Des images entre renouveau et tradition : les estampes japonaises de la collection Wessels

Compte-rendu par Christophe Comentale et Alain Cardenas-Castro

Outre des collections de gravures occidentales riches, la Fondation Custodia[1] présente au fil de somptueuses expositions patrimoniales des ensembles de gravures d’autres aires culturelles, notamment des gravures américaines. Année du Japon oblige[2], les événements relatifs à ce pays et à ses aspects les plus variés se succèdent, comme ce florilège de quelque 200 gravures[3] dues à une cinquantaine d’artistes et couvrant les années 1900 à 1960. Un créneau chronologique original, qui intrigue. Il s’agit d’un florilège de la collection rassemblée par Elise Wessels depuis 25 ans et actuellement au Musée de l’estampe japonaise (Nihon no hanga) à Amsterdam.

Exposition Vagues de renouveau, à la Fondation Custodia – Collection Frits Lugt, du 6 octobre 2018 au 6 janvier 2019, 121 rue de Lille, Paris 7e. tlj sauf le lundi, 12h-18h.

Le créneau chronologique proposé a un peu de quoi surprendre — agréablement —, il quitte le créneau traditionnellement lié à l’âge d’or de la gravure sur bois japonaise et à ses polychromies et rendus techniques qui savent allier minutie ou vastes effets de pochades restitués avec un effet de surprise renouvelé. Une partie de ces œuvres a été réalisée durant l’ère Meiji – politique éclairée – (1868-1912), ère impériale durant laquelle le Japon décide une ouverture du pays sur l’extérieur.


Ci-dessus (ill. 4), Koizumi Kishio, Le temple Sengaku-ji sous la neige


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Claudio Mariani et le mutisme des symboles

par Christophe Comentale

J’ai, durant les années 80 – 90 du XXe siècle, développé un certain nombre de collaborations avec des artistes, notamment en rédigeant pour eux des parties liminaires à leur catalogue, préface, article de fond, postface et toutes variantes textuelles possibles qui contribuent à familiariser l’approche d’un créateur au public.

Cela a été le cas pour l’œuvre de Claudio Mariani (1942-1998), artiste italien francophone et francophile, humaniste et très versé dans une approche qui donne tout son poids à la civilisation de la Rome antique, au courant des hermétistes italiens,…

Une version partielle du catalogue de son exposition de 1990 est devenue le seul document d’accompagnement disponible sur cet artiste discret.

Sa fille, Silvia Mariani, a jugé nécessaire, pour la connaissance de l’œuvre de son père, de créer un site qu’elle gère en y montrant des œuvres.

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