00e9es, non doubl\u00e9es, non encadr\u00e9es, il en \u00e9manait cette force, cette approche individuelle, calme et intense.<\/p>\n<div id=\"attachment_1019\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/jos\u00e9-san-martin.jpg?ssl=1\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-1019\" data-attachment-id=\"1019\" data-permalink=\"https:\/\/alaincardenas.com\/blog\/le-courant-neolettre-entre-tradition-et-ouverture-au-monde-contemporain-les-parcours-de-fan-yifu\/jose-san-martin\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/jos\u00e9-san-martin.jpg?fit=562%2C396&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"562,396\" data-comments-opened=\"0\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"jos\u00e9 san martin\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/jos\u00e9-san-martin.jpg?fit=300%2C211&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/jos\u00e9-san-martin.jpg?fit=562%2C396&amp;ssl=1\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-1019 size-medium\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/jos\u00e9-san-martin.jpg?resize=300%2C211&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"211\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/jos\u00e9-san-martin.jpg?resize=300%2C211&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/jos\u00e9-san-martin.jpg?resize=426%2C300&amp;ssl=1 426w, https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/jos\u00e9-san-martin.jpg?w=562&amp;ssl=1 562w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" data-recalc-dims=\"1\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1019\" class=\"wp-caption-text\">Jos\u00e9 San Martin, <em>Dominique<\/em> (2014) Lavis et collages, 19 x 28 cm \u00a9 Jos\u00e9 San Martin<\/p><\/div>\n<p>Parfois, apr\u00e8s le premier regard face \u00e0 l\u2019oeuvre, on emprunte le chemin qui suit la progression du rouleau et permet de p\u00e9n\u00e9trer dans le paysage. La le\u00e7on sous-jacente qui est donn\u00e9e avec \u00e9vidence, tout comme la perception qui se d\u00e9gage des \u0153uvres sont celles d\u2019une curiosit\u00e9 diffusant l\u2019envie de se mouvoir vers le monde propos\u00e9 pour construire une nature id\u00e9ale et forte dans ses essentiels\u00a0: ciel, terre et \u00e9l\u00e9ments compl\u00e9mentaires et secondaires.<\/p>\n<p>Et c\u2019est \u00e0 ce stade que les choses commencent \u00e0 se compliquer\u00a0: avec bonheur et pour notre bonheur \u00e0 tous. D\u2019embl\u00e9e, en effet, il va s\u2019agir de regards continus, ascendants, descendants, qui vont se croiser tout au long de ce parcours pour aller vers ces \u00e9l\u00e9ments de nature. Ils vont faire remonter en surface des images oubli\u00e9es. Il va s\u2019agir de sensations elles aussi tr\u00e8s normalement enfouies dans la m\u00e9moire, et qui vont ressurgir. J\u2019insiste sur ce retour au tr\u00e9fonds, aux origines des impressions laiss\u00e9es par les images, car en Occident, la pr\u00e9sence des images peut ne susciter qu\u2019un simple arr\u00eat, formel et fugace, devant une \u0153uvre. Il s\u2019agit alors de la contemplation des formes qui s\u00e9duisent, des formes qui \u00e9meuvent, pour que celui qui se laisse p\u00e9n\u00e9trer d\u2019\u00e9motion initie un dialogue vers une autre approche esth\u00e9tique.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sonances de l\u2019ouest<\/strong><\/p>\n<p>Pour cet amateur et connaisseur de la France qu\u2019est Fan Yifu, comment ne pas rappeler une approche assez similaire de l\u2019image\u00a0avec l\u2019\u00e9vocation, la pr\u00e9sence de po\u00e8tes comme Charles Baudelaire (1821 \u2013 1867), Th\u00e9ophile Gautier (1811 \u2013 1872). Leur regard face \u00e0 l\u2019\u0153uvre est aussi celui de lettr\u00e9s\u00a0! Une conception importante face \u00e0 l\u2019\u0153uvre con\u00e7ue comme une \u00e9manation de la beaut\u00e9\u00a0; l\u2019\u0153uvre permet d\u2019apporter un contentement \u00e0 l\u2019\u00e2me. Ce qui caract\u00e9rise les deux po\u00e8tes, c&rsquo;est leur ouverture d&rsquo;esprit : ils sont les seuls \u00e0 appr\u00e9cier l&rsquo;art chinois \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 le public europ\u00e9en \u2013 et