A propos d’une composition florale de Rica Araï présentée à l’exposition « Epiphytes »    

par Christophe Comentale

Le 6 septembre 2018, afin de préparer sa saison de ventes pour l’automne, la société Artcurial a eu l’heureuse idée de faire une présentation d’œuvres de provenances très diverses : occidentales, asiatiques, africaines aussi, en la couplant avec la mise en espace de compositions florales surprenantes.

Huit fleuristes reconnus sur les scènes française et internationale ont été invités pour la circonstance à créer des installations épiphytes : notamment Catalina Lainé, Claire Boreau, Jefferson Fouquet, Pierre Blanchereau, Jean-Louis Castor, Rica Araï,… Ces œuvres sont en symbiose avec des œuvres de créateurs modernes (Alberto et Diego Giacometti, Lucio Fontana, Ettore Sottsass,…) destinées à des ventes à venir.

Cette initiative permet de réfléchir au traditionnel art de l’ikebana représenté en l’occurrence par une composition de Rica Araï.

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Le 63e Salon de Montrouge : inquiétudes et signes urbains

par Christophe Comentale et Alain Cardenas-Castro

 L’année 2018 est un crû décalé !

Le temps passé à regarder, à comprendre, à apprécier, a été, ce dernier week-end d’avril, bien plus rapide que l’an dernier ! Le temps ? Une morosité ambiante, des invités très inégaux — heureusement ! — parfois carrément décevants. En fait, un parcours plus architecturé, à l’aune des musées « nouvelles générations ».

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Salon de Montrouge 2017

Montrouge, le 26 avril 2017.

Avant de voir ce qui nous a intéressés, fait faire un grand tour, discuter avec les présent-e-s, sur les stands, dans les travées, quelques rappels pour qui lira la chronique sans être allé sur place. Citations en italique*

*62e salon de Montrouge, du 27 avril au 25 mai 2017. Montrouge : ville de Montrouge, 2017. N. p. : ill. Catalogue bilingue anglais-français. Impr. A 1000 ex.

En bref : le Salon se veut une exposition collective d’art contemporain, témoin des tendances multiples et des nouveautés singulières. Le commissaire, Ami Barak, critique d’art, assisté de Marie Gautier, a ratissé relativement large,à bon escient. En partie aussi grâce à une scénographie efficace et discrète de Vincent Le Bourdon et Ramy Fischler.

Comme nous aimons le patch-work, le collage et le trompe-l’œil et que nous vivons dans une société qui y est engluée, nous avons glané quelques propos conducteurs de cette édition, propos qui se recoupent assez bien. Ainsi, on apprend sur le site que « cette nouvelle édition permettra ainsi aux artistes et à leurs oeuvres d’entrer dans un dialogue sémantique et physique pour révéler les propos et tendances majeures actuelles. Se positionnant désormais comme un véritable baromètre, le Salon de Montrouge a pour mission d’être le lieu qu’attendent le public et les professionnels dans tous les champs de la jeune création ».
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