A propos de « LACAN l’Occidenté, accidenté d’être à l’Ouest ? » de Nathalie Moshnyager

Les Editions des crépuscules & la librairie des Presses Universitaires de France vous invitent à la présentation du livre de

Nathalie Moshnyager, Lacan l’Occidenté, accidenté d’être à l’Ouest ?

Un voyage vers la Chine des temps anciens, d’où Lacan serait lacanien d’avoir fait de la théorie psychanalytique une véritable clinique de l’écriture psychique. Introduction de Jean-Jacques MOSCOVITZ

La présentation aura lieu le mercredi 1er Juin à partir de 18 h 30, 60 rue Monsieur le Prince, 75006 PARIS. Contact : jeanmichelgentizon@gmail.com

Continuer la lecture

Un salon du livre d’artiste singulier à Nevers

par Marie-Paule Peronnet

L’été est propice aux manifestations artistiques, les œuvres sont davantage sollicitées à la curiosité ordinaire. Souhaitons que ça dure. Tel doit être l’avis de Marc Vernier, commissaire général du Salon du livre d’artiste et des métiers du livre, qui a, après différents reports, pu rassembler une quarantaine de professionnels de ces domaines singuliers dans la superbe ville de Nevers.

 

Voilà deux ans que tout était prêt… Graveurs, relieurs, créateurs de livres d’artiste ou de livres-objet, peintres, illustrateurs, calligraphes, éditeurs indépendants, tous sont de retour pour montrer le dynamisme de leurs professions, multiples et complémentaires. Trente-neuf participants sont réunis sous les voûtes du Palais ducal, joyau architectural des 15e et 16e siècles.

Parmi les présents, Daniel Besace, Alain Cardenas-Castro, Dbl-j (Léonore Fandol, et pH), Odile Frachet, Pascale Simonet, Christine Verdini, Marc Vernier. Mentionnons également Marjon Mude, Marie-Sol Parant, Edith Schmid,, Patrick Van Acker, …

Daniel Besace

Alain Cardenas-Castro

Dbl-j (Léonore Fandol, et pH)

Odile Frachet

Pascale Simonet

Christine Verdini

Marc Vernier

Continuer la lecture

A propos du colloque international, « Images et représentations du Pérou en France – 1821-2021 » Musée d’Aquitaine, Bordeaux

par Alain Cardenas-Castro

Le Bicentenaire de l’indépendance du Pérou, 28 juillet 1821, voit la tenue d’un colloque international au Musée d’Aquitaine à Bordeaux. Compte-rendu des vingt-deux interventions.

A l’initiative de Madame Isabelle Tauzin-Castellanos[1], professeur de l’Université Bordeaux Montaigne et membre honoraire de l’Institut Universitaire de France, le colloque international, Images et représentations du Pérou en France – 1821-2021 a eu lieu au Musée d’Aquitaine, à Bordeaux. Le colloque s’est déroulé au cours de deux journées, le vendredi 12 et le samedi 13 novembre 2021, au cours desquelles les thématiques abordées — faisant écho aux célébrations du Bicentenaire de l’indépendance du Pérou déclarée le 28 juillet 1821 — ont exploré les deux siècles d’histoire politique et sociale, culturelle et artistique à partir d’images populaires, de peintures, de photographies, de films, de lettres, de multiples témoignages recueillis à partir des premières décennies de l’Indépendance du Pérou.

Continuer la lecture

De PArC 2022 à Younique

par Alain Cardenas-Castro

Quarante-cinq galeries au neuvième PArC. Une seule galerie française orientée Pérou et échanges Est-Ouest donne le ton d’une meilleure visibilité sur la création contemporaine qui rassemble tendances hispanisantes et pluriethniques.

La neuvième édition de PArC, Peru Arte Contemporáneo, a eu lieu du 20 au 24 avril 2022. Intégrée à l’univers Pinta — nom donné à cette plateforme englobant Pinta Miami et Baphoto pour regrouper ses événements afin de renforcer son objectif d’expansion de l’art latino-américain depuis plus de 15 ans —, Pinta PArC sera bientôt rejoint par Pinta Sud au Paraguay et Pinta Basel en Suisse. La foire d’art internationale la plus remarquable du Pérou s’est caractérisée par un programme expérimental ambitieux. Pinta PArC qui se positionne parmi les plateformes d’échange culturel les plus pertinentes du moment s’est tenue durant une semaine à la Casa Prado au cœur du quartier de Miraflores à Lima.

