Notes de Qiu : le Projet des Lanternes Multicolores

邱注上元灯彩计划

 

Pékin, Musée d’Art Contemporain Minsheng du 16 Mars 2018 au 5 Mai 2018

Compte-rendu d’exposition par Fanny Paldacci

Vendredi 16 Mars a eu lieu le vernissage de l’exposition Notes de Qiu : le Projet des Lanternes Multicolores au musée d’art contemporain Minsheng, à Beijing (Pékin). Ce long projet a été initié par l’artiste en 2009, avec l’étude approfondie d’un rouleau peint, daté de la fin de la dynastie des Ming, Vue de la fête des lanternes multicolores. L’auteur demeure à ce jour inconnu. Le rouleau est réalisé à une période décrite par nombres d’historiens comme le basculement entre l’époque médiévale et le début de l’ère moderne.

La rétrospective que constitue l’exposition Notes de Qiu : le Projet des Lanternes Multicolores rassemble un corpus de pièces ayant déjà fait l’objet d’expositions passées. Pour suivre le développement du projet, voir aussi (liste non exhaustive) :

  • Biennale de Venise, Venise, 2015
  • Qiu Zhijie- Chroniques du Projet du Théâtre JinLing, Musée de l’Académie des Arts de Chine, Hangzhou, 2015
  • In-Situ: Expérience Inter-Contextuelle de l’Art de l’Encre, Musée Himalayas, Shanghai, 2014
  • Biennale Chine-Italie, Centre Culturel Pékinois de la Plastic Factory #3, Beijing, 2014
  • Douzième Exposition Artistique Nationale, Musée Today Art, Beijing, 2014
  • Troisième Exposition Documentaire Artistique de Wuhan, Musée d’Art du Hubei, Wuhan, 2014
  • Contes de l’Ère Taiping, Musée d’Art Contemporain Red Brick, Beijing, 2014
  • Art Basel, Hong Kong, 2014
  • Le Grand Canal – Cinquante-cinquième Exposition Artistique Internationale, Biennale de Venise, Musée Diocésain d’Art Sacré, Venise, 2013
  • Les Forces du Marché, Galerie Osage, Hong Kong, 2013
  • Guanxi: Art Contemporain Chinois, Musée d’Art de Guangdong, Guangzhou, 2011
  • “Relations” Exposition d’Art Contemporain Chinois, Musée Today Art, Beijing, 2011
  • Biennale de Shanghai, Power Station of Art, Shanghai, 2010

LES GÈNES DE L’HISTOIRE

La peinture montre une scène de marché à Nanjing (Nankin) pendant la fête des lanternes, un évènement annuel ayant lieu lors des festivités du nouvel an. On peut y voir déambuler marchands, mendiants, nonnes et moines, conteurs, ainsi que toute une variété de personnages évoluant dans l’espace public. L’artiste initie sa recherche par le biais d ’une ré-interprétation de la scène, qu’il agrémente d’annotations variées. Il en extrait la grille de composition et les éléments principaux pour les agencer selon sa propre compréhension, tout en y plaçant des formes nouvelles.

Vue du Festival des Lanternes Multicolores, Auteur Inconnu, (détails), Peinture sur soie, papier / 200 x 26 cm

Le Projet des Lanternes Multicolores, Première Rencontre, Qui Zhijie, Encre sur papier / 140 x 70 x 21 cm

Dans l’action de peindre sa propre version du rouleau, l’artiste met en place une méthode d’annotation fluide qui participe de son analyse de l’objet initial et lui permet simultanément d’en développer une interprétation divergente. Ce que le titre de l’exposition désigne donc comme « notes » n’est autre que ce lent processus d’étude et de transformation opéré par Qiu Zhijie, rejaillissant ensuite sous forme textuelle, picturale ou sculpturale.

