A propos du 64e Salon de Montrouge

par Alain Cardenas-Castro et Christophe Comentale

Du 27 avril au 22 mai 2019 ; de 12h à 19h, 7j/7
. Ouvert les jours fériés.                              Le Beffroi, place Émile Cresp, 
Montrouge.
 M 4-Mairie de Montrouge

Le parvis de la mairie de Montrouge et le beffroi où se tient le 64e Salon de Montrouge. Scènes au fil des stands. On était passés voilà un certain nombre d’années, quand le Salon investissait aussi les étages et présentait des artistes qui passaient un temps fou devant des matériaux assez traditionnels, voire peut-être assez nocifs pour l’environnement, par exemple en ôtant à la Nature des pans de sa richesse : pierre, pigment,…

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José Félix Cardenas-Castro, peintre, architecte et politique, entre exil et retour au Pérou (7)

par Alain Cardenas-Castro

[…] José Félix Cardenas Castro, appelé aussi le nouvel artiste, est quasiment un enfant, il n’a que dix-sept ans et n’a pas eu de professeur pour son art si ce n’est la Nature même, en la contemplant, il s’en est inspiré et en la reproduisant il a acquis un savoir-faire comme nous le montrent ses œuvres. […]

 Cet extrait de l’article intitulé « El Cuzco. Cuna de artistas, González Gamarra – Eguren Larrea – Mendizábal – los hermanos Cardenas Castro », présente le dessinateur, peintre et architecte José Félix Cardenas-Castro (1899-1975), de manière élogieuse, comme un artiste émergeant à révéler au public. Cet article paru dans le n° 508 de la revue péruvienne Variedades, le 24 novembre 1917, met en avant le jeune autodidacte doué des talents certains de dessinateur et de peintre comme en témoignent les quatre œuvres reproduites en accompagnement de l’article. Une première peinture à l’huile, El Tocador de Quena (ill. 1) et trois dessins, Marena, India hiladora de los halrededores del Cuzco (ill. 2) ; Pasando un vado en el río Urubamba (ill. 3) ; El Correo (ill. 4).

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D’un thème récurrent, fascinant et honni, le faune

A propos de La détresse du faune, œuvre de Nicolas Lebel alias Lebelen

par Christophe Comentale

Pour sa réouverture en juillet 2018, le musée des arts et des sciences de Lodève, ancien Muséum devenu musée de Lodève, a tablé sur un thème a priori fédérateur, celui du faune dans l’art occidental classique et moderne.

Des faunes ?

Il y en a dans toutes les collections de France, de Navarre et d’outre-monts. L’équipe scientifique du musée a pu, outre un faune gigantesque dû au sculpteur Paul Dardé qui a, par ailleurs, les honneurs d’une partie du rez de chaussée, à l’aide de prêts des musées de France, obtenir des prêts de pièces antiques, médiévales, renaissantes et contemporaines. Belles pièces de l’école italienne, des Nabis, beaucoup de faunes dus à Picasso aussi.

Choix étincelant mais pour le moins incomplet. La visibilité était excellente…

Pendant ce temps, au même moment aux Marches du Palais, le musée chinois du quotidien ouvrait également. Le complément naturel du musée des arts et des sciences de Lodève…

La détresse du faune (2018), huile sur toile, 150 x 200 cm

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Du point à la ligne est – ouest ou De la peinture au signe

9 mars 2019, INHA (Institut National d’Histoire de l’Art), Paris.

Conférence par Alain Cardenas-Castro, plasticien, chercheur et médiateur en art contemporain au Musée de l’Homme – MNHN et Christophe Comentale, conservateur en chef honoraire au Muséum, Conseiller scientifique au Musée chinois du quotidien.

Une synthèse de quelques points forts est donnée ci-dessous.

Est – Ouest, les points de vue relatifs à l’esthétique de l’Asie sinisée ou de l’Occident ne cessent d’aboutir à des comparaisons sur les approches des créateurs, de leurs sujets, des techniques utilisées pour parvenir à un seul et unique constat : devant l’œuvre, en l’occurrence, surtout l’œuvre peint dont il sera question, – mais avec quelques exemples pris à d’autres disciplines artistiques – , tout est matière ou structure, chair ou os !

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Art Paris 2019, une édition particulière ?

Salon Art Paris, compte-rendu narratif.

