Portrait reconstitué. CHENG Fu-Lung, la tentation de l’Occident

par Christophe Comentale et Alain Cardenas-Castro

Comme de nombreux créateurs, notamment asiatiques, Chinois ou Taiwanais, après avoir effectué son service militaire obligatoire et une fois son diplôme de l’Académie nationale des arts en poche, section peinture, Cheng Fu-Lung [ZHENG Fulong郑富隆] grâce à l’aide de la famille décide de découvrir la France vers la fin des années 80..

Cheng Fu-Lung, La chambre (1985), Huile sur toile, 130 x 196 cm.

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Hou Junming, poésie du désir, thérapie de la repentance ?

Le colloque d’Arras, « Transferts culturels : de la poétique artistique »

文化转场:论艺术诗学

 Quelques éléments à propos de ma communication Hou Junming, poésie du désir, thérapie de la repentance ? ou du bon cheminement de la science de l’interprétation des signes, de leur valeur symbolique ou des rapports harmonieux texte-image au fil des œuvres de HOU Junming

par Christophe Comentale

Le colloque : « Transferts culturels : de la poétique artistique » 文化转场:论艺术诗学qui s’est tenu du 8 au 9 mars 2019 à l’institut Confucius d’Arras, co-organisé par l’Université d’Artois, l’Université normale supérieure de Pékin [法国阿尔多瓦大学与中国北京师范大学共同组办] a été sous la houlette de plusieurs enseignants aux profils tant d’historien de l’art que de plasticien : Jin Siyan, Centre de recherche Textes et Cultures, Institut Confucius de l’Artois, Université d’Artois, Chang Ming Peng, Université de Lille, IRHiS, Ye Xin, Université de Paris 8, ce qui a permis une importante pluridisciplinarité des contenus.

J’ai souhaité, en marge des sujets académiques plus classiques, mettre en avant les expérimentations d’un plasticien dont les filiations avec d’autres de ses confrères me semblent aussi originales que fortes.

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A propos de cartes de vœux uniques d’Alain Cardenas-Castro

par Christophe Comentale

Lors d’un séminaire relatif à l’expression des vœux à l’Est et à l’Ouest, séminaire qui s’est déroulé courant 2018 au Musée chinois du quotidien de Lodève, j’ai souhaité présenter quelques oeuvres collectionnées au fil du temps, un ensemble de quatre pièces, des cartes de vœux, réalisées par Alain Cardenas-Castro. Cette démarche fait, par ailleurs, suite à une publication sur le sujet.

Coutumier des œuvres fixes mais aussi mobiles, Alain Cardenas-Castro exécute en marge de son œuvre monumental des pièces qui sollicitent le jeu et l’exploitation d’un moment privilégié.

Alain Cardenas-Castro, Carte de voeux 2018, Acrylique, feutre, linogravure, fil de relieur sur pages d’édition xylographique, 18 x 13,5 cm pour chacune des quatre feuilles qui constituent cette œuvre.

Le support de l’œuvre, des feuilles prises à un cahier, provient d’un stock de papiers de rebut que Françoise Dautresme a mis à disposition de ce plasticien. Il s’agissait, à l’origine, d’une reliure à ficelle comme cela se voit aux huit piqures qui ont permis de passer le fil de reliure. Alain Cardenas-Castro a ignoré cet aspect des choses puisqu’il a, après avoir ôté la ficelle qui retenait l’ensemble des pages, à nouveau, relié au fil rouge ces quatre éléments pour créer cette forme dépliante et pliable, comme une affiche qui peut se transformer en livre. Repliée, l’affiche redevient une séquence de pages consultables et lisibles de façon plus coutumière comme pour toute consultation de livre.

Par ailleurs, la relative transparence du matériau permet cette présence du livre. Sur les plages rouges du document chinois, dont trois caractères indiquent qu’il s’agit d’une officine de médecine par les simples, le Jishengtang济生堂。Cette officine est fondée à la fin de la dynastie des Qing par un nommé Wang, médecin, herboriste.

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« Figurations ± 68 – Le monde visuel de la French Theory » de Sarah Wilson

Nous apprenons que notre consoeur Sarah Wilson sera à l’honneur à l’occasion de la traduction française récente de son ouvrage,

Figurations ± 68 – Le monde visuel de la French Theory.

Le Centre national des arts plastiques et la Bibliothèque Kandinsky du Musée national d’art moderne/CCI, Centre Pompidou invitent à la présentation de l’ouvrage en dialogue avec Fabrice Flahutez, maître de conférences en histoire de l’art, Université Paris Ouest – Nanterre.

 

Jeudi 14 mars, à partir de 18h30Bibliothèque Kandinsky, Centre Pompidou, Niveau 3 Entrée libre sur réservation.

« Arte e Identidad »

La pratique des plasticiens n’empêche nullement ces derniers d’être, parallèlement à leur création, des chercheurs désireux de réfléchir sur des points divers de la théorie de l’art. C’est ce qu’a fait avec ce court exposé le professeur Maristany.