Vue d’ensemble, Musée d’Art Contemporain Minsheng

De cette démarche ont été extraites 136 figures dont 108 d’entre elles sont montrées au sol, en regard de 28 autres formes suspendues. Chaque figure se voit associée une gravure qui combine à la fois un texte et une illustration de sa forme finale, avant la réalisation en volume. Ces portraits illustrés constituent la seconde phase de la recherche picturale mentionnée ci-dessus : ils isolent les éléments clés de ce que Qiu Zhijie décrit comme un code génétique de l’évolution humaine, un concept extrait de l’Archéologie du Savoir de Foucault dont il s’empare pour développer sa proposition.

Vue d’ensemble, Musée d’Art Contemporain Minsheng

L’Hommage, Objet : Table en béton, fioles de verre teinté / Gravures : Encre, papier, Dimensions variables

Le Tremplin (vue de la partie « objet » du triptyque), Chaussures, PMMA, PLA / Dimensions variables

Le Trésor (vue de la partie « objet » du triptyque), Résine, bois, aluminium, papier, fibre synthétique / Dimensions variables

L’artiste cultive l’idée que l’histoire n’a de cesse de s’accomplir de manière circulaire : il observe le surgissement de rôles précis dont les modalités d’apparitions, si elles diffèrent selon les périodes historiques, répondent aux mêmes nécessités et aux mêmes fragments de scénario répétés. Ainsi, si la figure du jeune empereur va de pair avec celle du ministre puissant, l’existence même du ministre puissant implique celle du conspirateur ambitieux. Le conspirateur ambitieux, tentant sans relâche de s’emparer du pouvoir, est attaché à l’existence de l’assassin. Selon l’accomplissement de ces séquences de scénarios, les poètes et les prostituées deviendront inéluctablement compagnons d’infortune, tout comme le dictateur mourra toujours empoisonné… Cette relecture nous amène à replacer les actrices et acteurs ayant marqué l’histoire dans un jeu de rôle complexe : l’individu devient une force vive pouvant endosser l’un ou plusieurs de ces statuts. À ces rôles sont attachés nombre de fonctions, liant celle ou celui qui les endosse à une constellation d’autres rôles, s’incarnant eux-mêmes dans un ou plusieurs individus.

Vue d’ensemble, Musée d’Art Contemporain Minsheng

Ces rôles ne sont pas nécessairement sociaux et ne s’appliquent pas toujours à l’humain. Les figures montrées au sol peuvent aussi correspondre à un ensemble d’idéaux tels que la Révolution, l’Utopie, la Prophétie, ou à des constructions physiques et mentales, comme le Canal ou la Cité… Les lanternes sont quant à elles associées aux émotions éternelles que les figures au sol ont réalisées (la Nostalgie, le Regret Immédiat…).

Le Marchand  (vue de la partie « objet » du triptyque), Acier, bois de santal, chêne / Dimensions variables

La Grande Muraille  (vue de la partie « objet » du triptyque), Chêne, acier, eau / Dimensions variables

 

 

 

 

 

 

 

Le Contrôle de l’Eau, détail

Seigneur de Guerre (vue de la partie « objet » du tryptique) Fourrure synthétique, fauteuil gonflable, pompe électrique / Dimensions variables

 

 

 

 

 

 

 

LA COMMÉMORATION

«Celui qui s’appuie sur la balustrade contemple son propre reflet. Le garde-fou le protège du vertige et libère son esprit libre et solitaire, lui permettant de projeter sa vision dans le lointain, libéré de toute préoccupation physique. Son regard traverse les distances, jusqu’à se poser sur l’Histoire. L’Histoire, cette tour instable surplombant la nuit des temps… À peine florissante qu’elle est aussitôt ruine, le héros et la muse s’y changent en ossements, les palais les plus somptueux et les mausolées ne font qu’un et la mousse y est l’éternel vainqueur. La lune contemple en silence montagnes et rivières, sépultures et palaces, théâtres de regrets que lui même ne peut oublier.