surtout fran\u00e7ais &#8211; ne le comprenait pas et le jugeait laid. Baudelaire a exprim\u00e9 son jugement en 1855, lors de l&rsquo;Exposition universelle o\u00f9 \u00e9taient expos\u00e9s des objets d&rsquo;art chinois\u00a0: \u00ab\u00a0peu d&rsquo;hommes\u00a0\u00bb dit Baudelaire \u00ab\u00a0ont, &#8211; au complet, &#8211; cette gr\u00e2ce divine du cosmopolitisme ; mais tous peuvent l&rsquo;acqu\u00e9rir \u00e0 des degr\u00e9s divers. Les mieux dou\u00e9s \u00e0 cet \u00e9gard sont ces voyageurs solitaires qui ont v\u00e9cu pendant des ann\u00e9es au fond des bois, au milieu des vertigineuses prairies, sans autre compagnon que leur fusil, contemplant, diss\u00e9quant, \u00e9crivant. Aucun voile scolaire, aucun paradoxe universitaire, aucune utopie p\u00e9dagogique, ne se sont interpos\u00e9s entre eux et la complexe v\u00e9rit\u00e9. Ils savent l&rsquo;admirable, l&rsquo;immortel, l&rsquo;in\u00e9vitable rapport entre la forme et la fonction. Ils ne critiquent pas, ceux-l\u00e0 : ils contemplent, ils \u00e9tudient.\u00a0\u00bb <a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a>.<\/p>\n<p>L\u2019\u0153uvre est, dans ce contexte, source de sublimation des sens au sein d\u2019un paysage int\u00e9rieur et essentiellement personnel, une sublimation, qui, cependant, peut \u00eatre partag\u00e9e au sein d\u2019un c\u00e9nacle d\u2019amateurs, d\u2019esth\u00e8tes. La complexit\u00e9 de l\u2019approche de l\u2019art occidental abstrait permet de s\u2019acheminer mieux vers les disparit\u00e9s apparentes entre le r\u00e9el et l\u2019intellect qui recr\u00e9e un syst\u00e8me de valeurs graphiques entre et sur lesquelles le plaisir se re\u00e7oit autrement.<\/p>\n<p>Comment tout cela peut-il nous ramener au paysage chinois\u00a0? Qui plus est, peint en ces derni\u00e8res d\u00e9cennies du XXe si\u00e8cles et continu\u00e9 au fil d\u2019une \u0153uvre en puissance durant cette deuxi\u00e8me d\u00e9cennie du XXIe si\u00e8cle\u00a0?<\/p>\n<p><strong>Un lettr\u00e9 en phase avec le monde<\/strong><\/p>\n<p>La conception de l\u2019art chinois fait relativement t\u00f4t \u2013 et pour des raisons historiques, sociales \u2013 une distinction forte entre l\u2019art populaire, l\u2019artisanat, et l\u2019art de Cour ou officiel. Cet \u00e9tat de fait n\u2019\u00e9carte, certes, pas des rapprochements ponctuels autour d\u2019un th\u00e8me sp\u00e9cifique, bien souvent propitiatoire, en symbiose avec une demande du souverain ou de son environnement. Cette conception, qui existe certes en Occident, n\u2019a pas vraiment chang\u00e9 au XXIe si\u00e8cle en Chine. Le statut favorable retrouv\u00e9 du lettr\u00e9 donne \u00e0 l\u2019art du paysage chinois une sp\u00e9cificit\u00e9 unique. En parall\u00e8le \u00e0 tout cela, l\u2019approche technique vise autant \u00e0 une perfection formelle qu\u2019elle souhaite la d\u00e9truire pour retrouver ce sens premier, profond et signifiant du signe. En fait, c\u2019est un rapport d\u2019\u00e9galit\u00e9 entre la description et ses r\u00e9sonances litt\u00e9raires ou bien avec les textes po\u00e9tiques qu\u2019elle suscite au cours de la composition ou apr\u00e8s qu\u2019ait \u00e9t\u00e9 admir\u00e9 un paysage et concentr\u00e9es l\u2019observation et la r\u00e9flexion qui vont restituer cette admiration de la nature.<\/p>\n<p>La vision des \u0153uvres de Fan Yifu me remet en m\u00e9moire ces propos de Mi Fu\u7c73\u9efb(1051 \u2013 1107), peintre pour lequel les paysages de Li Cheng\u674e\u6210(919 \u2013 967) semblaient appartenir au r\u00eave. Li Cheng avait un amour inn\u00e9 des montagnes et des vall\u00e9es. Pour avoir toute sa vie contempl\u00e9 des cha\u00eenes en cr\u00eates superpos\u00e9es, des monts hauts, leurs pins et leurs gorges, il les avait fait siens. Avec le temps, ils s\u2019\u00e9taient transform\u00e9s en lui. Ils \u00e9taient devenus part de lui-m\u00eame et il s\u2019en faisait une image claire.