Du 4 au 7 avril 2019, sous la nef du Grand Palais, une 21e édition pour ce salon annuel Art Paris avec le développement d’un format dans le ton d’une foire internationale partagée sur deux thématiques : scène française d’un autre genre  et Étoiles du Sud avec exploration de l’art de l’Amérique du Sud.

par Alain Cardenas-Castro et Christophe Comentale

Cette année, une foire d’art contemporain qui conforte et cultive une identité particulière depuis plus d’une vingtaine d’années, approche qui met régulièrement en avant de nouvelles découvertes. L’accent est mis sur les scènes européennes envisagées de l’après-guerre à nos jours en proposant un tour d’horizon au fil d’une création internationale avec focus sur l’Asie, l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Amérique latine.

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Portrait reconstitué. CHENG Fu-Lung, la tentation de l’Occident

par Christophe Comentale et Alain Cardenas-Castro

Comme de nombreux créateurs, notamment asiatiques, Chinois ou Taiwanais, après avoir effectué son service militaire obligatoire et une fois son diplôme de l’Académie nationale des arts en poche, section peinture, Cheng Fu-Lung [ZHENG Fulong郑富隆] grâce à l’aide de la famille décide de découvrir la France vers la fin des années 80..

Cheng Fu-Lung, La chambre (1985), Huile sur toile, 130 x 196 cm.

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« Figurations ± 68 – Le monde visuel de la French Theory » de Sarah Wilson

Nous apprenons que notre consoeur Sarah Wilson sera à l’honneur à l’occasion de la traduction française récente de son ouvrage,

Figurations ± 68 – Le monde visuel de la French Theory.

Le Centre national des arts plastiques et la Bibliothèque Kandinsky du Musée national d’art moderne/CCI, Centre Pompidou invitent à la présentation de l’ouvrage en dialogue avec Fabrice Flahutez, maître de conférences en histoire de l’art, Université Paris Ouest – Nanterre.

 

Jeudi 14 mars, à partir de 18h30Bibliothèque Kandinsky, Centre Pompidou, Niveau 3 Entrée libre sur réservation.

Notule de février

A propos d’une œuvre d’Anne Mandorla, Porte en Chine (2018)

par Christophe Comentale

« Homme craintif, tenant rentes et cens

Des Muses, crois, si jamais tu descends

Au val de peur, qui hors d’espoir te boute,

Mal t’en ira : pour ce à moi te consens

En déchassant crainte, souci et doute ».

(Clément Marot, Bon espoir, envoi de la ballade)

(ill. 1) Anne Mandorla, Porte en Chine (2018), Assemblage-collage de gravures sur cuivre et sur bois, 6,4 x 10,3 cm. (coll. particulière)

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« L’art est un jeu »

Exposition rétrospective des œuvres de YUAN Chin-taa, Musée Louis Vouland, Avignon, du 21 février au 9 juin 2019.

par Christophe Comentale (*) et Didier Scuderoni (**), coordination éditoriale, Alain Cardenas-Castro.

La 2e itinérance des œuvres de Yuan Chin-taa en France commence en cette année 2019 par le musée Vouland (Avignon) avant de se poursuivre au musée des arts asiatiques de Nice, puis au centre culturel de Saint Pierre de Montmartre où elle s’achèvera en juillet prochain.

La chambre chinoise du musée et une oeuvre de Yuan Chin-taa

Yuan Chin-taa (né en 1949 à Taiwan) n’est pas un inconnu du public français, en effet une première présentation de ses œuvres a eu lieu en 2017 en France au musée chinois du quotidien (Lodève), au musée Marcel Sahut (Volvic), cet artiste taiwanais avait aussi été l’invité d’honneur du Salon Pages à Paris.

(*) commissaire scientifique, (**) scénographe, directeur des expositions au musée chinois du quotidien, Lodève.

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« Ce dont je me rappelle », gouaches de Frédéric Oudrix

Espace Icare, 31, bd Gambetta, Issy les Moulineaux – 01 40 93 44 50. Exposition du 5 au 27 février 2019, Vernissage le jeudi 14 à 18h30. Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 22h, le samedi de 10h à 18h.

Compte-rendu d’exposition par Alain Cardenas-Castro et Christophe Comentale

Ce dont je me rappelle

« Le temps passe. Le peintre s’adapte à l’éventuel ennui qui pourrait avoir raison de ces années de sacerdoce. Pour cela, j’ai délaissé progressivement les pinceaux au profit de la pulpe de mes doigts et de l’imprécision salvatrice de la paume de la main. Maintenant, les ciseaux sont les maîtres d’oeuvre.
Ils définissent les contours, les collages et les parties que l’on pourrait appeler « vides ». Les ciseaux conditionnent naturellement l’intégration de la peinture sur le mur et dans l’architecture. Alors, doucement la lumière du jour vient redessiner les contours. Je la remercie ». Propos (2019), Frédéric Oudrix.

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