Commémoration (vue de la partie «objet» du triptyque), Bambou tressé / Dimensions variables

Tous ceux qu’il chérissait et rappelle désormais à sa mémoire lui ressemblaient un peu. Finalement, il est celui qui d’entre eux s’est laissé distancer. Ils sont l’époque contre laquelle il est censé lutter. Les souvenirs enfouis, suscités par la vision de ces empires victorieux et de ces villes défaites, ne sont pas toujours teints de mélancolie, de haine ou de désolation. Il lui faudra encore écrire d’autres versions à l’histoire. Enfin, son regard revient se poser sur le balcon, se heurte à la balustrade. Les griffonnages des contemplateurs du passé la recouvrent déjà, les murs et les colonnes peintes sont noircis de leurs entrelacs. Ceux qui l’ont précédé ont déjà témoigné de la naissance et de la chute des empires passés, des malheurs endurés, jusqu’à devenir eux mêmes objets de regrets.

Commémoration (vue de la partie «objet» du triptyque), Bambou tressé / Dimensions variables

Commémoration (vue de la partie «objet» du triptyque), Bambou tressé / Dimensions variables

   

 

 

 

 

 

 

Il réalise finalement que les émotions si féroces qui l’accablent ont déjà été maintes fois ressenties. Dès lors, il devient muet.»

[Texte associé à la figure de La Commémoration, Qiu Zhijie]

LA CITÉ

« Les cités sont semblables aux hommes en cela qu’elles possèdent leurs propre gènes, leur propre destin. Prospères ou appauvries, intrépides ou délicates, indécentes… Toutes dissimulent en leur sein méfaits et corruption, toutes en portent les innombrables cicatrices. Chaque peuple engendre la luxure. L’eau, le feu et l’infiltration de forces destructrices sont, comme la famine ou la terreur, les ennemis naturels de la cité. Elle doit se protéger des outils de divertissements excessifs, le spectaculaire recelant toujours de néfastes desseins. La cité qui s’affranchit de toute mesure s’expose aux débordements et se transforme en scène de théâtre, en arène de combat ou, dans le meilleur des cas, en labyrinthe. Elle devient le foyer de terreurs, elle est rongée par la rage et empoisonnée par un entremêlement d’émotions multiples. Mais bien que la cité soit perdue, elle ne peut être éradiquée. Ce qui a déjà eu lieu se reproduira à nouveau. Les massacres se répèteront, aussi sûrement que la prospérité règnera encore. »

[Texte associé à la figure de La Cité, Qiu Zhijie]

La Cité (vue de la partie «objet» du triptyque), Béton, chêne, graines de soja / Dimensions variables

LE MARCHÉ AUX ANTIQUITES

Si le premier étage du musée accueille l’intégralité des oeuvres décrites ci-dessus, le rez-de-chaussée était dédié le soir du vernissage au « Marché aux Antiquités». Ce marché fonctionne comme une réelle brocante : dans le lieu d’exposition sont mis à disposition sept ou huit emplacements afin que quelques marchands puissent installer leurs étals et présenter leurs produits.

 

Le marché, installé le temps d’un soir, était également le théâtre d’une performance, fruit d’un travail de groupe impliquant à la fois les étudiants de l’Académie des Beaux-Arts de Beijing et la metteuse en scène et enseignante Zhang Ziqian.

La performance est divisée en cinq actes :

  • Acte 1 : Compilation de Genre d’une Pièce de Théâtre Historique
  • Acte 2 : Un Marché Soliloque
  • Acte 3 : Pengci[1]
  • Acte 4 : Rêves de Fantômes
  • Acte 5 : Les Enchères

La performance porte sur les marchés nocturnes et leurs fantômes. Elle est liée à une forme de brocante qui, en Chine, n’a lieu que de nuit : l’équipe s’empare de la croyance selon laquelle les esprits des antiquités se manifesteraient à la faveur de l’obscurité pour traiter de la question de l’objet et de sa mémoire, du prix que l’on accorde à ce qui est acheté. Se met en place un discours critique sur le marché de l’art et plus largement, sur la question de la violence du consensus de vente.