Pour la commodité du lecteur, le texte original en version espagnol sera traduit et adapté en français. (A.C.C.)

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Notule de février

A propos d’une œuvre d’Anne Mandorla, Porte en Chine (2018)

par Christophe Comentale

« Homme craintif, tenant rentes et cens

Des Muses, crois, si jamais tu descends

Au val de peur, qui hors d’espoir te boute,

Mal t’en ira : pour ce à moi te consens

En déchassant crainte, souci et doute ».

(Clément Marot, Bon espoir, envoi de la ballade)

(ill. 1) Anne Mandorla, Porte en Chine (2018), Assemblage-collage de gravures sur cuivre et sur bois, 6,4 x 10,3 cm. (coll. particulière)

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« L’art est un jeu »

Exposition rétrospective des œuvres de YUAN Chin-taa, Musée Louis Vouland, Avignon, du 21 février au 9 juin 2019.

par Christophe Comentale (*) et Didier Scuderoni (**), coordination éditoriale, Alain Cardenas-Castro.

La 2e itinérance des œuvres de Yuan Chin-taa en France commence en cette année 2019 par le musée Vouland (Avignon) avant de se poursuivre au musée des arts asiatiques de Nice, puis au centre culturel de Saint Pierre de Montmartre où elle s’achèvera en juillet prochain.

La chambre chinoise du musée et une oeuvre de Yuan Chin-taa

Yuan Chin-taa (né en 1949 à Taiwan) n’est pas un inconnu du public français, en effet une première présentation de ses œuvres a eu lieu en 2017 en France au musée chinois du quotidien (Lodève), au musée Marcel Sahut (Volvic), cet artiste taiwanais avait aussi été l’invité d’honneur du Salon Pages à Paris.

(*) commissaire scientifique, (**) scénographe, directeur des expositions au musée chinois du quotidien, Lodève.

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Graver l’univers dans un pouce carré. Deux mots sur les cachets chinois

par Laurent Long

Le sceau reste indispensable pour tout acte officiel en Extrême-Orient : chèque, contrat… où il remplace notre signature. Mais, contrairement à nos tampons en caoutchouc purement utilitaires, le cachet est, en Chine, un élément à part entière de la culture savante.

Depuis les environs du Ve siècle av. J.C., le sceau authentifie et rend exécutoires les actes de l’Administration; il évoque la perfection des institutions et la gloire des généraux du passé.

Les lettrés, se devant de cultiver les arts par excellence que sont en Chine la calligraphie et la peinture, vont s’intéresser aux sceaux. Pourquoi? Parce qu’ils concilient deux de leurs passions : la belle écriture et les antiquités. Quoi, mieux que le sceau, gravé de caractères archaïques, pouvait réunir ces deux aspirations?

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« Ce dont je me rappelle », gouaches de Frédéric Oudrix

Espace Icare, 31, bd Gambetta, Issy les Moulineaux – 01 40 93 44 50. Exposition du 5 au 27 février 2019, Vernissage le jeudi 14 à 18h30. Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 22h, le samedi de 10h à 18h.

Compte-rendu d’exposition par Alain Cardenas-Castro et Christophe Comentale

Ce dont je me rappelle

« Le temps passe. Le peintre s’adapte à l’éventuel ennui qui pourrait avoir raison de ces années de sacerdoce. Pour cela, j’ai délaissé progressivement les pinceaux au profit de la pulpe de mes doigts et de l’imprécision salvatrice de la paume de la main. Maintenant, les ciseaux sont les maîtres d’oeuvre.
Ils définissent les contours, les collages et les parties que l’on pourrait appeler « vides ». Les ciseaux conditionnent naturellement l’intégration de la peinture sur le mur et dans l’architecture. Alors, doucement la lumière du jour vient redessiner les contours. Je la remercie ». Propos (2019), Frédéric Oudrix.

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Notule sur « Javelots », une œuvre sur panneau de Francis Coffinet

« Mon cheminement de plasticien vient faire écho au poème. Une poursuite du poème par le signe et par la forme ». Francis Coffinet, Propos épars, 2019. 

par Christophe Comentale et Frédéric Harranger

Francis Coffinet (1956, Bar-sur-Seine), est poète, plasticien et acteur français. « Le travail plastique est toujours pour [lui], en quelque sorte, une poursuite du poème par le signe et par la forme » …

Du modèle à la forme

Pour une fois, trop étreindre semble possible, surtout quand l’on sait l’omniprésence du corps entre vie et mort, corps toujours sublimé au fil d’une sensualité à dessein occultée, accidentelle. Ce créateur pluriel semble éternellement en recherche sur le regard d’autrui, sur la multiplicité des sources auxquelles il puise ses images. Art brut, pratiques rituelles et personnelles, matériaux divers autant que matières ponctuellement reprises, travaillées, magnifiées afin de devenir des icônes de l’intimité dont la lecture se fait psalmodie, monologue de pulsions d’une sensualité réfrénée, gommée parfois au fil de certaines poésies ou en focale sur d’autres.

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