<\/p>\n<p>Un jour, il vit soudain s\u2019\u00e9tendre sous ses yeux un grand paysage de montagnes semblable en tout point \u00e0 celui qu\u2019il portait en son sein, et il le laissa peu \u00e0 peu \u00e9chapper. Le retenir lui \u00e9tait devenu impossible \u00ab\u00a0car ce qui a \u00e9t\u00e9 transform\u00e9 par le travail de l\u2019esprit sort en temps venu\u00a0\u00bb. Il confiait \u00e0 la peinture le soin de loger ce dont il se d\u00e9chargeait. Ceux qui cherchaient \u00e0 saisir sa m\u00e9thode ignoraient qu\u2019il s\u2019activait dans l\u2019oubli de l\u2019acte de peindre. La vue du paysage provoquant l\u2019acte lib\u00e9ratoire. Il peignant alors en toute spontan\u00e9it\u00e9, sans d\u00e9lib\u00e9rer aucunement, inconscient de son acte<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\">[6]<\/a>.<\/p>\n<p>Ce long rappel \u00e0 un peintre des temps anciens pourra sembler anachronique. Il ne l\u2019est pas du tout et m\u2019est revenu \u00e0 la m\u00e9moire tr\u00e8s naturellement. En effet, la familiarit\u00e9 avec le paysage, surtout avec son essence, f\u00fbt-elle appliqu\u00e9e \u00e0 un artiste contemporain, n\u00e9cessite que ce dernier en ait compris et assimil\u00e9 les \u00e9l\u00e9ments fondamentaux, ait faite sienne la ma\u00eetrise de la construction d\u2019un monde qui s\u2019\u00e9tale face \u00e0 soi, ait pu discerner entre les grands points comme le ciel et la terre qui en bornent le contenu narratif. Sans vouloir remonter \u00e0 des temps imm\u00e9moriaux, Sima Qian\u53f8\u99ac\u9077 (145 \u2013 86 avant notre \u00e8re), qui vit au 1<sup>er<\/sup> si\u00e8cle de notre \u00e8re s\u2019exprime ainsi\u00a0: \u00ab\u00a0le ciel est en haut, la terre est en bas, les diverses esp\u00e8ces d\u2019\u00eatres sont r\u00e9parties entre le ciel et la terre suivant leurs diff\u00e9rentes natures\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\">[7]<\/a>. C\u2019est dans le <em>Laozi<\/em> que l\u2019on trouve un \u00e9l\u00e9ment moteur \u00e0 la source du travail de Fan Yifu. On y lit ceci\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0L\u2019espace entre le ciel et la terre,<\/p>\n<p>comme il ressemble \u00e0 un soufflet de forge\u00a0!<\/p>\n<p>Vid\u00e9, il n\u2019est pas \u00e9puis\u00e9, Mis en branle, il produit de plus en plus\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\">[8]<\/a>.<\/p>\n<p>Que Fan Yifu soit ou non tao\u00efste ne me semble pas fondamental. Ce qui me semble plus essentiel, c\u2019est, au fil des ann\u00e9es, de constater que son \u0153uvre de peintre repose sur une parfaite connaissance de ses racines, mais que, cela \u00e9tant, il a son style propre, sa grammaire technique, et que cet ensemble ne cesse de contribuer \u00e0 la mise au jour d\u2019\u0153uvres qui ne cessent d\u2019\u00e9veiller des enthousiasmes, des voyages au sein de ces \u0153uvres. Sur l\u2019une d\u2019entre elles, une \u0153uvre en longueur, on lit ce vers de Li Bai (701 \u2013 762)\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Une fois franchi le fleuve, mille printemps s\u2019offrent \u00e0 nous<\/p>\n<p>A la source aux fleurs de p\u00eacher\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn9\" name=\"_ftnref9\">[9]<\/a>. Certains amateurs ont voulu faire le chemin vers ce lieu propice \u00e0 la long\u00e9vit\u00e9. Ils n\u2019ont, para\u00eet-il, jamais pu en revenir\u00a0!<\/p>\n<p><strong>Un paysage entre Est et Ouest<\/strong><\/p>\n<div id=\"attachment_1015\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/article-fan-yifu.jpg?ssl=1\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-1015\" data-attachment-id=\"1015\" data-permalink=\"https:\/\/alaincardenas.com\/blog\/le-courant-neolettre-entre-tradition-et-ouverture-au-monde-contemporain-les-parcours-de-fan-yifu\/article-fan-yifu\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/article-fan-yifu.jpg?fit=578%2C534&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"578,534\" data-comments-opened=\"0\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"article fan yifu\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/article-fan-yifu.jpg?fit=300%2C277&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/article-fan-yifu.jpg?fit=578%2C534&amp;ssl=1\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-1015 size-medium\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/article-fan-yifu.jpg?resize=300%2C277&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"277\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/article-fan-yifu.jpg?resize=300%2C277&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/article-fan-yifu.jpg?resize=325%2C300&amp;ssl=1 