« Le public peut errer, acheter, marchander au sein de ce marché d’antiquités, tout comme il peut simplement s’en tenir à un rôle d’audience. Lors du troisième acte, un « pengci » enclenche le débat sur la question du vrai ou du faux, de ce qui est précieux ou non, la question de la rareté. La brocante est le lieu d’une confrontation entre la valeur du souvenir individuel et celle de la mémoire commune : comment vendre l’objet au prix auquel on l’estime ?

Une fois le produit mis sur le marché, il prend valeur d’antiquité. Les mémoires des objets deviennent alors fantômes. Ils déambulent au sein des étals et ne peuvent plus reposer dans l’objet lui-même. Ils hantent alors les miroirs, et attendent l’instant où la nuit est la plus noire pour aller à nouveau errer dans la brocante. Enfin, après un cycle de vente aux enchères où l’acheteur est d’avantage désigné par le destin que vainqueur d’une lutte, les miroirs partent en quête de celui qui sera leur prochain maître. »[2]

L’introduction d’un marché dans l’espace d’exposition est à la fois une manière de donner scène à cette performance, mais se rattache aussi au positionnement de l’artiste quant à l’héritage américain du White Cube, à la mise en place d’alternatives quant à la monstration des oeuvres. Lors de son discours d’introduction à l’exposition, Qiu Zhijie déclare :

« Peu importe la nature de l’objet que l’on place entre quatre murs blancs, une fois mis en lumière, nous avons la sensation qu’il nous est imposé de le considérer avec sérieux. En réalité, le public subit le système d’exposition mis en place par l’autorité du musée, au point qu’avant même d’être rentré dans l’oeuvre, il est intimidé par elle. L’effet est le même que celui des habits neufs de l’empereur[3].

Le système d’exposition proposé au musée de Minsheng nous enlève la possibilité de contempler paisiblement l’oeuvre, sans que notre regard soit sollicité par d’autres objets. Ils deviennent des arrière-plans les uns pour les autres, ils sont perméables entre eux. Ici, on a le sentiment de se trouver dans une foire de temple[4], dans un marché d’un désordre inouï. C’est dans cet esprit qu’est conçue l’installation. »[5]

 DE L’ŒUVRE DANS L’ŒUVRE

Dans la continuité de son travail curatorial pour le pavillon chinois à la biennale de Venise 2017, Qiu Zhijie développe donc un système d’exposition où la limite entre ce qui distingue l’oeuvre de l’objet est troublée. L’usage de fragments d’outils, de machines agricoles ou d’antiquités dans les installations du premier étage raisonne avec l’idée que l’expérience esthétique s’étend au delà de ce que l’on cherche à identifier comme faisant oeuvre. La dé-construction de celle-ci comme corps unifié permet à l’artiste d’aborder chaque pièce comme la composante d’un système de combinaison, au sein duquel les multiples point de vue sont autant d’agglomérats d’objets composant plusieurs perspectives sur l’histoire. Le refus de l’artiste de se positionner comme auteur souligne cette volonté de questionner la temporalité de l’homme comme des choses.

            « J’aimerais ajouter que l’exposition à laquelle vous assistez n’est pas une exposition personnelle. Comme l’indique le titre de l’évènement, «Qiu Zhijie» n’est qu’un annotateur. Ici, l’artiste majeur est celui dont je ne connais pas le nom. Celui qui, vivant à la fin de l’ère Jiajing et du début de l’ère Wanli de la dynastie des Mings, peignait les marchés, la société humaine et ses coutumes.»[6]

ART TOTAL

            «Mon savoir et mes capacités sont limitées, et la profondeur des choses me semble de plus en plus lointaine. Je ne peux que tenter d’exprimer de mon mieux ce que je comprends, c’est déjà bien difficile…»[7]