Continuer la lecture

Cinq artistes français : des reflets de l’art contemporain

L’importante exposition estivale du centre culturel de Chenghua est intrigante à plus d’un titre, d’une part, elle va mettre en parallèle la création taiwanaise et internationale, de l’autre, elle va mettre en présence des artistes très différents.

Pour ce qui a trait aux 5 artistes français résidant dans l’hexagone, deux femmes et trois hommes, la sélection permet d’appréhender diversité géographique, Alain Cardenas-Castro est Parisien, deux autres, Viola Corp et Marc Brunier-Mestas, vivent à Riom dans le centre de la France, deux autres enfin sont dans le sud du pays, Irène Faivre et Christian Cerisola sont proches de Montpellier.

Continuer la lecture

À l’arrache, 6e édition. Historique et développements induits

par Christophe Comentale

Depuis plusieurs décennies, les montages de grands projets institutionnels peu participatifs — un temps tolérable — ne cessent de reprendre le dessus sur toute entreprise individuelle. Parfois, a contrario de ce schéma, des mélanges plus conviviaux font leur apparition… À l’arrache est l’un de ceux-là. Pourvu qu’il continue de cette façon vertueuse et solidaire…

Sérigraphie murale de la manifestation

Continuer la lecture

Dong Baichuan, artiste et chercheur, un parcours entre peinture et ethnographie

A propos de la soutenance de thèse du 17 décembre 2021 qui confère à ce créateur le titre de docteur du Muséum national d’Histoire naturelle, spécialité anthropologie culturelle.

董百川,艺术家和研究员,绘画与民族学之间的旅程。 关于2021年12月17日的论文答辩,授予这位创作者国家自然历史博物馆博士,专业文化人类学。

par Christophe Comentale

Continuer la lecture

DERNIERE et FIN / Edwige Pluchard > Au musée chinois du quotidien

A la fin du mois de décembre 2021 aura disparu un musée d’où les souverains chinois sont évincés par la production des objets du quotidien, alors dignes d’un regard. Avec son attention à la Chine du quotidien, François Dautresme a montré qu’un objet populaire peut être beau quel que soit le matériau dans lequel il a été fabriqué.

par Alain Cardenas-Castro [1]

Résumé des épisodes de cette histoire à travers une galerie des portraits de ceux qui ont permis à ces pièces d’être conservées jusqu’en cette année 2021.

Ces pièces, Edwige Pluchard en a figé la présence avec une série d’œuvres réalisées récemment.

● Chronique d’une résurrection annoncée

François Dautresme

Comme l’a souligné Marie Laureillard dans un article récent, « François Dautresme (1925-2002) (ill.1) a très probablement hérité de son oncle Jacques Dautresme, capitaine au long cours, sa passion pour la Chine, où il entreprend dès les années 1960 — en 1963 — de collecter des milliers d’objets révélant l’ingéniosité créative du peuple chinois. Fondateur de la Compagnie française de l’Orient et de la Chine, en  homme d’affaires avisé, à la fois ethnologue et designer, il constitue au fil des ans une collection d’une dizaine de milliers d’objets fabriqués dans les matériaux les plus variés, allant des fibres textiles à la céramique, au bois et au métal (…). Dès son enfance, il est passionné par les objets et la nature », rappelle sa cousine Françoise. « Leur beauté secrète l’intéresse plus que l’abstraction et les livres. Or, les objets s’échangent. Il deviendra donc collectionneur et marchand, comme on l’était à l’époque des Routes de la soie. Mais les affaires restent l’instrument de sa passion, jamais sa vie. » Sensible à leur perfection technique, il tente de conférer une certaine cohérence à sa collection afin de mieux illustrer ce qu’il appelle « le système chinois », c’est-à-dire un réseau homogène d’objets usuels combinant les lois naturelles au génie humain. Mû par une curiosité insatiable, il recueille durant près de quarante ans ce patrimoine anonyme qu’il craignait de voir disparaître en parcourant inlassablement les campagnes, de la Mongolie intérieure aux régions méridionales, consignant soigneusement dans des cahiers qui forment un journal de bord unique la moindre acquisition ainsi que les contacts pris en amont. « J’aime me perdre. J’aime marcher. J’aime aller voir. J’aime entrer chez les gens. J’aime découvrir. », disait-il.