325w, https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/article-fan-yifu.jpg?w=578&amp;ssl=1 578w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" data-recalc-dims=\"1\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1015\" class=\"wp-caption-text\">R\u00e9f\u00e9rence \u00e0 propos du peintre Shen Yu\u6c88\u55bb<\/p><\/div>\n<p>La r\u00e9cente s\u00e9rie de paysages fran\u00e7ais peints au lavis est assez r\u00e9v\u00e9latrice de l\u2019universalit\u00e9 du regard de Fan Yifu. C\u2019est, encore et toujours, celle d\u2019un observateur, d\u2019un po\u00e8te qui oriente sa vision du monde qui se d\u00e9roule devant lui \u00e0 partir d\u2019une impression, f\u00fbt-elle fugace, mais qui va restituer ce coin de l\u2019univers qui lui fait face en s\u2019\u00e9clipsant \u00e0 chaque fois devant la magie de ce qui s\u2019est pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 sa vue. Et c\u2019est l\u00e0 que le po\u00e8te se r\u00e9v\u00e8le aussi un peintre et que le peintre d\u00e9voile sa vision unique d\u2019esth\u00e8te. Dans cet \u00e9tat d\u2019esprit pr\u00e9cis, la fid\u00e9lit\u00e9 au rendu n\u2019est aucunement une question importante, ce qui l\u2019est davantage, ce qui fait l\u2019int\u00e9r\u00eat de cette s\u00e9rie, c\u2019est sa permanence. Ainsi, cette s\u00e9rie m\u2019a fait tr\u00e8s naturellement penser \u00e0 une s\u00e9rie de quelque trente-six paysages peints par Shen Yu\u6c88\u55bbau d\u00e9but du XVIIIe si\u00e8cle. Les sites alors d\u00e9crits le sont en tenant compte d\u2019une diversit\u00e9 qui donne aussi une volont\u00e9 de voyager. La reprise des paysages en gravure sur cuivre \u00e0 l\u2019eau-forte par un Italien Matteo Ripa\u99ac\u570b\u8ce2, qui est en Chine au XVIIIe si\u00e8cle r\u00e9v\u00e8le chez cet europ\u00e9en une connaissance de la Chine o\u00f9 il r\u00e9side longtemps autant qu\u2019il garde son \u0153il de personne cultiv\u00e9e, un \u0153il habitu\u00e9 \u00e0 appr\u00e9hender le r\u00e9el sans en exclure les astres, les nuages\u2026 Il op\u00e8re alors d\u00e9j\u00e0 une synth\u00e8se int\u00e9ressante, car l\u2019individu y laisse sa patte. C\u2019est exactement ce que l\u2019on retrouve ici \u00e0 travers cette s\u00e9rie. Que Fan Yifu ait une approche li\u00e9e \u00e0 sa culture chinoise, \u00e0 son savoir de l\u2019art japonais n\u2019emp\u00eache nullement que lorsqu\u2019il r\u00e9side pr\u00e8s des c\u00f4tes d\u00e9coup\u00e9es de l\u2019Armor, le paysage s\u2019impose \u00e0 lui autant qu\u2019il s\u2019imposait \u00e0 Ripa en 1713\u00a0! A ceci pr\u00e8s que Fan Yifu a fort heureusement gard\u00e9 sa libert\u00e9 et sa vision d\u2019homme du XXIe si\u00e8cle\u00a0! C\u2019est ce qui frappe le spectateur qui initie son voyage lorsqu\u2019il est livr\u00e9 \u00e0 ces <em>C\u00f4tes<\/em> qui lib\u00e8rent progressivement les criques vers l\u2019horizon que livre la mer [A] (69 x 69 cm)\u00a0; l\u2019\u0153uvre est traduite en un format carr\u00e9, autant une feuille d\u2019album dont on s\u2019attend \u00e0 voir une s\u00e9rie \u00e9labor\u00e9e sur un m\u00eame site qu\u2019une \u0153uvre n\u00e9e \u00e0 partir d\u2019une \u00e9tude sur le motif.<\/p>\n<p><div id=\"attachment_1018\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/fan-yifu-3.jpg?ssl=1\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-1018\" data-attachment-id=\"1018\" data-permalink=\"https:\/\/alaincardenas.com\/blog\/le-courant-neolettre-entre-tradition-et-ouverture-au-monde-contemporain-les-parcours-de-fan-yifu\/fan-yifu-3\/\" 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aria-describedby=\"caption-attachment-1021\" data-attachment-id=\"1021\" data-permalink=\"https:\/\/alaincardenas.com\/blog\/le-courant-neolettre-entre-tradition-et-ouverture-au-monde-contemporain-les-parcours-de-fan-yifu\/fan-yifu-4\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/fan-yifu-4.jpg?fit=1034%2C335&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"1034,335\" data-comments-opened=\"0\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"fan