Œuvres magiques et polychromes d’Alain Cardenas-Castro. Papiers, livres d’artiste, sculptures et autres supports

Géographie éphémère, Galerie Younique, 65 rue Pascal 75013 Paris, du 13 septembre au 17 octobre 2020

compte-rendu par Marie-Paule Peronnet

(ill. 1) Géographie (2020), feutre, crayon graphite, linogravure, acrylique sur papier chinois, 78 x 70 cm. © Jean-Christophe Domenech.

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Les [huit] territoires graphiques de Joël Leick

Un cycle complet fait 60 ans dans l’imaginaire de la pensée chinoise. C’est ce qui se profile pour ce créateur assez anticonformiste et tenant d’une approche complexe pour une création totale.

L’année 2020 lui a permis d’être à l’honneur à la Bibliothèque nationale du Luxembourg au fil d’un florilège exceptionnel d’œuvres marquantes qui racontent ses parcours.

Créateur fécond à l’univers complexe et protéiforme, Joël Leick est structuré d’une façon séduisante, effrayante, attirante autant que perturbante. Plusieurs territoires — en fait plus de huit — se partagent et marquent les bolges d’un univers où les actes qui y sont égrenés sentent le soufre, celui de la connaissance, du raffinement et du plaisir, trois ingrédients répandus au fil des œuvres qui jalonnent ces territoires. Comme je l’avais énuméré dans un article récent de la revue Art et métiers du livre (2020, 338), les œuvres se répartissent selon ces catégories aussi parfaites que fluctuantes, parfois en surimpressions éphémères : livre d’artiste (1), livre de dialogue (2), correspondance avec Michel Butor (3), hommage à Rimbaud (4), série Corps-paysage vécu (5), série Éléments du paysage (6), série Paesaggio (7), série Nature des choses (8). Quelques explications pour pénétrer ce monde d’une liberté polychrome et calligraphique.

(ill. 1) Joël Leick dans son atelier parisien. La préparation d’un tirage taille douce (2016) © Ch. Comentale

par Christophe Comentale

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胡安·马努埃尔·卡德纳斯·卡斯特罗 描绘原住民生活的画家 / Juan Manuel Cárdenas Castro, peintre indigéniste.

Il est parfois opportun d’informer nos lecteurs, étudiants, chercheurs et historiens de l’art, des projets muséographiques présentés de temps à autre ailleurs et des documents spécifiques permettant leur promotion et leur diffusion.

À ce propos, l’événement biculturel Juan Manuel Cárdenas Castro a commencé au Pérou en octobre 2019 et il se poursuit actuellement par une série d’expositions itinérantes. Il se terminera en France en 2021. Le dossier de presse réalisé à l’occasion de cette première exposition à Cusco a été traduit en espagnol.

Afin que ce document soit accessible à un public plus large, nous avons choisi de le traduire en chinois (voir ci-après). Pour rappel, l’annonce de cette première exposition de Juan Manuel Cárdenas Castro au musée historique régional de Cusco a été publié le 19 septembre 2019 sous le titre Juan Manuel Cárdenas Castro, peintre indigéniste.

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À propos de « Lutev’art poles »

Exposition de 90 créations contemporaines sur poteaux urbains

par Alain Cardenas-Castro

Ville de Lodève, du 12 décembre 2019 au 30 janvier 2020. Commissariat de Jean-Christophe Mironneau et Didier Scuderoni.

Exposition des compositions originales dans la grande salle du rez-de-chaussée de l’établissement culturel et muséal Ô Marches du Palais avant leur reproduction dans l’espace urbain de la ville de Lodève.

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Marc Brunier-Mestas, graveur. Êtres hybrides et succubes : essai de typologie.

par Christophe Comentale

En marge

En marge d’un portrait à paraître en 2020 dans la revue bimestrielle Art et métiers du livre, et afin d’accompagner une journée de recherches au Musée chinois du quotidien sur les formes étranges et les êtres hybrides, quelques créations de Marc Brunier-Mestas liées à ce vaste thème sont présentées ci-après. Elles constituent le florilège d’une visite à son exposition qui a eu lieu en septembre 2019 au centre culturel du Creux de l’enfer de Thiers.


Ci-dessus, à gauche, salle d’exposition du Creux de l’enfer, à droite, dépendances.


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Art contemporain ceylanais

L’exposition des œuvres de V. P. Vasuhan a eu lieu du 1er au 27 septembre 2019 à la Galerie Impressions les mercredis de 18 à 21h et les samedis de 14 à 19h.