 L’exposition marque l’apogée de la notion d’art total telle que Qiu Zhijie l’a développée tout au long de ces dernière années, dans son travail d’artiste et de curateur mais aussi dans son approche pédagogique[8]. L’art total tel qu’il l’entend ne relève pas uniquement de la multiplicité des techniques engagées dans l’acte artistique ni de la volonté de nous offrir un système de re-lecture de l’Histoire : il est le fruit d’un engagement complet, d’une curiosité dévorante qui pousse l’artiste à s’investir dans un nombre incalculable d’activités, avec une fluidité déconcertante. Cette liberté d’agir et de se porter à la rencontre de tous corps de métiers est à la fois visible dans le projet exposé au musée Minsheng, mais aussi dans la diversité des parties prenantes de l’exposition et du public rassemblé le soir du vernissage.

[1] Pengci (碰瓷), un terme qui désigne l’action de se jeter délibérément sous une voiture pour demander ensuite compensation.

[2] Notes de Qiu : le Projet des Lanternes Multicolores邱注上元灯彩计划, , Mars 2018, catalogue d’exposition, Musée d’Art Contemporain Minsheng.

[3] Ici, Qiu zhijie fait référence à un conte d’Andersen dans lequel deux marchands vendent à l’empereur un habit exceptionnel que seul les esprits les plus fins du royaume pourront apprécier. Le vêtement permettrait ainsi à l’empereur de les repérer. Finalement, le vêtement n’est qu’une ruse, il n’existe pas et l’on ne peut donc pas le contempler. Personne, y compris l’empereur, n’ose avouer ne pouvoir le voir de peur de paraître sot. L’empereur défile donc devant son peuple vêtu de rien, jusqu’à ce qu’un enfant s’exclame : « le roi est nu ! ».

[4]Manifestations organisées dans les temples à l ’arrivée de la Fête du Printemps. Ponctuées de spectacles et axées sur l’accomplissement de rituels religieux, ces foires sont aussi le théâtre d’activités économiques variées.

[5]Extrait du discours de Qiu Zhijie prononcé lors du vernissage de l’exposition, le 16 Mars 2018.

[6] Ibid.

[7] 邱注上元灯彩计划,, Notes de Qiu : le Projet des Lanternes Multicolores, mars 2018, catalogue d’exposition, Musée d’art contemporain Minsheng.

[8] Qiu Zhijie est l ’un des fondateurs du département Art Total de la section Intermédia de l’Académie des Arts de Chine (Hangzhou).

Renvois bibliographiques

  • Symptômes Contemporains d’une Génétique de la Tradition : La Dernière Représentation du Grand Programme Multimédia « Notes de Qiu : le Projet des Lanternes Multicolores » 传统基因的当代表征:大型综合艺术计划“邱注上元灯彩”终篇上演 Site officiel de la CAFA (Académie Centrale des Beaux-Arts, Beijing) http://www.cafa.com.cn/c/?t=2110026, Mars 2018
  • Notes de Qiu : le Projet des Lanternes Multicolores 邱注上元灯彩计划 Publié à l’occasion de l’exposition éponyme au Musée d’Art Contemporain Minsheng, Beijing, Mars 2018
  • Qiu Zhijie : Notes de Qiu : le Projet des Lanternes Multicolores – Portraits des Rôles du Théâtre Jinping 邱志杰:邱注上元灯彩计划- 金陵剧场角色绣像 Beijing : Qiu Zhijie, Studio de gravure : XuYuan International Prints Studio, mars 2018.
  • Qiu Zhijie, Voyages sans Arrivées (Qiu Zhijie, Journeys without Arrivals) Document publié à l’occasion de l’exposition éponyme au Centre d’Art Contemporain de Genève, Genève : Les presses du réel, 2017.
  • Site officiel de l’artiste : http://www.qiuzhijie.com

Brigands, détail


Artiste plasticienne, Fanny Paldacci travaille entre Beijing et Hangzhou, et poursuit une formation doctorale en association avec le cycle de recherche du département Intermédia, à l’Académie des Beaux Art de Chine (Hangzhou). » www.fannypaldacci.com


 

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