yifu 4\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" 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https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/fan-yifu-4.jpg?resize=500%2C162&amp;ssl=1 500w, https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/fan-yifu-4.jpg?w=1034&amp;ssl=1 1034w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" data-recalc-dims=\"1\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1021\" class=\"wp-caption-text\">[B] FAN Yifu, <em>Paysage entre ciel et cimes<\/em> (2012) lavis sur papier, 70 x 346 cm<\/p><\/div>Quand Fan Yifu d\u00e9veloppe le long d\u2019un rouleau en longueur l\u2019impact de tel paysage d\u2019hiver, c\u2019est toujours avec ce m\u00eame regard qui contient une immensit\u00e9. Ainsi en va-t-il de ce <em>Paysage entre ciel et cimes<\/em> [B] (70 x 346 cm) qui, le long d\u2019une ar\u00eate<br \/>\nescarp\u00e9e, r\u00e9v\u00e8le des plages d\u2019une blancheur qui se confondent avec l\u2019immat\u00e9rialit\u00e9 d\u2019un ciel clair. J\u2019aime particuli\u00e8rement cette oeuvre qui r\u00e9sume pour moi la magie de la transcription du r\u00e9el \u00e0 l\u2019\u0153uvre, et, surtout qui me rappelle le coup de fouet que l\u2019on prend lors d\u2019une\u00a0ascension en montagne face \u00e0 des immensit\u00e9s telles. Sans oublier la fascination qu\u2019exercent les paysages de montagnes vus d\u2019avion lors des survols du nord de la Chine\u00a0: il est impossible de ne pas \u00eatre hypnotis\u00e9 par ces jeux de plein et de vide, de vertige et de minutie dans les successions de sommets, de vall\u00e9es et par la pr\u00e9sence n\u00e9cessaire de ces points que sont alors les \u00e9l\u00e9ments v\u00e9g\u00e9taux qui essaient de r\u00e9sister \u00e0 ces immensit\u00e9s qui deviennent des abstractions dont la raison d\u2019\u00eatre est et reste la puissance \u00e9pouvantable de la continuit\u00e9 des couleurs, enveloppantes et magistrales.<\/p>\n<p><div id=\"attachment_1022\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/fan-yifu-5.jpg?ssl=1\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-1022\" data-attachment-id=\"1022\" data-permalink=\"https:\/\/alaincardenas.com\/blog\/le-courant-neolettre-entre-tradition-et-ouverture-au-monde-contemporain-les-parcours-de-fan-yifu\/fan-yifu-5\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/fan-yifu-5.jpg?fit=1009%2C330&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"1009,330\" data-comments-opened=\"0\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"fan yifu 5\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/fan-yifu-5.jpg?fit=300%2C98&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/fan-yifu-5.jpg?fit=584%2C191&amp;ssl=1\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-1022 size-medium\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/fan-yifu-5.jpg?resize=300%2C98&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"98\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/fan-yifu-5.jpg?resize=300%2C98&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/fan-yifu-5.jpg?resize=768%2C251&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/fan-yifu-5.jpg?resize=500%2C164&amp;ssl=1 500w, https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/fan-yifu-5.jpg?w=1009&amp;ssl=1 1009w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" data-recalc-dims=\"1\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1022\" class=\"wp-caption-text\">[C] Fan Yifu, <em>Sommets aux arbres sombres<\/em> (2012) lavis sur papier, 68 x 209 cm<\/p><\/div>La montagne livre un autre aspect de sa diversit\u00e9 avec ces <em>Sommets aux arbres sombres<\/em> [C] qui restent des points forts, comme rassembleurs de l\u2019intensit\u00e9, de la vie qui se manifeste sur des lieux o\u00f9 le promeneur insouciant ne verrait qu\u2019une uniformit\u00e9 proche d\u2019une monotonie lente. L\u00e0 aussi, la narration va aller de pair avec une p\u00e9n\u00e9tration dans ces immensit\u00e9s o\u00f9 la densit\u00e9 presque opaque du v\u00e9g\u00e9tal s\u2019oppose instantan\u00e9ment \u00e0 la s\u00e9cheresse apparente des sols\u2026.