Ill. 1. François Dautresme parmi 5 ou 6 des 100 casiers d’exposition (ca 2000). Ces mêmes casiers ont été utilisés dans l’entrepôt de Saint-Denis comme, également,  lors de la vente Piasa.

Continuer la lecture

A propos de Failles [Sans titre], œuvre récente de Catherine Wintzenrieth

par Christophe Comentale et Alain Cardenas-Castro

Dans une vie antérieure, Catherine Wintzenrieth a dû être géologue ou stratigraphiste, à en juger par cet attrait dynamique qui la pousse à pénétrer dans un monde minéral à tout le moins secret et déroutant, tant la logique des strates produites par le temps et ses caprices saisonniers ou climatiques ont acquis ici une nouvelle dimension, celle de ce qui aurait pu se passer et passer inaperçu, si cette démiurge n’avait pas décidé de façon silencieuse et univoque, de transformer les matériaux d’une approche géologique classique en un réseau de verticales parasitées, percutées par les accidents qui se succèdent, venant à bout de duretés improbables et de vacuités qui renvoient à ces jeux de lettrés asiatiques pris entre plein et vide, ce que les Occidentaux, justement, appellent les pierres de lettré ou pierres bizarres en chinois.

Passée cette identification à un rattachement illusoire, avec, cependant, de l’aveu même de l’artiste, un besoin de concret, lié à « une formation de mosaïste et un travail autour du papier, du bois, du marbre, de l’ardoise et du métal », ces failles sont pénétrées d’une vacuité inquiétante, non pas en raison des hauteurs à pic qui ont, chacune, une ligne de crête, une existence ou apparition latérale, large ou ténue, ne prenant de véritable dimension que grâce aux jeux subtiles de cette graveuse qui dit de son approche, « mon travail est principalement de forme abstraite (…). Je me suis consacrée depuis plusieurs années à la gravure. J’ai étudié les différentes techniques de l’estampe. J’associe diverses pratiques, ce qui me permet d’affiner mes recherches autour de la matière et de la lumière. Pour certaines, les matrices se superposent à des tirages et font intégralement partie de la gravure ».

Les matériaux les plus divers, carton, papier fin, japon ou chine, voire les matrices, tous ces éléments sont quasiment sublimés pour prendre la dimension d’un relief, celui d’un canyon, d’un haut relief devenu estampage ou découvert au sein d’un monde impossible.

Comme dans une certaine esthétique, le vraisemblable se substitue au réel, au vrai, il continue de tisser l’activisme d’un récit. Temps fort, temps passé ou impossible, peu importe, le voyage dans le temps conserve tout son attrait pour les explorateurs que nous devenons durant un clin d’œil ou une visite exploratoire.

Catherine Wintzenrieth est invitée à la 20e biennale internationale de la gravure de Sarcelles qui a lieu du 27 novembre au 12 décembre 2021.

 

 

Du bon usage de l’appui à la recherche

A propos de la thèse d’Alain Cardenas-Castro,

Création artistique et données ethno-anthropologiques péruviennes. 1915-2015 : une lignée de peintres muséographes, les Cardenas-Castro.

Afin de donner davantage d’informations sur la soutenance de thèse en esthétique, sciences et technologies des arts, spécialité arts plastiques et photographie, passée et obtenue avec succès à l’université de Paris 8 Vincennes-Saint Denis d’Alain Cardenas-Castro en date du 23 novembre 2021, un florilège d’œuvres et de documents administratifs sont rassemblés du 20 novembre au 10 décembre 2021 à la bibliothèque Yvonne Oddon sise au musée de l’Homme (Paris).

par Christophe Comentale

Continuer la lecture