Compte-rendu par Alain Cardenas-Castro et Christophe Comentale

Le mois de septembre est propice aux retours des événements culturels et des expositions. La galerie Impressions inaugure cette rentrée avec un accrochage singulier intitulé « Visages de la baie du Bengale ». L’exposition propose le regard de deux peintres sur l’état du monde à travers leurs cultures respectives, l’un du Bengladesh et l’autre du Sri-Lanka, V. P. Vasuhan, qui fait l’objet de cette livraison.

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Juan Manuel Cárdenas Castro, peintre indigéniste

Museo Histórico régional – Casa del Inka Garcilaso de la Vega, Cusco, Pérou, exposition d’œuvres inédites, du 1er au 15 octobre 2019.

Annonce d’exposition

De temps à autre il est opportun de devancer un événement. Nous entendons par là d’annoncer ce qui va advenir : nous avons souhaité faire part à nos lecteurs de la tenue du 1er au 15 octobre 2019 au Musée historique régional de la ville de Cuzco de l’exposition Juan Manuel Cárdenas Castro.

Cette manifestation permettra pour la première fois de faire le point sur cet artiste qui fait l’objet d’une  thèse en cours. Nous rappelons aux lecteurs dans la partie références bibliographiques quelques articles parus et éclairant sur différents axes particuliers de sa création.

Il est très possible qu’une itinérance de l’exposition intervienne dès 2021, voire 2022 selon les possibilités des différentes institutions contactées.

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A quoi rêvent les forêts ?

Expositions des œuvres d’Anouck Durand-Gasselin

Musée Denys Puech (Rodez), du 5 octobre 2019 au 12 janvier 2020

Galerie Réplique (Rodez), du 5 au 26 octobre, les vendredis, samedis et dimanches.

Une centaine d’œuvres d’Anouck Durand-Gasselin réalisées sur alu, plexiglas ou verre, en plâtre aussi, vont tirer parti de deux des trois niveaux du musée Denys Puech, vaste hôtel particulier construit — comme l’Institut de Paléontologie Humaine — en 1911. Un lieu qui sied tout à fait aux recherches de cette plasticienne et photographe dont le parcours est à mi-chemin entre science et enchantement. Une rigueur qui, heureusement n‘enlève rien aux délires de la Nature, source de vie, de plaisir et de remises en cause. Portrait d’une néonaturaliste de l’image.

par Christophe Comentale

 

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A propos d’une photographie de Max T. Vargas et d’une chronique de Manuel Beltroy : recherches croisées pour préciser l’âge de Juan Manuel Cardenas-Castro (8)

par Alain Cardenas-Castro

Afin de lever l’ambiguïté quant à la date de naissance de Juan Manuel Cardenas-Castro pour laquelle il y a un doute concernant l‘année[1], j’ai entrepris d’analyser en détail la photographie la plus ancienne connue à ce jour dans le corpus des documents iconographiques de la famille Cárdenas (ill. 1) tout en tenant compte des informations provenant d’un article paru en 1964 dans un quotidien péruvien. En croisant ces nouvelles données avec celles antérieures, j’ai pu obtenir une date probable venant réduire les interrogations sur l’année de naissance de Juan Manuel.

(ill. 1) Maximiliano T. Vargas. Tirage argentique contrecollé sur carton brun, recto (s.d.), 11,5 x 18,5 cm, avec montage 13,5 x 20 cm (Col. A. Cardenas-C.)

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« Ce dont je me rappelle », gouaches de Frédéric Oudrix

Espace Icare, 31, bd Gambetta, Issy les Moulineaux – 01 40 93 44 50. Exposition du 5 au 27 février 2019, Vernissage le jeudi 14 à 18h30. Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 22h, le samedi de 10h à 18h.

Compte-rendu d’exposition par Alain Cardenas-Castro et Christophe Comentale

Ce dont je me rappelle

« Le temps passe. Le peintre s’adapte à l’éventuel ennui qui pourrait avoir raison de ces années de sacerdoce. Pour cela, j’ai délaissé progressivement les pinceaux au profit de la pulpe de mes doigts et de l’imprécision salvatrice de la paume de la main. Maintenant, les ciseaux sont les maîtres d’oeuvre.
Ils définissent les contours, les collages et les parties que l’on pourrait appeler « vides ». Les ciseaux conditionnent naturellement l’intégration de la peinture sur le mur et dans l’architecture. Alors, doucement la lumière du jour vient redessiner les contours. Je la remercie ». Propos (2019), Frédéric Oudrix.

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