<\/p>\n<p>Cette courte plong\u00e9e au fil de deux d\u00e9cennies de souvenirs, de regards \u00e0 travers les calligraphies, les peintures de Fan Yifu montre que la richesse des parcours reste une curiosit\u00e9 aigu\u00eb du plaisir, le plaisir de se perdre dans l\u2019abondance de la diversit\u00e9 du monde. Une diversit\u00e9 qui insuffle \u00e0 son auteur une \u00e9nergie, une joie de vivre, de voir, d\u2019\u00eatre partout, comme \u00e0 ceux qui souhaitent se laisser captiver par les spectacles naturels offerts \u00e0 qui souhaite y p\u00e9n\u00e9trer. La peinture demeure un parcours actif, une ascension vers une cr\u00e9ation qui sait renouveler ses axes descriptifs pour le contentement de tous.<\/p>\n<div id=\"attachment_1016\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/fan-yifu-1.jpg?ssl=1\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-1016\" data-attachment-id=\"1016\" data-permalink=\"https:\/\/alaincardenas.com\/blog\/le-courant-neolettre-entre-tradition-et-ouverture-au-monde-contemporain-les-parcours-de-fan-yifu\/fan-yifu-1\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/fan-yifu-1.jpg?fit=858%2C471&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"858,471\" data-comments-opened=\"0\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"fan yifu 1\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/fan-yifu-1.jpg?fit=300%2C165&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/fan-yifu-1.jpg?fit=584%2C321&amp;ssl=1\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-1016 size-medium\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/fan-yifu-1.jpg?resize=300%2C165&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"165\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/fan-yifu-1.jpg?resize=300%2C165&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/fan-yifu-1.jpg?resize=768%2C422&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/fan-yifu-1.jpg?resize=500%2C274&amp;ssl=1 500w, https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/fan-yifu-1.jpg?w=858&amp;ssl=1 858w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" data-recalc-dims=\"1\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1016\" class=\"wp-caption-text\">FAN Yifu, <em>Nuages hauts et vol d&rsquo;oiseaux<\/em> (2013) lavis sur papier, 49 x 90 cm<\/p><\/div>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> D\u2019apr\u00e8s diff\u00e9rentes sources, FAN Zeng \u8303\u66fe a pour anc\u00eatres, le ministre Fan Zhongyan (989-1052) et le po\u00e8te Fan Chengda (1126-1193), en activit\u00e9 sous les Song. N\u00e9 en 1938 pr\u00e8s de Nantong, au Jiangsu, son \u00e9ducation est dispens\u00e9e au sein de la famille\u00a0: calligraphie, r\u00e9daction en langue ancienne, r\u00e9citation chant\u00e9e, po\u00e9sie. Re\u00e7u \u00e0 17 ans au concours d\u2019entr\u00e9e de l\u2019universit\u00e9 Nankai de Tianjin, il suit par ailleurs en 1957 une formation en histoire de l\u2019art puis en peinture chinoise \u00e0 l\u2019Institut central des Beaux-Arts de P\u00e9kin. Jiang Zhaohe, r\u00e9put\u00e9 pour ses personnages et pour ses portraits, lui enseigne la peinture chinoise.\u00a0En 1962 para\u00eet un livre qu\u2019il \u00e9crit sur le peintre Xu Beihong (1962), illustre \u00e9galement des nouvelles de Luxun (1978). Il visite le Japon en 1979, tandis qu\u2019en 1984, la ville d\u2019Okoyama construit une galerie d\u2019exposition permanente de ses \u0153uvres. Deux ans apr\u00e8s, il fait une donation en vue de la cr\u00e9ation de la facult\u00e9 des beaux-arts orientaux de l\u2019universit\u00e9 Nankai. En 1990, il fait sa premi\u00e8re visite \u00e0 Paris o\u00f9 il installe un atelier. L\u2019ann\u00e9e suivante, il fait \u00e0 Taiwan une premi\u00e8re exposition des \u0153uvres de sa p\u00e9riode parisienne. Il vit trois ann\u00e9es dans la capitale fran\u00e7aise, et depuis, il passe quelques mois par an en France. En 2003, Fan Zeng est nomm\u00e9 directeur de recherche \u00e0 l\u2019Institut national de l\u2019art, \u00e0 Beijing. En 2004 il offre des manuscrits et des documents autographes \u00e0 la Biblioth\u00e8que nationale de France.