杜泽林博物馆 收藏家、摄影家、中国器物商人杜泽林(François Dautresme)收藏。

Le Musée chinois du quotidien

Le fonds François Dautresme, collectionneur, photographe et marchand du quotidien chinois.

柯孟德(Christophe Comentale) 撰文

开幕仪式:2018 年 7 月 11日 19 时,罗代夫 OMDP 文化中心 (centre culturel OMDP de Lodève) 开放时间:周二至周日,上午10点至下午1点,下午4点至晚上8点。 联系电话:+33 4.67.88.03.31

“我们想不出一个中国人会做出什么丑陋的东西。对中国人来说,一个美的东西必定是 制作精良的,而一个制作精良的东西必定是有用的,有用才是美的,而美也必定是有 用的。经济思维决定了这一姿态。工匠遵从材料的特质,材料也会给出唯一的答案。 创造力与重复使用的价值并重。在中国,所有东西都联系在一起,相互对立的事物也 会得到很好的安置。我们看到,一个朝向恰当的房子和庭院代表着整个世界,三种相 反的视角可以共存于一幅农民画中,所有的材料都有存在的权利,书面语言是一门服 务于事物真实性的艺术,它的文字是作为一个物体被创造出来的。” 杜泽林的堂妹(Françoise Dautresme),《中国之旅(Le voyage en Chine)》,巴黎:FD,1976。

Continuer la lecture

Le quotidien de la Chine

LE QUOTIDIEN D’UN VISIONNAIRE…FRANCOIS DAUTRESME.

par Jean Levantal

François Dautresme en Mongolie intérieure avec WU Xiaolan (fin des années 1990) © Archives Françoise Dautresme

– Massif, pudique, modeste et plutôt secret, François Dautresme avait une innocence jésuite, malicieuse, cousue de fil blanc, qui le mettait en osmose parfaite avec la foule des Chinois qu’il aimait passionnément. L’œil de ce grand collectionneur s’allumait au seul spectacle de la beauté, celle-ci se réfugiant, dans la Chine contemporaine, dans les seuls objets du passé ou de la campagne. Alors, face à une trouvaille, François Dautresme, le descendant d’une longue lignée de grands serviteurs de l’Etat français mais aussi de paysans et de tisserands normands connus sur les rives de Criquebeuf-sur-Seine pendant plus de dix générations, s’accroupissait comme un paysan chinois, mettait le monde entre parenthèses et, face au propriétaire, il rusait, prêt à tout, sans la moindre précipitation. « Je venais de loin, et je m’intéressais à ce qui n’intéressait qu’eux (les paysans), les objets de leur vie quotidienne, de leur travail et de leurs traditions » soulignait-il. C’est ainsi qu’en trente-cinq ans, « Lao DU / Monsieur DOU », comme l’appelaient ses amis de Pékin ou de Canton, a amassé une collection de 50.000 objets et photographies, la mémoire de la Chine de MAO et de ses prédécesseurs.

Continuer la lecture

Le cheval en Chine

Propos introductifs

par Alain Cardenas-Castro

Comme c’est l’habitude depuis quelques années, la semaine asiatique se tient à Paris du 7 au 17 juin 2018.

Elle concerne, outre les salles de ventes et les musées Guimet et Cernuschi, dotés de fonds chinois, 20 prestigieuses galeries situées dans les 6e et 7e arrondissements de la capitale, dont la galerie Eric Pouillot. Pour la circonstance, son directeur met à l’honneur un florilège de pièces présentées ci-après. Ce texte est complété par une évocation historique du cheval.

Le thème est heureusement choisi, d’une part, il confère pouvoir et prestige au possesseur de ces montures au fil de l’Histoire, de l’autre, cet ongulé est l’un des douze signes propitiatoires du zodiaque chinois – il faudra attendre 2026 pour célébrer son année. Il n’en reste pas moins que toutes les années sont une bonne opportunité d’honorer ce conquérant autrefois adulé par les empereurs.

En écho à la présence de ces pièces d’exception, une sélection de quelques œuvres du peintre Wang Nong (1926 – 2006), élève de Xu Beihong. Comme son maître, Wang Nong a aussi aimé Paris où il a exposé voilà plusieurs décennies.

●  Du cheval de céramique : quelques jalons

par Eric Pouillot

Le cheval est un acteur essentiel de l’histoire de la Chine et l’art chinois a su générer de magnifiques représentations de l’animal. C’est à la fois à l’histoire militaire et à l’histoire sociale qu’il se réfère.

Sous la dynastie des Shang (1700-1200 avant J.C.), on le trouve attelé par deux ou quatre au moyen de joug de garrot pour tracter des chars de combat.


(pièce Han)


Continuer la lecture