<\/p>\n<p>Ses sujets sont li\u00e9s \u00e0 des th\u00e8mes de personnages li\u00e9s \u00e0 la peinture d\u2019histoire, philosophes (Zhuangzi, Confucius), aux po\u00e8tes et aussi \u00e0 des hommes d\u2019\u00e9tat contemporains, chinois et \u00e9trangers. Le th\u00e8me de l\u2019enfance est aussi un th\u00e8me privil\u00e9gi\u00e9, ce th\u00e8me, assez absent dans la peinture savante mais tr\u00e8s en vogue dans l\u2019art qui accompagne le nouvel an, montre ici un attachement \u00e0 la grande tradition de la peinture qui privil\u00e9gie des th\u00e8mes chers au peintre. Sa calligraphie a, depuis plus d\u2019une vingtaine d\u2019ann\u00e9es, la faveur d\u2019une classe cultiv\u00e9e au Japon\u00a0; les Chinois y sont sensibles \u00e9galement. Ce succ\u00e8s d\u2019une classe nantie a marqu\u00e9 et aid\u00e9 le caract\u00e8re international de sa notori\u00e9t\u00e9.\u00a0Ses sujets sont souvent cern\u00e9s d\u2019un trait noir qui a la finesse de ses calligraphies. Conscient de l\u2019importance du soutien d\u2019une client\u00e8le favoris\u00e9e et \u00e9clair\u00e9e, il reste un peintre traditionnel qui n\u2019a pas vraiment de fronti\u00e8re et n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 d\u00e9ployer<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Voir catalogue de l\u2019exposition de 2006, op. cit., n\u00b0 5 du catalogue<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Michel Seuphor (1901 \u2013 1999), de son vrai nom Ferdinand Louis Berckelaers, est un critique d&rsquo;art abstrait, peintre et \u00e9crivain fran\u00e7ais.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> N\u00e9 en 1951 en Galice \u00e0 Villagarcia de Arosa (Espagne), Jos\u00e9 San Martin, architecte, se consacre tr\u00e8s vite pleinement \u00e0 la peinture, \u00e0 la gravure et \u00e0 ces disciplines connexes que sont le dessin, l&rsquo;enluminure, la calligraphie. Il pr\u00f4ne une \u0153uvre d\u2019art totale mais aussi une collaboration \u00e9troite entre plasticiens et auteurs. Le texte renvoie en effet des \u00e9chos qui accompagnent toute vision, comme aussi l\u2019artiste peut avoir recours \u00e0 l\u2019\u00e9criture, manuscrite ou bien imprim\u00e9e ou autant pr\u00e9sente par le biais du collage, courant qui est le fait de lettr\u00e9s aussi \u00e9pris de non-conformisme que de libert\u00e9 intellectuelle en Chine comme en France.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> Voir, Natta, Marie-Christine, <em>Eug\u00e8ne Delacroix<\/em>. Paris : Tallandier, 2010. 575 p.-[8] p. de pl : ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 22 cm.<\/p>\n<p>Baudelaire, Charles, <em>Exposition Universelle<\/em>.<em> 1855<\/em>, Oeuvres compl\u00e8tes, Pl\u00e9iade, Tome 2, \u00a0p. 276. Bibliogr. p. 559-568. Index<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> In Nicole Vandier-Nicolas, op.cit., p. 102.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\">[7]<\/a> Si Maqian, <em>Shiji<\/em> (M\u00e9moires historiques). Paris\u00a0: E. Leroux, 1905, vol. III (2), pp. 206-207.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref8\" name=\"_ftn8\">[8]<\/a> Laozi, chap. 5.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref9\" name=\"_ftn9\">[9]<\/a> in En qu\u00eate de la source aux fleurs de p\u00eacher, op. cit., n\u00b0 14 du catalogue.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Rep\u00e8res bibliographiques <\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Catalogue d\u2019exposition. Toulon. Mus\u00e9e des arts asiatiques. Du 3 mars au 3 septembre 2006. <em>Sous les pins embrum\u00e9s.<\/em> Peintures de Fan Yifu, textes de Guillemette Coulomb et Priscilla Foug\u00e8res Salazar. Paris\u00a0: Galerie Sinitude. [24] p.\u00a0: ill.<\/li>\n<li>Catalogue d\u2019exposition. Paris. Galerie Sinitude. Du 4 juin au 17 juillet 2004. <em>En qu\u00eate aux sources de la source aux fleurs de p\u00eacher<\/em>. Peintures de Fan Yifu, pr\u00e9f. de Dong Qiang. Paris\u00a0: Galerie Sinitude. [48] p.\u00a0: 25 ill. pl. page<\/li>\n<li>Christophe Comentale, <em>Cent ans d\u2019art chinois, 1909-2009<\/em>. Paris\u00a0: Ed. de la diff\u00e9rence, 2010. Bibliog. Index Une section est relative \u00e0 Fan Yifu, pp. 174-177.<\/li>\n<li>Marie-Christine Natta, <em>Eug\u00e8ne Delacroix<\/em>. Paris : Tallandier, 2010. 575 p.-[8] p. de pl. : ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. Bibliogr. p. 559-568. Index<\/li>\n<li>Nicole Vandier-Nicolas, <em>Peinture chinoise et tradition lettr\u00e9e : expression d&rsquo;une civilisation <\/em>\/ Nicole Vandier-Nicolas. Paris : Seuil, 1983. : 259 p. : ill. en noir et en coul. Bibliogr. pp. 253 sq. Index<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>par Christophe Comentale et Alain Cardenas-Castro L\u2019art chinois contemporain est, depuis deux bonnes d\u00e9cennies, l\u2019objet d\u2019attentions plut\u00f4t \u00e9trang\u00e8res \u00e0 l\u2019esth\u00e9tique et au travail des artistes, favoris\u00e9s dans une soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9 l\u2019attention \u00e0 la cr\u00e9ation a \u00e9t\u00e9 mise en avant, \u00e0 &hellip; <a href=\"https:\/\/alaincardenas.com\/blog\/le-courant-neolettre-entre-tradition-et-ouverture-au-monde-contemporain-les-parcours-de-fan-yifu\/\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"sfsi_plus_gutenberg_text_before_share":"","sfsi_plus_gutenberg_show_text_before_share":"","sfsi_plus_gutenberg_icon_type":"","sfsi_plus_gutenberg_icon_alignemt":"","sfsi_plus_gutenburg_max_per_row":"","jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_newsletter_tier_id":0,"jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","enabled":false}}},"categories":[41,1,22],"tags":[32,9],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p8Mijt-gm","jetpack_likes_enabled":true,"jetpack-related-posts":[{"id":7699,"url":"https:\/\/alaincardenas.com\/blog\/a-propos-dune-vente-aux-encheres-parisienne-ou-le-raffinement-le-dispute-a-letonnement-vente-dun-florilege-de-23-oeuvres-du-peintre-et-calligraphe-fan-yifu\/","url_meta":{"origin":1014,"position":0},"title":"A propos d\u2019une vente aux ench\u00e8res parisienne o\u00f9 le raffinement le dispute \u00e0 l\u2019\u00e9tonnement\u00a0: vente d\u2019un floril\u00e8ge de 23 \u0153uvres du peintre et calligraphe FAN Yifu","author":"admin","date":"2023-11-25","format":false,"excerpt":"par Christophe Comentale Si, depuis une trentaine d\u2019ann\u00e9es le march\u00e9 de l\u2019art chinois a \u00e9t\u00e9 comme dop\u00e9, suintant un dynamisme et une structuration strat\u00e9gique d\u00e9concertants pour l\u2019\u0153il et l\u2019oreille occidentaux avertis selon des crit\u00e8res trop cart\u00e9siens, une inflexion \u00e0 cette p\u00e9riode heureuse a \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9 par une situation politique quelque\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;Asie&quot;","block_context":{"text":"Asie","link":"https:\/\/alaincardenas.com\/blog\/category\/asie\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/2-Palais-dete-apres-la-neige-2020.jpg?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":6749,"url":"https:\/\/alaincardenas.com\/blog\/la-serie-des-fonds-or-a-propos-dun-recent-paysage-de-fan-yifu\/","url_meta":{"origin":1014,"position":1},"title":"La s\u00e9rie des fonds or. 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Les fouilles arch\u00e9ologiques qui ont mis au jour des artefacts de diff\u00e9rentes \u00e9poques, comme sous les Zhou[1], ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 des\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;Asie&quot;","block_context":{"text":"Asie","link":"https:\/\/alaincardenas.com\/blog\/category\/asie\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/alaincardenas.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/2-Tigres-Royaumes-combattants-or-turquoise-et-pierresdures-coll.-Musee-provincia-l-de-Mongolie-interieurs.jpg?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":9190,"url":"https:\/\/alaincardenas.com\/blog\/zhang-hua-le-visiteur-inattendu-et-discret-de-cocteau-et-de-van-dongen-a-paris-14e\/","url_meta":{"origin":1014,"position":3},"title":"Zhang Hua, le visiteur inattendu et discret de Cocteau et de Van Dongen \u00e0 Paris 14e","author":"admin","date":"2025-09-22","format":false,"excerpt":"par Alain Cardenas-Castro Exposition Zhang Hua, Espace F360 Librairie Galerie Salon de Th\u00e9, 5, rue Mignon, Paris 6e. 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